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Développement Saveurs et Vie en quête de croissance externe

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Le spécialiste de la livraison de plateau-repas à domicile veut élargir son champ d’action à l’ensemble du territoire. Cette expansion passera par des opérations de croissance externe en priorité dans les grandes villes.

Créée en 2001, la société Saveurs et Vie est pionnière dans la livraison de plateau-repas à domicile. L’objectif de Paul Tronchon, son fondateur, vise à réussir les sorties d’hôpital. " Nous sommes très impliqués dans l’alimentation des personnes fragiles, mais avec un produit plaisir et non pas un produit technique. La plupart de nos clients ne veulent pas entrer dans des repas médicalisés. Nous développons des produits qui répondent à la prévention de la dénutrition sur l’ensemble des pathologies ".

Après s’être développée en propre, la société s’est ensuite appuyée sur son partenaire Sodexo, qui lui notamment permis d’accéder aux marchés publics. Le groupe de restauration collective qui a détenu jusqu’à 51 % du capital à partir de 2009 est totalement sorti en 2012. Depuis cette date, Paul Tronchon a repris la majorité dans l’entreprise, aux côtés du financier Isatis Capital, qui détient 35 % des parts.

Avec une activité essentiellement concentrée sur l’Ile-de-France, Saveurs et Vie, qui compte 160 salariés, a réalisé un chiffre d’affaires de 12,6 millions d’euros en 2016. Elle vise 15 millions de ventes cette année. "Nous affichons une croissance de 20 % du chiffre d’affaires depuis cinq ans et comptons continuer sur ce rythme", souligne le dirigeant. La société dégage entre 3 et 5 % de résultat net chaque année et n’a pas d’endettement.

Fabriqués chez des traiteurs, les produits sont conçus et assemblés par les équipes de la société, lui permettant ainsi une bonne maîtrise des coûts, puis livrés en caissons réfrigérés. Présente en BtoB et BtoC, l’entreprise, leader en Ile-de-France, livre 3 600 repas par jour. Paul Tronchon veut aller plus loin. "Notre objectif à cinq ans est de mailler l’ensemble du territoire, notamment les grandes villes, avec une marque nationale solide en procédant à des acquisitions", explique ce dernier. Accompagnés par Bpifrance dans le cadre d’une mission de screening, "nous avons identifié cinq cibles potentielles" avec lesquelles des discussions sont en cours. Intervenant sur un marché particulièrement atomisé, ces entreprises affichent un chiffre d’affaires compris entre 500 000 € et 2 millions d’euros. "Nous ne nous interdisons pas un développement en franchise. Nous pensons que c’est un modèle intéressant, mais ça n’est pas notre logique d’entreprise de départ, explique encore Paul Tronchon. L’important pour nous est de maîtriser le capital, tout en finançant les développements qui seront majoritairement en propre".