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Trois questions à Gérard Calbrix, chef de service économie d’Atla Volatilité, contractualisation, fin des quotas : la spécificité des coopératives laitières

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Quelle est la spécificité des coopératives dans le contexte laitier actuel ?
La part de lait transformé en beurre et en poudre est supérieure dans les coopératives que dans les grands groupes privés. Or ces marchés sont très volatiles, il faut donc pouvoir y faire face. Par ailleurs, les grands groupes privés, qui ont développé des stratégies de marque, anticipent la fin des quotas avec une stratégie de contrôle des volumes. Les coopératives, elles, appartiennent aux producteurs. Avec la fin des quotas, elles devront donc gérer une production de lait supplémentaire.

Pourquoi la consolidation du secteur coopératif laitier est-elle indispensable ?
Les coopératives, qui travaillent davantage pour des MDD que sous marque propres doivent d’abord résister à la pression de la GMS qui tire les prix vers le bas, notamment depuis la mise en place de la LME. Ensuite, elles devront trouver des débouchés pour leur production supplémentaire quand les quotas prendront fin et les marchés qui se développent structurellement au niveau au mondial aujourd’hui, ce sont ceux du beurre et de la poudre.

Quelles sont les coopératives les mieux placées pour tirer leur épingle du jeu ?
Les plus grandes coopératives comme Sodiaal-Entremont ou Laïta sont bien placées. Des structures plus petites mais qui travaillent sur un créneau spécifique, comme les Maîtres laitiers du Cotentin ou Alsace Lait, ont également leur place. En revanche, les coopératives généralistes de taille moyenne ont un vrai problème stratégique à résoudre. La restructuration a été plus rapide pour les entreprises privées, même si certaines doivent encore trouver des solutions.