Trente à quarante mesures agro-écologiques seront intégrées dans les cahiers des charges des signes officiels de qualité tels les AOC, les IGP « au premier trimestre 2017 », a indiqué le 14 décembre Jean-Luc Dairien, directeur de l’INAO. L’établissement a ainsi répondu à la commande de Stéphane Le Foll adressée lors de ses vœux à l’institut début 2016. Un peu plus d’un an s’écoulera entre la commande du ministre et l’application des mesures par les ODG, parce que les comités nationaux des professionnels (par filières : fromages, vins, viandes, volailles) pilotés par l’INAO seront renouvelés début 2017. Les ODG qui sont davantage prêtes à intégrer ces mesures sont celles des fromages, avec notamment des ratios d’herbages comme aliments du bétail et la limitation du recours au maïs-ensilage. La viticulture est moins avancée de ce point de vue, a précisé Jean-Luc Dairien. Néanmoins, la viticulture a de l’avance dans son engagement dans la démarche de Haute valeur environnementale (HVE), une démarche au stade de l’exploitation, « tout à fait compatible » avec les mesures agro-écologiques. Les mesures agro-écologiques viticoles actuellement les plus avancées concernent les bandes enherbées entre les rangs de vigne. Les 30 à 40 mesures seront présentées au ministre de l’Agriculture début janvier s’il vient à l’INAO présenter ses vœux. Jean-Luc Dairien a rappelé que l’esprit dans lequel sont conçues ces mesures est de « faire avancer » les gens et non pas de les contraindre à coup de règlements ».
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