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Le chiffre d’affaires consolidé (non audité) du Groupe Duc pour le premier semestre s’est élevé à 90,19, millions d’euros, stable par rapport à la même période en 2011 (+ 0,06%) et en léger retrait par rapport au semestre précédent (- 0,4%). Le second trimestre 2012 avec des ventes de 44,85 millions accuse une baisse de 3,55 % par rapport au trimestre équivalent de l’année précédente (à 46,5 millions d’euros) mais en hausse de 3,93 % par rapport au trimestre précédent (à 43,63 millions d’euros). Cette constance de l’activité, pour les six premiers mois, est conforme à la consommation de volaille et de produits élaborés des ménages français de janvier à juillet 2012 qui a évolué de 0,9%, justifie Duc, citant des statistiques de Kantar Worldpanel. Dans ce contexte, les volumes commercialisés par le groupe en GMS suivent la tendance à +1,2%. Le recul des ventes en RHF (-14,4%) conduit à un léger recul de 1,6% des volumes commercialisés par le groupe. Sur le semestre, l’activité poulet a représenté 58,47 % des ventes, la dinde 21,25 % et les produits élaborés 12,85% et les 7,43% restants représentent l’activité de prestations et des produits dérivés. Le léger recul de l’activité enregistré au cours du 2e trimestre s’explique, selon le communiqué du groupe, d’une part par la baisse des prix par rapport à la même période de 2011 (soit un recul de 2,2 %) et d’autre part, par une chute des volumes commercialisés en Restauration Hors Foyer (RHF), conformément à la stratégie du groupe sur ce secteur.
Des hausses de prix inévitables
Pour le second semestre, le volailler estime que « la flambée du prix des matières premières devra impérativement être répercutée sur les prix de vente des produits commercialisés par le groupe ». Il s’estime cependant confiant quant à l’atteinte de son objectif de profitabilité dès la fin de l’année, « compte tenu du recentrage de ses activités sur les marchés du frais ». À cet égard, il est partie prenante de la reprise d’actifs suite à la liquidation judiciaire de la société Doux Frais qui serait complémentaire de son activité. Le tribunal de commerce de Quimper devait statuer le 5 septembre sur l’offre qu’il a déposée, aux côtés de Glon Sanders, pour le couvoir de poussins d’Amilly (Loiret) et l’abattoir de poulets à Boynes (Loiret). Une plus large coopération entre les deux partenaires n’est pas exclue pour l’avenir. Outre le recentrage sur le frais, Duc souhaite poursuivre sa diversification vers le bio et les produits sans OGM, une stratégie qui s’avère payante sur le plan financier. Par ailleurs, l’activité dédiée à la production et la commercialisation de poulets de qualité supérieure en Bulgarie (DRB) a enregistré une baisse de son chiffre d’affaires « en phase avec la stratégie adoptée face aux difficultés du marché local ». Cependant, ces efforts devraient se traduire positivement sur la rentabilité de cette activité, espère Duc.