Une sorte de Frankenstein organisationnel. La gouvernance en matière de surveillance sanitaire change progressivement de face, à la suite du désengagement de l'Etat en la matière. De là à la rendre plus claire, la marche est haute. Si bien que pour intégrer les nouvelles instances qui se mettent en place, la lutte est rude : faute de réelle visibilité, il s'agit de se tenir à tous les échelons. Ainsi, à l'issue de deux ans de discussion et des Etats généraux du sanitaire, le CNOPSAV (Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale) a été installé en décembre. Les CROPSAV, ses équivalents régions qui seront placés sous la présidence des préfets de région, devraient, eux, devenir opérationnels en juin. Viendront ensuite les ASR (Associations sanitaires régionales). Et c'est à ces deux derniers niveaux qu'en ce moment les arbitrages ont lieu, a indiqué le 27 mars, Joël Limouzin, lors du congrès de la FNSEA, à Troyes. « Notre objectif est d'être présents à la fois dans les ASR et les CROPSAV ». Mais les pouvoirs publics seraient plus enclins à confier les rênes de ces instances à des acteurs spécialisés en prestation sanitaire comme les GDS (groupement de défense sanitaire) dédiés à la viande ou encore les GDON (groupements de défense contre les organismes nuisibles), au végétal. Plus compliqué encore, l'échelon en dessous : les OVS (organisations à vocation sanitaire) animal et végétal. « Nous souhaitons en plus faire des sections par production ». L'enjeu de l'organisation est à la mesure de sa complexité : en cas de problèmes sanitaires, la responsabilité ne relèvera plus de l'Etat, mais des professionnels eux-mêmes au sein de ces instances. Le vice-président de la centrale agricole a invité toutes les FRSEA à se tenir vigilantes sur le sujet.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence : ce qu’il faut retenir
Depuis sa version initiale jusqu’à la commission mixte paritaire (CMP), l’examen du projet de loi d’urgence a donné lieu à…
L’aval a reconstitué ses marges en 2024 et 2025
Le rapport 2026 que vient de publier l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) atteste de marges en hausse à l’aval…
Loi d’urgence : accord fragile trouvé en CMP
La droite et le Rassemblement national ont proposé un texte de compromis, qui revient sur de nombreuses dispositions des…