Pour le premier semestre 2018, Unilever a annoncé le 19 juillet un chiffre d'affaires de 26,4 Mrd€, en repli de 5%, après prise en compte d'un effet de change très défavorable de 8,9%. La croissance organique ressort à 2,7%. La marge opérationnelle ajustée a progressé de 80 points de base à 18,6%, tirée par la progression de la marge brute et les économies. "Nos résultats semestriels montrent une forte croissance liée au volume dans les trois divisions, réalisée malgré les effets d'une grève prolongée des camionneurs au Brésil, l'un de nos principaux marchés", a souligné Paul Polman, le directeur général d'Unilever. Pour l'ensemble de 2018, ce dernier vise toujours une croissance organique de 3 à 5%, associée à une amélioration de la marge opérationnelle ajustée. Les objectifs à horizon 2020 ont également été maintenus.
Le lendemain de l'annonce des résultats semestriels, Unilever a annoncé le démarrage de la deuxième phase de son programme de rachat d'actions pour un montant équivalent à 3 Mrd€ qui devait se terminer à la fin de l'année. Ce vaste rachat d'actions qui porte au total sur 6 Mrd€, vise à redistribuer à ses actionnaires le produit de la cession historique de son activité "margarines" (Flora, Blue Band, Rama...) finalisée le 2 juillet. En décembre dernier, Unilever avait conclu la vente de cette division pour 6,8 Mrd€ au fonds américain KKR, qualifié d'"une des transactions les plus complexes dans l'histoire" par Paul Polman.
Enfin, le groupe prévoit de réunir ses actionnaires en octobre prochain pour leur soumettre le projet de changement de statut. Juridiquement enregistré aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, le groupe a annoncé en mars dernier sa décision de simplifier ses structures et de ne conserver qu'un seul siège social aux Pays-Bas.