La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, « se réserve » le droit d’en appeler à la « contrainte » là où ne serait pas mis sur pied sur base volontaire une charte concernant le retrait des confiseries en caisse et les publicités alimentaires dans les programmes pour enfants.
S’exprimant sur RTL, la ministre a dit vouloir mettre en place un certain nombre de mesures qui relèvent bien sûr de l’éducation diététique, qui passe par l’école, mais aussi limiter la publicité à des heures ciblées dans les programmes enfantins et supprimer les confiseries et produits similaires aux alentours des caisses des hypermarchés. « J’ai privilégié dans un premier temps une démarche volontaire. C’est-à-dire que j’ai appelé au tour de la table de négociation et de discussion, les industriels, les associations de consommateurs, les responsables des hypermarchés et également bien sûr les annonceurs, ceux qui ont besoin de cela pour financer un certain nombre de programmes », a-t-elle dit en rappelant avoir « invité un certain nombre de ces acteurs qui ont refusé de s’asseoir à la table de négociation pour l’instant, à le faire parce qu’ils ont tout intérêt à bâtir de manière volontaire une charte qui aura de la substance ».
« Si nous n’arrivons pas sur ce sujet en responsabilité vis-à-vis de nos enfants à mener une véritable politique, je serai amenée à prendre des mesures coercitives », a-t-elle ajouté. Le collectif « Obésité: protégeons nos enfants » a dénoncé, le 18 mars, le « boycottage » par la grande distribution et les industriels des deux premières réunions à ce sujet.