Après s’être lourdement endetté pour acquérir l’italien Bertolli, l’espagnol SOS Cuetara (plus de 1 milliard d’euros de CA) se trouve aujourd’hui pris dans un engrenage financier complexe. Au cœur de ce « piège » se trouve Condor Plus, un holding détenu par les frères Salazar, respectivement président et vice-président de l’entreprise … jusqu’à ce qu’ils soient démis brutalement de leur fonction le 30 avril dernier. Escomptant l’entrée au capital de SOS Cuetara d’un fonds souverain du Moyen-Orient, les deux dirigeants avaient acquis 6% des titres SOS Cuetara et gagé un prêt sur 26,8 % du capital de la société. Les autres actionnaires, notamment Caja Madrid, doivent décider que faire aujourd’hui de ces actions, les annuler ou les vendre aux actionnaires actuels par exemple. Mais pour certains analystes, les actionnaires, essentiellement des banques ou des caisses d’épargne espagnoles, touchés par la crise immobilière préféreront peut-être céder de nouveaux actifs. En effet, ces établissements financiers ont pris part, pour nombre d’entre eux, à un prêt syndiqué de 994 millions d’euros destiné à financer l’achat de Bertolli.
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