La finalisation de la procédure visant à instaurer des mesures commerciales autonomes en faveur de l’Arménie est imminente. Après le Conseil de l’UE le 2 septembre, c’était au tour de la plénière du Parlement européen, le 15 septembre à Strasbourg, de valider à une très large majorité (par 583 voix contre 49 et 39 abstentions) la proposition de la Commission européenne, sans y apporter de modification. Le texte doit à présent être signé par les présidents des deux institutions européennes avant d’être publié au Journal officiel. Il entrera ensuite en vigueur le lendemain et restera applicable pendant deux ans.
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Dans le détail, ce dispositif prendra la forme d’une suspension des droits de douane ad valorem du système de préférences généralisées plus (SPG +), permettant ainsi de libéraliser environ 80 % des exportations arméniennes vers le Vieux Continent. Au niveau agroalimentaire, les mesures concernent 99 % des exportations arméniennes de fruits, légumes et plantes frais vers la Russie, ainsi que plus de 91 % des boissons et spiritueux. Des contingents d’importation en franchise de droits seront mis en place pour huit produits agricoles, dont le raisin, les abricots, les cerises, les pêches et les concombres. Plusieurs produits sensibles ont été exclus comme les amidons modifiés, le rhum ou encore le maïs. Enfin, des garanties sont prévues en cas d’augmentation des importations perturbe gravement le marché de l’UE.
D’une manière générale, l’objectif de ces mesures est de permettre à Erevan de faire face aux restrictions commerciales imposées par la Russie depuis le mois de mai. « L’Arménie ne peut être prise en otage par les pressions économiques russes », a ainsi affirmé dans un communiqué le Polonais Bogdan Zdröwski (PPE, droite), rapporteur du Parlement européen sur ce dossier. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, l’Europe ouvre de nouvelles perspectives à l’Arménie. »