Les négociations se tendent autour de la survie de Pescanova entre le conseil d'administration de l'entreprise et les banques. La feuille de route prévoyait de remettre sur pied la maison mère, puis de s'attaquer aux 10 filiales qui constituent le groupe, avec leur dette cumulée de 800 M€. C'est notamment sur le sort de ces dix filiales que les propositions divergent, provoquant l'échec des discussions entamées en début de semaine. Toutefois, les actionnaires et les créanciers devaient continuer de se réunir pour trouver un accord global qui permettrait d'avancer sereinement devant la justice, le 23 mars. Selon la presse espagnole, la clé du dossier tient surtout dans la composition du prochain actionnariat de la nouvelle société Pescanova. Les banques doivent injecter 150 M€ dans l'entreprise, 25 M€ au capital et 125 M€ en apurement de dette pour au final détenir 51 % du capital. Dans le même temps les actionnaires historiques verraient leur influence ramenée à 5 %. À leur grand dam.
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