Agroalimentaire : le bénéfice de Danone chute de 10 %, mais les volumes tirent les ventes
Le géant agroalimentaire français Danone a vu son bénéfice net chuter de 9,7 % en 2025, à 1,8 milliard d'euros (Md€), mais se satisfait de ventes toujours tirées par une augmentation des volumes, avec un chiffre d'affaires stable (-0,3 %) mais limité par les taux de change. Le bénéfice net a souffert notamment de coûts exceptionnels liés aux projets de transformation, principalement en Europe et en Indonésie, ainsi que de « dépréciations d’actifs incorporels ». Les ventes de Danone ont atteint 27,28 Md€ en 2025, portées par la nutrition spécialisée et une « forte » croissance des volumes en Chine, selon un communiqué du groupe publié le 20 février. Mais le sujet dans toutes les têtes, ce sont les rappels de laits infantiles par Danone, et d'autres industriels du secteur, ces dernières semaines. Le groupe assure que la « sécurité alimentaire » est sa priorité et que les impacts financiers des rappels qu'il a effectués (en janvier 2026) ne sont « à ce stade pas significatifs ». Plusieurs industriels ont procédé à des rappels après que Nestlé a découvert en décembre la présence de toxine céréulide dans certaines de ses poudres de lait infantile, en raison d'un ingrédient chinois contaminé largement utilisé par le groupe suisse, mais aussi par nombre de ses concurrents, dont Danone.
Blé OGM: réorganisation sociétaire de l'argentin Bioceres
L’annonce du dépôt de bilan, le 3 février, de Bioceres SA, la société de biotechnologie argentine à l’origine du premier blé OGM au monde à être autorisé en libre culture, a été suivie de l’annonce du transfert de l’exploitation commerciale des variétés par Bioceres Semences, une filiale de Bioceres Crops sans lien avec Bioceres SA, au profit du semencier Natal Seed. «Cette transformation sociétaire a généré une certaine confusion», reconnaît le directeur de Bioceres Semences, Martín Ventura, qui nous a accordé un entretien exclusif pour éclaircir la situation. «Bioceres Semences a délégué la commercialisation de ses variétés de blé OGM pour mieux se concentrer sur la recherche variétale, que nous réalisons conjointement avec Florimond Desprez au sein de notre joint-venture, Trigall Genetics, depuis 2013», dit-il. « Environ 50 000 hectares ont été cultivés en 2025 en Argentine avec nos variétés OGM HB4, conçues pour mieux résister à la sécheresse, soit près de 1% de la sole de blé argentine», renseigne Martín Ventura. La vente de ces récoltes est restreinte pour des raisons de traçabilité à certains meuniers argentins qui exportent leurs farines au Brésil où sa consommation est autorisée. Par ailleurs, la recherche agronomique publique brésilienne (Embrapa) teste ces variétés dans le Nord-est du Brésil », informe-t-il. La société Bioceres Crops, cotée au Nasdaq (BIOX), n’a « plus aucune relation avec Bioceres SA », selon lui. (Marc-Henry André)
Pondeuses/salmonelle: Ceva prévoit 100% des élevages vaccinés
Ceva s'attend à ce que la totalité des élevages produisant des œufs de consommation (œufs coquilles) soient rapidement vaccinés contre la salmonelle, apprend-on auprès de Paul Créach, responsable de l’accès au marché. Le ministère de l’Agriculture a en effet décidé d’encourager la vaccination en dispensant les éleveurs de poules vaccinées d’un dépistage dans l’environnement potentiellement pénalisant. Cette décision va faire doubler le marché français, selon Paul Créach. En effet, ce dernier estime qu’aujourd’hui la moitié des poules destinées à l’œuf coquille sont vaccinées, depuis l’autorisation en France, il y a trois ans, des vaccins vivants s’administrant dans l’eau de boisson. C’est en particulier le cas des élevages fournissant la marque Œufs de nos Villages, qui jouissent de ce fait d’une très faible prévalence. Le responsable pense que même les éleveurs de moins de 250 pondeuses, qui sont exemptés de dépistage, recevront des poulettes vaccinées en achetant des fins de lots. « Nous sommes prêts à accompagner les éleveurs sur le plan technique », déclare Paul Créach. Le vaccin vivant anti-salmonelle, déjà largement répandu en Europe, est essentiellement commercialisé par le Français Ceva et l’Américain Elanco.
Engrais : l’Unifa devient France Fertilisants pour « porter une parole unifiée »
Le 19 février, l’Unifa a annoncé son changement de nom : les fabricants d’engrais et d’amendements communiqueront désormais sous la bannière France Fertilisants. L’entité intègre également la voix de l’ANPEA (en charge des travaux de normalisation) et de Soveaa, l’éco-organisme chargé de la collecte et du recyclage des emballages. Cette réorganisation vise « à renforcer la lisibilité, la cohérence et la capacité collective de la filière », pour « devenir un acteur de référence et porter une parole unifiée auprès des pouvoirs publics ». France Fertilisants rassemble 32 entreprises et près de 80 sites industriels et logistiques. La campagne 2024-2025 s’achève sur 9,96 Mt d’engrais minéraux et amendements livrées, soit un recul de 1,6 % en un an, avec des nuances selon les produits : +3,8 % pour les engrais minéraux et organo-minéraux et -15 % pour les amendements minéraux basiques. Le repli global est dû aux conditions climatiques et à des arbitrages économiques dans un contexte de marges sous tension. Mais la tendance est là : en 30 ans, les livraisons de fertilisants minéraux ont diminué de 38 % dans l’Hexagone. France Fertilisants a insisté sur la nécessité de préserver la capacité industrielle sur le territoire, essentielle à la souveraineté alimentaire. Sans oublier de souligner « l’instabilité réglementaire préoccupante », évoquant la possible remise en cause du MACF. (Anne Gilet)
Coopératives : la coop de Mansle recrute son futur directeur général
Il y a un an, la coop de Mansle (36 M€ de chiffre d’affaires) élisait Guillaume Chamouleau, son nouveau président, et recrutait une nouvelle directrice générale, Adeline Rorato, après le départ des deux anciens co-directeurs pour désaccord avec l’ancien président. Agra Business apprend qu’Adeline Rorato a quitté, en décembre 2025, la coopérative implantée à Mansle, au nord de la Charente. Un recrutement vient d’être lancé pour la remplacer. (Anne Gilet)