Aux confins de la Bourgogne et de la Champagne, le onzième parc national français, d’une surface de 250 000 hectares, va voir le jour : consacré aux forêts de feuillus de plaine, sa création a été officialisée le 7 novembre par la parution d’un décret au Journal officiel, marquant l’aboutissement d’une gestation de dix ans. « Ce territoire est à la fois très représentatif de la campagne et de la forêt françaises » et il est exceptionnel car « 80 % des arbres étaient déjà là à la Révolution », résume Hervé Parmentier, directeur du Groupement d’intérêt public (GIP) chargé de mettre en place le parc. Évoqué dès 2007 au Grenelle de l’environnement, le projet est lancé en 2009 par François Fillon, alors Premier ministre. « Les agriculteurs ont eu l’impression de ne pas avoir été écoutés », lance Thierry Ronot, éleveur laitier à Lucey et représentant local de la FNSEA. Il souligne notamment que certaines exploitations possédant des terres en « cœur de parc », zone davantage réglementée de plus de 56 000 hectares, subiront des contraintes supplémentaires sans compensation financière. « Aujourd’hui le parc va se faire ; on va essayer de travailler avec ».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Loi d’urgence : ce qu’il faut retenir
Depuis sa version initiale jusqu’à la commission mixte paritaire (CMP), l’examen du projet de loi d’urgence a donné lieu à…
L’aval a reconstitué ses marges en 2024 et 2025
Le rapport 2026 que vient de publier l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) atteste de marges en hausse à l’aval…
Loi d’urgence : accord fragile trouvé en CMP
La droite et le Rassemblement national ont proposé un texte de compromis, qui revient sur de nombreuses dispositions des…