Le groupe Unilever a publié des résultats trimestriels inférieurs aux attentes des analystes, tant en termes de chiffre d’affaires que de bénéfice.
Le groupe anglo-néerlandais de production agro-alimentaire Unilever a sauvé ses résultats trimestriels grâce à une évolution des taux de changes qui lui était favorable, mais à taux constant ses résultats sont en général décevants. Unilever a dégagé un bénéfice net de 1,059 milliard d’euros au premier trimestre 2006, en hausse de 8 % par rapport aux 981 millions d’euros de la même période de l’an dernier. A taux de change constants, cette hausse n’est plus que de 2 %.
Le chiffre d’affaires du groupe sur les trois premiers mois de l’année s’établit à 9,535 milliards d’euros contre 8,783 milliards d’euros, en hausse de 9 % sur un an. Dans ce cas également, les taux de change ont été favorables au groupe, car à taux constants, la hausse est seulement de 2 %. La hausse des prix et les désinvestissements ont également contribué à la progression du chiffre d’affaires. Le bénéfice opérationnel progresse de 7 % à 1,410 milliard d’euros contre 1,320 milliard d’euros au premier trimestre 2005.
Parts de marché stables
« Nos priorités pour 2006 sont la poursuite de la croissance du chiffre d’affaires et l’amélioration de nos marges. Avec les résultats du 1er trimestre, nous sommes en bonne voie pour réaliser ces objectifs, et depuis le début de l’année dernière nos parts de marché sont en général stables », a indiqué le p.-d.g. d’Unilever Patrick Cescau.
La direction du groupe observe que les conditions du marché se sont améliorées et qu’à l’échelle mondiale, la demande s’est accrue. Cette tendance est cependant en retard en Europe de l’Ouest.
En Europe, le chiffre d’affaires d’Unilever a reculé de 1% lors du premier trimestre à 3,471 milliards d’euros. C’est aux Amériques que le chiffre d’affaires a le plus progressé, de 16%, à 2,948 milliards d’euros.
Unilever note également une hausse des prix des produits de production.
Malgré cela, le chiffre d’affaires réalisé sur les produits d’alimentation est en hausse de 6,3% à 5,029 milliards d’euros, et celui des produits de soins corporels et de ménage de 11,2% à 4,506 milliards d’euros.
La direction note que le printemps relativement froid a ralenti les ventes de glaces, traditionnellement une part importante de la division alimentation du groupe.
Unilever a réaffirmé vouloir faire des économies, qui devraient atteindre 700 millions d’euros d’ici la fin de l’année. Deux de ses unités de produits surgelés, Iglo et Birds Eyes, sont en vente depuis février.