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Sécheresse : les coopératives voient après le plan Casi

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La Coopération agricole demande un rendez-vous avec la ministre de l’Agriculture après la présentation du plan Casi, qui visera surtout les exploitants. Elle veut un soutien public face aux pertes importantes dans les usines.

À l’occasion d’une conférence de presse le 1er septembre, le nouveau président de la Coopération agricole (LCA) Jean-Luc Duval a présenté les demandes de son réseau face à la sécheresse, prenant acte du fait que le plan Casi (sécheresse) qui sera présenté le 3 septembre par la ministre de l’Agriculture sera axé vers les exploitations agricoles. Toutefois, M. Duval « souhaite un contact rapide avec la ministre pour faire les comptes sur l’industrie agroalimentaire ». Et d’ajouter : « L’urgence répare, mais il faut nous protéger sur le long terme, par l’investissement ».

La directrice générale de LCA, Florence Pradier, a fait état de « baisses d’approvisionnement de 20 à 90 % », selon les coopératives, de « pertes de chiffre d’affaires très variables qui vont de quelques millions d’euros à quelques centaines de millions d’euros » et de « pertes en résultats de quelques millions d’euros à quelques dizaines de millions d’euros ». Pour faire face aux conséquences, les coopératives demandent de « sécuriser les moyens de production », « d’éviter les ruptures de liquidités » chez les producteurs, en « sécurisant les trésoreries, pour éviter les fermetures et assurer la production de l’an prochain ». Enfin, LCA réclame une réouverture des négociations commerciales pour les coopératives qui le demandent.

Élection présidentielle en vue

Jean-Luc Duval a aussi présenté les demandes du réseau pour l’élection présidentielle. « Si vous voulez refaire de la France une puissance agricole, nous serons partenaires, a déclaré l’agriculteur normand. Si vous voulez en faire un grand parc naturel, on va avoir des problèmes. » LCA a présenté trois priorités. La première est intitulée : « sécuriser les moyens de production », ce qui inclut la « relocalisation des intrants stratégiques », les questions de gestion de l’eau (« stockage raisonné, REUT, adaptation »), la « modernisation des outils industriels ». La seconde priorité est d'« améliorer la compétitivité », en baissant « les impôts de production », en révisant le droit de la concurrence, et en préserver des « prix connectés aux marchés ».

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Jean-Luc Duval a redit son opposition au principe des tunnels de prix tels qu’adoptés dans la loi d’urgence cet été. La troisième et dernière priorité est d'« adapter et transformer les filières ». Pour ce faire, le réseau veut de l’aide pour « renforcer les fonds propres des coopératives », créer un « fonds mutualisé de transition et de gestion des risques agricoles », du soutien pour « accompagner la diversification des revenus agricoles », et pouvoir « flécher une partie de l’épargne des Français vers l’agriculture ».

MR

« Il faut nous protéger sur le long terme, par l’investissement »