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Suisse : Emmi annonce des résultats solides pour 2018

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Emmi a annoncé le 28 février avoir réalisé en 2018 un chiffre d’affaires en hausse de 2,8 % à 3,45 Mrd CHF (3,04 Mrd€). La croissance organique s'inscrit à 2,3 % soit dans le haut de la fourchette des prévisions visées de 1,5 % à 3,0 % et correspond à "sa plus robuste croissance organique depuis 2014", précise le groupe. L'Ebit affiche quant à lui une croissance de 5,3 % à 217 M CHF (191,2 M€), soit une marge de 6,3 % (contre 6,1 % en 2017) et le bénéfice net de 44,4 % à 233,3 M CHF (205,56 M€) après prise en compte du gain net de 57,8 M CHF issu de la vente de la participation de 22 % détenue dans l’entreprise américaine Icelandic Milk and Skyr Corporation et sa marque Siggi’s à Lactalis qui en avait pris la majorité. Corrigé des effets exceptionnels, le résultat net grimpe de 8,6% à 175 M CHF. Emmi prévoit de proposer à l'assemblée générale le versement d'un dividende de 9 CHF (contre 7 CHF + 3 CHF de dividende extraordinaire correspondant à la cession de Siggi’s versés un an plus tôt).

Des performances annuelles obtenues dans un environnement difficile, "c’est pourquoi Emmi peut être fière de son évolution solide et de sa grande stabilité " a souligné Urs Riedener, le CEO du groupe. Pour 2019, dans un contexte toujours difficile au niveau mondial, mais aussi en Suisse, Emmi compte sur le succès de ses marques dans sa division Europe "bien que les répercussions du Brexit sur l’ensemble de l’Europe soient imprévisibles à l’heure actuelle", précise-t-il.  Et dans la division Americas, Emmi s’attend "à une croissance en nette hausse en Tunisie (lait, produits frais), aux Etats-Unis (fromages, spécialités au lait de chèvre) et au Chili (lait, produits frais)" tout en sachant que les effets devises "resteront cependant une question importante".

Pour 2019, le groupe prévoit "une croissance organique du chiffre d’affaires dans la fourchette des prévisions à moyen terme de 2 % à 3 % et un EBIT plus élevé". A noter qu'Emmi a revu légèrement à la hausse ses prévisions à moyen terme concernant la marge bénéficiaire nette dans une fourchette de 4,7 % à 5,2% (contre 5,1 % en 2018 et 4,8% en 2017).