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Zones humides : les acteurs de l’environnement inquiets de la loi d’urgence

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Dans un communiqué le 3 juillet, une coalition d’ONG et organisations environnementales (WWF, LPO, SNPN, Ramsar, parcs naturels régionaux, réserves naturelles…) dénonce un « affaiblissement sans précédent de la protection des zones humides » dans la loi d’urgence agricole adoptée la nuit précédente au Sénat. Elle rappelle que les zones humides (marais, tourbières, étangs) protègent des sécheresses, inondations et favorisent la qualité de l’eau. « Le cadre actuel permet le maintien d’activités agricoles compatibles avec ces milieux, telles que l’élevage extensif », souligne-t-elle, regrettant que « des cas isolés de blocage ou de complexité administrative, bien identifiés et souvent déjà traités localement » soient « érigés en justification d’un assouplissement généralisé ». Pour rappel, le gouvernement a introduit plusieurs assouplissements au cadre actuel dans le projet de loi (proportionalisation de la compensation écologique, prescriptions techniques plus souples pour les plans d’eau de moins de 1 ha). Des assouplissements qui ont été poussés encore plus loin dans la version votée au Sénat (restriction de la définition de zone humide, conditions de construction d’installations hydrauliques plus souples).