La campagne 2025-2026 de la truffe française a été marquée par une offre globalement déficitaire et une forte hétérogénéité qualitative, selon une note du Réseau national des marchés (FranceAgriMer). Les volumes sont inférieurs aux standards saisonniers, avec un recul marqué en janvier (-65 % par rapport à la moyenne quinquennale). La douceur automnale a retardé la maturité. Puis des épisodes de gel en janvier et des précipitations soutenues en février ont perturbé la récolte. Des écarts significatifs de valorisation sont observés entre lots aboutis et truffes insuffisamment mûres, particulièrement en début de campagne. Les cours ont suivi une évolution saisonnière classique avec une hausse marquée à l’approche des fêtes de fin d’année, période de forte demande. Après ce pic, les prix se replient en janvier sous l’effet d’une offre plus présente, avant de se stabiliser en fin de campagne sur des niveaux globalement proches. « La segmentation du marché, la pression concurrentielle ibérique, plus abondante et souvent plus compétitive, et une demande constamment prudente pèsent durablement sur les échanges, conduisant à une fin de campagne atone et à l’impossibilité d’établir des cotations lors des dernières séances », note le RNM.
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