L’association environnementaliste Robin des bois s’inquiète, dans un communiqué du 9 juillet, de la multiplication des sites d’enfouissement d’animaux tués par la canicule. Soulignant que les terrains concernés seront non constructibles pendant cinq ans, elle attire l’attention sur les « menaces pour la santé publique, pour les eaux souterraines et superficielles et leurs écosystèmes » que représentent « les agents pathogènes issus de la décomposition des cadavres et les résidus des antibiotiques et des antiparasitaires ». Aussi, estime-t-elle que la trace administrative des sites d’enfouissement devrait être conservée par l’éleveur au-delà des cinq ans réglementaires. Aux résidents des régions d’élevage, les militants rappellent qu’ils sont « en droit de demander à la mairie l’inventaire exact et la localisation des fosses d’enfouissement d’animaux ». Robin des Bois se félicite d’avoir contribué à alerter les préfectures d’enfouissements improvisés et non déclarés, lesquelles « ont pris tardivement des arrêtés et rappelé des règles minimales de précautions sanitaires, environnementales et olfactives pour la gestion en urgence des cadavres en complément des services de l’équarrissage saturés.
SC