Dans un communiqué du 9 juin, le Space, le Sommet de l’élevage et le Salon international de l’agriculture annoncent qu’ils « s’accordent sur un certificat sanitaire commun ». Leurs organisateurs réaffirment « leur volonté d’avoir des animaux dans leurs prochaines éditions », alors que les maladies animales ont récemment perturbé ces évènements. « Le but est de ne pas effrayer les éleveurs en évitant de multiplier les obstacles pour amener leurs animaux », résume Laurent Griffon, directeur de Races de France (organismes de sélection), partie prenante de cette démarche annoncée fin avril. Par exemple, pour la fièvre catarrhale ovine (FCO), « on n’exigera pas des éleveurs de vacciner leurs animaux contre les sérotypes endémiques (FCO-3 et 8) pour participer aux salons, mais on les incite à le faire dans leur élevage », illustre-t-il.
Dans le détail, le certificat sera un « document qui recense les conditions pour venir à un évènement », dont certaines parties seront « remplies par l’éleveur » et d’autres « par le vétérinaire sanitaire, voire les GDS ou l’administration ». Cette base sera commune, et « il pourra y avoir des différences dans les détails pour chaque salon », notamment en fonction de la situation sanitaire. Cette trame était en cours de finalisation le 9 juin, au lendemain d’une réunion entre la ministre de l’Agriculture et les présidents de salon.
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Le Space, le Sommet et le Sia invitent « les organisateurs de l’ensemble des autres salons et concours » à rejoindre la démarche. Du côté de Races de France, « tous nos organismes de sélection seront amenés à utiliser le certificat sanitaire commun pour leurs concours », affirme Laurent Griffon. Dans leur communiqué, les salons agricoles revendiquent d’être « une chance économique pour la France », en termes de retombées ou de ventes de génétique par les éleveurs.
YG