La Défenseure des droits Claire Hédon a dénoncé des « manquements déontologiques » de la part des gendarmes notamment des « tirs tendus » et des propos « orduriers », lors de la manifestation contre les mégabassines du 25 mars 2023 à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), dans une décision rendue publique le 8 juillet. Elle a indiqué saisir le ministère de l’Intérieur pour demander des sanctions disciplinaires à l’encontre des gendarmes identifiés dans son enquête, dont des gradés. Mme Hédon, qui a quitté l’institution, estime que « les circonstances étaient réunies pour justifier un emploi de la force », à cause de l’interdiction de la manifestation et de violences commises par plusieurs groupes de manifestants. Mais « au regard de la quantité et de la gravité des blessures constatées » et « du nombre d’armes utilisées dans un laps de temps très court », elle « considère que les autorités ont adopté une logique de confrontation ayant conduit à un lourd bilan humain, tant parmi les manifestants que parmi les gendarmes ». « Tout ce que les autorités se sont évertuées à nier, minimiser, justifier, apparaît désormais comme une évidence : les violences policières à Ste-Soline ont été massives et injustifiables », a réagi Bassines Non Merci, l’un des collectifs à l’origine de la manifestation interdite. La Défenseurs relève, en outre, des « carences » dans l’enquête administrative menée par l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), déclenchée en novembre 2025 après la diffusion par Libération et Mediapart d’images issues de caméras piétons de gendarmes. « À ce stade, le ministère de l’Intérieur ne fera pas de commentaire et rappelle que des enquêtes judiciaires sont toujours en cours », a indiqué la Place Beauveau à l’AFP.
Les autorités auraient adopté « une logique de confrontation »
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