Les 192 Etats membres de l’Organisation mondiale de la Santé sont réunis jusqu’au 22 mai à Genève. Au menu, entre autres : des discussions et peut-être un vote sur la stratégie globale pour une meilleure alimentation. Le sujet, s’il est activement soutenu par l’Union européenne, rencontre l’opposition de nombreux pays. Pas moins de 66 contributions pour amender la dernière version de la recommandation ont été déposées ces derniers mois ! Et pourtant, avant les discussions de cette semaine, personne ne s’attendait à un vote sans nouveaux amendements. Selon un participant aux débats, le lobbying très actif des industries du sucre relayé par les grands pays producteurs comme le Brésil, bloque la résolution. Dans sa dernière mouture, la stratégie fixe pour objectif aux gouvernements de pousser les populations à limiter la consommation de graisses saturées, d’acides gras-trans mais en revanche d’augmenter la consommation de fruits et légumes et généralement de tous les produits qui limitent la prise de sel ou de sucre. Elle les incite à ne soutenir plus que des programmes de promotion des produits agricoles en accord avec le plan nutritionnel et à mettre en place une politique fiscale de nature à influencer les consommateurs.
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