Divers facteurs de hausse se conjuguent qui ont amené, selon l’Organisation internationale du sucre, un quasi-triplement des cours du sucre depuis deux ans : problèmes météorologiques, hausse de l’énergie et même réforme du régime européen qui tend à réduire la production.
Le quasi-triplement des cours du sucre depuis deux ans s’explique, selon un rapport de l’Organisation internationale du sucre (ISO), par les problèmes météorologiques qui ont freiné la production au Brésil et en Thaïlande.
Le prix du sucre a atteint son plus haut niveau depuis 24 ans à New York début février, à 19,70 cents la livre, en hausse de 30% depuis le début de l’année, tandis qu’à Londres, il a touché son meilleur niveau depuis 16 ans, à 457,50 dollars la tonne.
Notant des changements importants sur le marché depuis un an, l’ISO identifie six facteurs de hausse des cours, en particulier l’incapacité de gros exportateurs comme le Brésil et la Thaïlande à continuer d’accroître leur production à un rythme aussi élevé qu’au début des années 2000, en raison de problèmes météorologiques.
L’ISO note aussi l’épuisement des stocks de sucre découlant de trois années consécutives de consommation supérieure à la production dans plusieurs marchés clefs (Chine, Russie, Indonésie). L’ISO envisage un déficit de l’offre mondiale de l’ordre de 1,5 à 2 millions de tonnes en 2005/06.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
L’organisation relève la forte appréciation du real brésilien depuis 18 mois, qui a accru les coûts de production et de transport exprimés en dollars américains. Le Brésil est de loin le premier producteur et exportateur mondial de sucre.
Elle souligne l’envolée des prix du pétrole et de l’éthanol en 2005, qui a encouragé la production de ce biocarburant (notamment fabriqué avec de la canne à sucre) au détriment de celle de sucre, et l’intérêt accru des fonds d’investissement pour les matières premières en vue de diversifier leurs avoirs, qui se traduit par une poussée des prix dans l’ensemble du secteur.
Enfin, l’ISO cite la réforme du régime sucrier de l’Union européenne, applicable en juillet 2006, qui a pour objectifs de diminuer la production de l’UE, excédentaire, et de supprimer à terme les subventions aux exportations.