Il est des situations qui imposent des décisions rapides et claires. Celle dans laquelle se trouve le groupe Doux en fait indubitablement partie. Une telle évidence ne paraît toutefois pas partagée par son dirigeant qui a l’air de vouloir s’entêter dans la stratégie qu’il semble avoir développée depuis des années et qui consiste à repousser au lendemain les décisions urgentes. On peut comprendre qu’il cherche désespérément à préserver ses intérêts, mais oublier qu’il engage le sort de milliers d’autres personnes dans cet engrenage est pour le moins incompréhensible. Qualifier de « consternantes » les offres concurrentes qui sont proposées est pour le moins malvenu. Il ne faudrait toutefois pas que ces manœuvres, que l’on pourrait qualifier de dilatoires, n’interfèrent davantage dans la solution de la crise que connaît l’entreprise. Il lui faut de toute urgence dégager une trésorerie suffisante pour poursuivre, tant bien que mal, ses activités. Cela implique de regagner la confiance des bailleurs de fonds et des fournisseurs. Le temps joue contre l’entreprise et tout délai de réflexion supplémentaire que pourrait solliciter le tribunal le 27 juillet serait grave. Il eût certes été plus confortable de penser à un plan de sauvegarde en ayant du temps devant soi, mais tel n’est pas le cas. Il serait utile d’en tirer également des enseignements pour l’avenir d’acteurs dans d’autres filières, sans attendre que le service des urgences ne soit débordé.
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