Vivement la crise, elle peut bousculer les idées reçues et donc mal établies. Pour l’heure, elle semble seulement modifier les comportements de base, et l’on se surprend à consommer moins mais sans doute mieux, faisant peut-être à Noël plus de place aux plaisirs du palais qu’aux achats électroniques ou aux voyages. Mais pour changer les principes et les pratiques de ceux qui nous gouvernent, il en faut plus, semble-t-il… malgré de nouveaux pétards qui retentissent dans la planète finance (affaire Madoff). Les plans se succèdent, certes, mais ne donnent pas une ligne claire : en octobre, on volait au secours des banques en ménageant quand même, pour les PME, une enveloppe de consolation. Début décembre, on parlait de relance pour l’automobile, l’immobilier, mais guère pour la consommation ; il est à nouveau question de beaucoup de milliards en mélangeant aides, remboursements de dettes de l’administration ou allègements de charges. Mais est-ce suffisant pour le retour à la croissance ? Et ne s’agit-il que de revenir à la même croissance ou de trouver un nouveau bien-être pour toute la société ? L’Etat revient en force, dit-on, mais peut-être pas avec une visée comme on pourrait en attendre vu les bouleversements que le monde vient de vivre. On cherche l’analyse globale – et partagée – de la crise qui permettrait une nouvelle politique économique, financière, douanière et surtout monétaire et qui aiderait à trouver une façon plus efficiente de décider à plusieurs au niveau de l’Europe comme au plan multilatéral.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.