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Relations industriels-distributeurs … tandis que l’Ilec dénonce l’augmentation des marges de la distribution

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L’évolution des prix et des marges arrière est parallèle « mais ce qui revient à l’industriel, le prix “net-net-net” est stable depuis trois ans : le distributeur augmente sa marge et nous pas», a déclaré Dominique de Gramont, délégué général de l’Ilec. Mais sur le fond, celui-ci a surtout souhaité que ce système « devenu fou » soit amené à « changer, mais pas trop ». Le ministre des Finances Nicolas Sarkozy, qui s’est dit déterminé à faire baisser les prix dans la distribution, quitte à réformer la loi Galland sur la revente à perte, ne doit pas provoquer « un grand soir», une « baisse brutale des prix » très risquée, a-t-il jugé. « Car cela risque de déclencher une spirale déflationniste, comme en Hollande ou en Allemagne, avec une baisse des prix sans que le consommateur n’augmente les volumes achetés, donc une baisse de la consommation en valeur. D’autre part, cela ferait baisser les cours de distributeurs et de la grande consommation, donc l’ensemble du CAC 40 », a-t-il averti. « On peut obliger les distributeurs, sans changer le seuil de revente à perte, à recommencer à gérer des marges». L’Ilec et la FCD s’accordent en tout cas sur un point : ce ne sont pas leurs prix qui expliquent l’atonie de la consommation. Pour preuve, tous deux citent le cas des Pays-Bas où la guerre des prix déclenchée entre distributeurs par les déboires du groupe Ahold n’a pas provoqué de bond de la consommation en valeur, bien que les prix aient brutalement chuté.