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Un logo Lait de France sans les industriels privés

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Les éleveurs, les coopératives et les distributeurs ont décidé de passer outre le blocage au sein du Cniel pour lancer leur propre logo garantissant des produits laitiers confectionnés à partir de lait français. Les industriels privés tenaient à ce que les produits soient négociés en France.

Les producteurs, les coopératives et les distributeurs ont décidé le 2 septembre de lancer un logo Lait de France. « La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), La Coopération laitière et la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) annoncent le lancement d’un logo "Lait de France" destiné à identifier sur les emballages les produits laitiers élaborés à partir de lait collecté et transformé en France », annoncent-ils dans un communiqué.

Ce dossier était initialement discuté au niveau interprofessionnel, mais les échanges au sein du Cniel n’ont pas abouti assez rapidement. Le principal point de blocage était l’obligation, demandée par la Fnil, représentant le collège des transformateurs, que les produits vendus en GMS françaises soient achetés via une centrale d’achat basée en France et non pas à l’étranger.

La FCD voulait, quant à elle, s’en tenir au cahier des charges de l’Apaf, l’organisme portant l’ensemble des logos garantissant l’origine française, et qui ne comprend pas d’obligation concernant la manière de négocier entre transformateurs et distributeurs. Une position partagée par la coopération et la distribution. Face à l’impossibilité d’arriver à un accord, les trois organisations ont décidé de passer outre et de se lancer sans les industriels privés.

Créer une association pour porter le logo

Elles prévoient de créer une structure juridique, comme une association, qui porterait le logo et obtiendrait l’aval de l’Apaf. « Nous espérons pouvoir aboutir à un logo d’ici la fin de l’année, ce qui permettrait de le voir apparaître sur les produits début 2027 », prévoit Yohann Barbe, président de la FNPL.

Du côté de la Fnil, François-Xavier Huard, son p.-d.g., fait remarquer que « 99 % de produits laitiers vendus en GMS sont déjà issus de lait français », que les labels sont déjà très nombreux sur les produits laitiers et que de nombreux produits portent déjà un logo propre indiquant que leur lait est français. La Fnil déplore aussi un affaiblissement du dialogue interprofessionnel.

Tout en regrettant ce blocage au sein du Cniel, les trois organisations FNPL, Coopération et FCD assurent que « la démarche sera néanmoins ouverte à tous les transformateurs qui souhaiteraient s’engager. » Il se pourrait donc que des industriels décident d’adopter le logo à titre individuel.

Un affaiblissement du dialogue interprofessionnel, selon la Fnil