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Conseil Sopexa doit devenir une agence presque comme les autres

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Amorcée en 2007 quand l’Etat est sorti de son capital, la mue de Sopexa continue. Forte d’une nouvelle organisation et d’une nouvelle identité visuelle, l’agence, qui se positionne davantage comme une agence conseil en communication et marketing comme les autres, souhaite élargir son activité à de nouveaux secteurs de l’agroalimentaire mais aussi au tourisme et aux loisirs. Et si elle souhaite voir reconduite la délégation de service public qui lui a été confiée après 2012, elle ne se prépare pas moins à s’en passer...

La délégation de service public (DSP) compte beaucoup pour Sopexa : avec 15 millions d’euros sur 75,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, la DSP pèse pas moins de 20 % de l’activité de l’agence. Or cette manne n’est programmée que jusqu’en 2012 et sa reconduction dans un contexte de montée en puissance d’Ubifrance est loin d’être assurée. Comme si cela ne suffisait pas, l’année 2009 a été difficile pour Sopexa, qui a accusé un recul de 8 % de son chiffre d’affaires, à 73,5 millions d’euros. Très concurrencés sur le marché intérieur, certains acteurs ont pu considérer l’export comme secondaire, avance Cécile Bassot, directrice générale, pour expliquer le recul de l’activité.
C’est dans ce climat incertain que Jean-Michel Lemétayer, le président de Sopexa, et Cécile Bassot ont présenté les nouvelles orientations stratégiques de l’agence. Son nouveau logo, dans le droit fil de celui d’une agence de publicité, en dit long sur le positionnement d’une agence conseil en communication et marketing qui voudrait devenir presque comme les autres.

S’adresser aussi au tourisme et aux loisirs
Première nouveauté, l’agence veut diversifier son portefeuille d’activités et sortir du simple cadre de l’agroalimentaire. En adoptant un positionnement intitulé « food, wine and lifestyle connections », Sopexa souhaite non seulement se développer sur des secteurs de l’agroalimentaire où elle était peu présente – épicerie fine, biscuiterie, chocolaterie et confiserie ne pèsent que 10 % de l’activité – mais aussi s’adresser aux secteurs du tourisme, des loisirs et de l’art de vivre. A la base de cette stratégie, la conviction qu’un territoire doit être promu comme une expérience originale associant des produits, un art de vivre et une culture.

La France mais aussi l’Europe
Deuxième innovation, la volonté de s’adresser encore davantage à des clients européens, comme les interprofessions étrangères, notamment dans le cadre d’appel d’offres pour promouvoir des produits issus de différents pays européens. Et si l’agence ne vante pas encore les vins sud-américains, elle n’en étudie pas moins des appels d’offre comme celui de la promotion de la Catalogne…

Une nouvelle organisation
Troisième ligne de changement, l’organisation. L’offre de services est structurée avec d’une part le conseil sur mesure et d’autre part, Access Export, une offre packagée d’accompagnement à l’export. Une organisation sectorielle voit par ailleurs le jour autour de trois grands secteurs : vins et spiritueux, produits carnés / laitiers / fruits et légumes, autres filières agroalimentaires et secteurs liés à l’art de vivre et au tourisme. Une attention particulière sera également apportée aux Régions et à l’Europe, avec une équipe dédiée. Enfin, l’équipe transversale « Digital Factory » doit renforcer l’expertise de Sopexa sur les nouveaux médias.