Des chercheurs allemands (Institut Leibniz) et israéliens (université hébraïque de Jérusalem, institut Volcani) ont découvert un mécanisme génétique chez la tomate qui coordonne le développement des fleurs et la formation des fruits. Cette découverte pourrait mener à la création de variétés permettant de prolonger la culture des tomates durant les mois les plus froids et d’accroître la fiabilité des récoltes hivernales. L’équipe s’est concentrée sur la réponse de la plante à l’auxine, une hormone qui régule la croissance et la reproduction. Grâce à la technologie CRISPR, ils ont modifié des gènes spécifiques afin d’étudier leur influence sur le développement floral et la formation des fruits. « Ces plants ont commencé à fructifier plus tôt dans toutes les conditions testées », expliquent les chercheurs. « Ils ont pu produire des fruits malgré le froid hivernal, contrairement aux autres plants. » Lors d’essais en serre, ils auraient produit dix-huit fois plus de fruits que les plants normaux en début de saison. À la récolte, ils auraient donné six fois plus de tomates mûres et un poids total de fruits mûrs dix fois supérieur. D’autres travaux vont étudier l’influence de ces modifications sur la taille, la saveur et la qualité globale des fruits, ainsi que le potentiel commercial de ces variétés.
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