Abonné
Autre revendication de Gilles Eric Séralini et Corinne Lepage, la nécessité de rendre publics les résultats des études évaluées en vue de l’autorisation de mise sur le marché. Une préoccupation qui semble tout à fait légitime à Pierre Barret. « Ces données sont reçues par les agences réglementaires et tenues secrètes parce qu’elles sont considérées comme des données industrielles. A mon sens, ce n’est pas normal », explique-t-il. Si, en droit, les données brutes doivent effectivement être communiquées à ceux qui en font la demande – « seule la séquence génétique est couverte par cette confidentialité », nous indique Katia Merten Lentz – en pratique, les choses s’avèrent souvent longues et compliquées avec des procédures en justice. Rendre publiques les données brutes des études faciliterait amplement les contre-expertises et permettrait sans doute d’améliorer la confiance.
En attendant, l’Anses a recommandé que soient menées des études de long terme sur la consommation d’OGM. « Il faudra une expertise collective large, estime Pierre Barret. Sur ces sujets, on prend toujours le risque de se faire attaquer au motif que l’on est à la solde d’untel ou d’untel. Seule une expertise collective permettra de lever ses doutes. Il faudra l’accord de Gilles-Eric Séralini sur le procole pour ne pas prêter le flan à la critique. »
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Suivi
Suivre