Le fait se vérifie, les Français se restreignent et les volumes consommés sont sûrement en recul pour un budget lui-même contraint dans la mesure où les prix ont à peine amorcé leur décrue. Le 3è baromètre de l’alimentation présenté au CNA montre que la donne a changé au profit des MDD et des premiers prix et du hard discount. Et au détriment des marques nationales et de la fréquentation des enseignes traditionnelles. Un désintérêt relatif se fait jour aussi pour les impératifs santé et qualité au point que le CNA a décidé de lancer avec l’Observatoire de la qualité des aliments (OQALI) une étude sur l’impact nutritionnel de tels choix par les consommateurs. Sur ces sujets et sur tous les autres qui intéressent les entreprises, le ministère de l’Agriculture se prépare, de son côté, à aller à la rencontre des industries alimentaires dans les régions en janvier et février : Michel Barnier a surpris en annonçant ainsi des « Assises de l’agroalimentaire » tous azimuts qui doivent aboutir en mars. Pour l’heure, c’est sur les dossiers qui relèvent de la DGAL, en tout cas, que les actualités se précipitent depuis les suites de la crise de la mélanine jusqu’aux problèmes à répétition des filières porcine et bovine en Irlande. Pas de quoi émouvoir les populations, mais nombre de barrières se lèvent quand même aux frontières, sans compter de nouveaux obstacles psychologiques qui pourraient ralentir les ventes dans les rayons. Ce n’était vraiment pas le moment.