Lors de ses visites, Nicolas Sarkozy a cité deux pistes qui l’« intéressent » : « Carrefour me demande de nouvelles surfaces et se dit prêt à davantage de contrats avec les producteurs », a-t-il expliqué. Si ces nouveaux mètres carrés « sont réservés aux produits des PME et des agriculteurs, ce serait une proposition intéressante, une question à débattre », a-t-il noté. « Et Leclerc me demande davantage de flexibilité [dans ses négociations avec les industriels de grandes marques] et se dit prêt à s’engager à baisser les prix », a-t-il ajouté. Ces deux pistes « m’intéressent », a-t-il déclaré. Pour autant, une modification de la loi Galland devant le Parlement ne semble pas envisagée, même si, comme l’a indiqué le président de Carrefour, Daniel Bernard, des « détails techniques à changer » sont à l’étude. Si ces détails techniques allaient jusqu’à redéfinir le seuil de revente à perte, cela modifierait considérablement les négociations commerciales en France et relancerait la concurrence sur les prix, en atténuant les rigidités qui ont fait enfler ces remises contournées que sont les marges arrière. De son côté, le président des Centres Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a espéré ce « retour à un cadre plus concurrentiel » et la possibilité de négocier les tarifs des grandes marques. Devant Nicolas Sarkozy, Michel-Edouard Leclerc s’est engagé en ce cas à baisser « dès cet été » de 5 % en moyenne les prix des produits de grandes marques. Mais les ristournes type coupons et bons de réduction seraient alors modifiées puisqu’elles seraient « transformées en baisses des prix».
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