« Depuis le début, tout le monde se demande ce que la Caisse nationale est allée faire dans cette galère », répète-t-on dans la mouvance des Caisses d’épargne, dans la mesure où la CNCE n’a pas vocation à prendre une participation en direct dans une PME familiale.
La prise de participation de l’Ecureuil dans Lanson International (ex-Marne et Champagne) a été plutôt mal vue des milieux professionnels champenois qui pouvaient convoiter l’entreprise et qui ont estimé que la banque avait surpayé son entrée minoritaire dans Lanson International. Elle s’est faite aussi dans des « conditions baroques et peu claires », a indiqué à l’AFP une source proche du réseau. Tout a commencé par la volonté de la caisse régionale de Champagne-Ardenne de développer ses activités auprès des prestigieuses maisons de champagne. Faute d’assise financière suffisante, elle s’est tournée vers la Caisse nationale dont l’investissement a paru d’abord
« incongru » et « disproportionné » ; puis la surprise est venue pour son conseil de surveillance de découvrir que Guy Cotret, membre du directoire de la CNCE et ancien président de la caisse régionale Champagne-Ardenne, était également administrateur de Marne et Champagne avant l’opération, mais ne l’avait pas dit. Mis devant le fait accompli, le conseil de surveillance de la CNCE n’aurait pu que donner son feu vert a posteriori.