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Une députée LREM veut dupliquer le label Bas-carbone sur l’emploi et la biodiversité

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Dans un rapport sur la « souveraineté alimentaire » paru fin octobre, la députée LREM Sandrine Le Feur propose, parmi 35 recommandations, de créer, « sur le modèle du label Bas-carbone », des démarches de compensation volontaire dédiées à la biodiversité et à l’emploi. Par ce mécanisme, des entreprises volontaires financeraient les efforts des agriculteurs sur l’emploi et la biodiversité selon une méthodologie préalablement validée par les pouvoirs publics, comme c’est le cas aujourd’hui pour les émissions de gaz à effet de serre avec le label Bas Carbone. « Cela offrirait un cadre de vérification des pratiques intensives en main-d’œuvre et vertueuses pour la biodiversité, qui permettrait aux exploitations de demain d’être rémunérées sur les services rendus », explique la députée interrogée par Agra Presse. Concrètement, « quand Air France supprime des emplois dans le Finistère, on peut imaginer qu’elle finance localement la création d’emplois dans le secteur agricole », illustre Sandrine Le Feur, pour le volet emploi ; il s’agirait de financer des projets de diversification (ex. transformation à la ferme) ou plus largement tout projet d’intensification de l’emploi à l’hectare. Côté biodiversité, la députée cite des projets de replantation de haies, qui pourraient concerner des agriculteurs en bio comme en conventionnel.

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Parmi les propositions mises en avant par la députée revient aussi un projet qu’elle porte de longue date : une « sécurité sociale de l’alimentation ». En créant une nouvelle branche de la sécurité sociale dédiée à l’alimentation, Sandrine Le Feur souhaite que certains produits vertueux puissent être remboursés à leurs acheteurs. Les discussions avec Bercy n’ont jusqu’ici pas été fructueuses, confie la députée, qui souhaiterait que cette proposition, et l’ensemble de ses 35 recommandations, soient reprises par les candidats lors durant la campagne à la présidentielle.

Faire subventionner des projets de diversification aux industriels qui suppriment de l’emploi