En Nouvelle-Aquitaine, les présidents régionaux de la Coordination rurale et de l’association des chambres d’agriculture dominées par le syndicat demandent, dans un communiqué de presse le 28 août, le « maintien intégral » des aides perçues au titre des MAEC Système « pour les exploitants ayant dû adapter leurs pratiques en raison de la sécheresse ou des incendies et dont la situation exceptionnelle aura été reconnue ». Dans le détail, les élus regrettent que les agriculteurs doivent déposer une demande de reconnaissance de cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles auprès de leur DDT (préfecture) pour continuer à bénéficier des MAEC. Ils citent le cas d’exploitants ayant dû récolter en ensilage des parcelles initialement déclarées en maïs grain, ou ayant acheté des aliments complémentaires. « Cette procédure est incompréhensible et inadmissible », estime la CR, qui demande « une réponse collective, rapide et de bon sens à une situation exceptionnelle », plutôt que des procédures individuelles à l’issue « incertaine ». La CR mentionne également le cas de MAEC localisées, en butte aux conséquences des incendies : « Les passages de déchaumeurs nécessaires aux opérations de lutte contre le feu ont entraîné la destruction partielle des couverts en place » et placent des agriculteurs « dans l’impossibilité de respecter certains engagements contractuels ».
Au mois de mai, la ministre de l’Agriculture a annoncé que 40 millions d’euros seront fléchés vers les Maec dans les zones intermédiaires, issu de l’enveloppe de reliquats d’aides à la bio non consommées pour 2025, 2026 et 2027, estimée à 100 M€/an.
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MR