Jean-Pierre Lacarrière, directeur général de la maison Rémy Martin-Cointreau, a été élu président du Bureau interprofessionnel du cognac (BNIC), lors de la récente assemblée générale. Il succède à Bernard Guionnet, viticulteur et leader historique de la Fédération des syndicats viticoles de crus (FSVC). La nomination d’un négociant à la présidence constitue une première. La tâche qui attend Jean Claude Laccarière est importante : refonte de l’appellation, accès aux marchés mondiaux plus équitables, développement d’une communication élargie. Il devra également donner une nouvelle impulsion à cette interprofession un peu vieillissante. Son prédécesseur va chapeauter l’ensemble du monde syndical cognaçais et s’est donné moins d’un an pour y ramener la paix, dans un contexte déchiré par les rivalités des trois syndicats concurrents. Jean-Pierre Lacarrière est en place pour cinq ans, à la tête de 7 200 viticulteurs et 250 négociants. Il sera assisté par la centaine de salariés du Bureau, organisme paritaire privé sous tutelle des ministères des Finances et de l’Agriculture, avec un budget de fonctionnement de 10,4 millions d’euros.