Agra Business | Agromousquetaires, Unéal, Malteurop, Carrefour, Terrena/Coopérative U

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Prêts garantis : une enveloppe de 2 Md€ pour les investissements des agriculteurs

Une enveloppe de 2 milliards d’euros (Md€) pour des prêts agricoles doit être débloquée le 21 mai dans le cadre de l’« Initiative nationale pour l’agriculture française » (Inaf), indique-t-on Rue de Varenne. Elle doit être signée par la ministre Annie Genevard – qui se rendra auprès des agriculteurs sinistrés en Occitanie mercredi matin – et le vice-président de la BEI (Banque européenne d’investissement) Ambroise Fayolle, aux côtés des représentants de quatre banques partenaires (Arkéa, BPCE, Crédit agricole, Crédit mutuel Alliance fédérale). L’Inaf offre à ces dernières « un outil de garantie permettant de soutenir la transformation des exploitations », explique le ministère. « En mobilisant des fonds publics nationaux et européens, l’Inaf vise à faciliter l’accès au crédit pour accompagner la création de valeur, le renouvellement des générations et la transition vers des modèles agricoles plus durables. » Ce mécanisme financier, conçu par le ministère de l’Agriculture et le Fonds européen d’investissement (FEI), intervient dans le cadre du Grand plan d’investissement. Lors d’une première phase lancée en 2019, l’Inaf a permis de financer près de 8 500 prêts agricoles pour un total de 1 Md€ de crédits mobilisés, permettant de générer 2,7 Md€ d’investissements.

Agroalimentaire : Agromousquetaires va investir 250 M€ dans ses usines d’ici 2030

Le groupement Les Mousquetaires/Intermarché a annoncé 20 mai qu’il allait investir 250 M€ sur cinq ans dans ses usines Agromousquetaires. « Ces investissements permettront d’accélérer la modernisation de son pôle industriel, de développer les filières stratégiques et de sécuriser l’approvisionnement en matières premières agricoles françaises », indique le groupement dans un communiqué. Ces 250 M€ viennent s’ajouter aux 500 M€ d’investissement dans ces usines annoncés en juin 2024. « C’est donc un total de 750 millions d’euros que le groupement engagera pour accompagner efficacement sa stratégie de recentrage et de redéploiement industriel vers les produits bruts ou peu transformés, ainsi que vers les filières stratégiques (lait, porc, bœuf, végétal…) », se félicite le groupe Les Mousquetaires/Intermarché. Ce programme d'investissements doit permettre à la filière agro-industrielle des Mousquetaires d'atteindre les 6 Md€ de chiffre d'affaires en 2028 (contre 4,7 Md€ en 2023), un objectif fixé en 2024. Agromousquetaires possède 55 usines agroalimentaires de produits laitiers, céréales, produits carnés ou de la mer. Il poursuit actuellement sa politique de recentrage vers les filières considérées comme stratégiques, ce qui pourrait l'amener à se séparer de nouvelles usines, comme il l’a fait en 2024 avec l'usine de plats cuisinés à Sveltic à Laillé (Ille-et-Villaine).

Céréales : chez Unéal, manque d’eau et inquiétude pour les cultures de printemps

« Les enrouleurs sont sortis dès le 1er avril : du jamais vu dans la région », confie Jean-Baptiste Journel, du service agronomique de la coopérative Unéal (Pas-de-Calais). « Il est tombé 250 mm de pluie entre le 1er janvier et le 1er mars et depuis, quasiment rien. » Dans la région, les prévisions météo tablent sur un retour des pluies pour la fin de la semaine. « Une nécessité notamment pour les orges de printemps semées fin janvier », poursuit-il. « Les protéagineux qui arrivent à floraison ont également besoin d’eau : si rien ne tombe, ce sera la catastrophe. Idem pour le lin. Certaines parcelles pourraient même ne pas être récoltées. » Les cultures d’hiver s’en sortent, à date, un peu mieux même si, elles souffrent aussi du manque d’eau. « Les blés et les orges ont une quinzaine de jours d’avance : l’épiaison a parfois eu lieu dès le 20 avril. Les parcelles semées après le 1er novembre – environ 40 % des surfaces – sont le plus pénalisées : les blés sont très courts avec une faible biomasse. » Pour l’heure, l’année ressemble à 2007, 2011 et 2020, qui, au final, ont donné d’assez bons résultats en collecte. « Nous souhaitons rester optimistes ». Si l’état sanitaire des céréales est pour l’instant bon, Jean-Baptiste Journel appelle à la vigilance. « Le retour des pluies pourrait faire exploser la rouille brune si la douceur se maintenait. Il faudra adapter la protection. » (Anne Gilet)

Grandes cultures : au Royaume-Uni, la sécheresse printanière inquiète les producteurs

Les cultures de céréales, de pommes de terre et de betterave à sucre souffrent de la sécheresse au Royaume-Uni. Selon l'agence de météorologie Met office, il est tombé 80,6 mm de pluie depuis le début du printemps en mars, bien moins que le plus bas niveau historique de la saison qui remonte à 1852 avec 100,7 mm. Il s'agit « jusqu'à présent du printemps le plus sec depuis plus d'un siècle », a indiqué l'agence de météorologie Met office à l'AFP, tout en précisant qu'il fallait encore attendre la fin mai pour confirmer ce record. L'absence de pluie et un ensoleillement record touchent notamment l'Écosse et le nord de l'Angleterre, où les niveaux des réservoirs d'eau « sont particulièrement, voire exceptionnellement bas », selon l'Agence de l'environnement. Cette dernière a convoqué une réunion de son groupe de travail sécheresse il y a deux semaines et a exhorté les compagnies d'eau à « faire davantage pour préserver les réserves » britanniques. Certains agriculteurs ont commencé à irriguer plus tôt, rapporte le principal syndicat agricole NFU, qui réclame des investissements pour installer des cuves de stockage directement dans les exploitations.

Malterie : Malteurop inaugure une nouvelle centrale biomasse à Séville

Le malteur Malteurop, filiale du groupe coopératif Vivescia, a inauguré le 19 mai sa nouvelle centrale biomasse à Séville (Espagne), rapporte un communiqué du 20 mai. L'installation a représenté un investissement de 74 M€. Elle sera alimentée à l’aide de copeaux de bois, de noyaux d’olive ou de coques d’amandes. Le malteur espère ainsi réduire de 75 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) de son usine de maltage voisine. Ce projet, démarré en 2022, « s’inscrit dans une stratégie globale de décarbonation de nos malteries, avec pour objectif d’identifier la meilleure solution de décarbonation », explique le communiqué. « Après Séville, d’autres projets vont voir le jour, en accord avec notre objectif de réduction de 42 % d’émissions de GES d’ici 2030 par rapport à l’année de référence 2021 sur tout le périmètre industriel de Malteurop (scopes 1 et 2) », s’est exprimé son directeur général Olivier Hautin. Pour rappel, Malteurop constitue le troisième producteur mondial de malt, implanté dans 14 pays, et détenant 23 sites industriels.

Œufs : la CFA et le président du CNPO dénoncent la « décision de Carrefour » d’importer

La CFA (aviculteurs, FNSEA) critique dans un communiqué du 20 mai la décision de Carrefour France « d’aller chercher des œufs dans des pays qui ne respectent pas les mêmes exigences en matière bien-être animal que cette enseigne a exigées des producteurs français ». Le syndicat invoque en particulier la fin de l’élimination des poussins mâles pour les œufs coquille. De son côté, le président du CNPO (interprofession) Yves-Marie Beaudet, interrogé par Agra Presse, indiquait la semaine dernière que Carrefour avait « sondé plusieurs fournisseurs européens d’œufs de poules élevées en cage et au sol », s’appuyant sur des documents provenant du distributeur, des « pièces avérées », selon lui,  Il exprime le 20 mai sa conviction que « Carrefour veut des œufs à tout prix », l’œuf faisant partie du « top 3 lucratif » de l’enseigne, réalisant selon lui 8 à 10 centimes de marge par œuf. Interrogé sur cette intention via son service de presse interne, Carrefour n’a pas répondu. Également contacté, Loïc Coulombel, vice-président du CNPO et directeur du groupe italien Eurovo – seul fournisseur s’étant proposé, selon Yves-Marie Beaudet – a déclaré par SMS le 15 mai qu’il ne ferait « aucun commentaire sur des relations commerciales ».

Influenza au Brésil : le Japon, les Émirats, l’Arabie saoudite et les USA restent ouverts

Au cours d’une conférence de presse ce lundi soir, 19 mai, le ministère de l’Agriculture du Brésil (Mapa) a fait le point sur les destinations restant ouvertes aux produits avicoles du pays en dépit de la confirmation dans le pays d’un premier cas d’influenza aviaire dans un élevage de 17 500 volailles reproductrices de l’État du Rio Grande do Sul, le 15 mai. Il s’agit, en vertu d’accords de régionalisation, du Royaume-Uni, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, des Philippines et du Japon. D'après la presse, le flux d'exportations d'œufs vers les États-Unis – qui a doublé afin de combler le manque dû à l'influenza aux USA – se maintient aussi. Le Mapa a déploré que la Chine, premier client, et l’Union européenne aient posé un embargo sur l’ensemble du Brésil, de même qu'une vingtaine de pays, dont le Maroc et l’Afrique du Sud. « Le Mapa a travaillé activement pour que dans les négociations d’accords sanitaires internationaux, les pays partenaires reconnaissent le principe de régionalisation préconisé par l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa) – en limitant l’exportation aux 10 kilomètres du rayon du foyer », assure-t-il dans un communiqué actualisé le 19 mai.

Bovins : Elivia et Coopérative U renouvellent leur contrat « Charolais U »

Terrena, sa filiale Elivia et Coopérative U renouvellent leur partenariat soutenant la filière « Charolais U », annonce la coopérative agricole du Grand ouest dans un communiqué le 20 mai. Ce partenariat porte sur 5 000 bovins de race charolaise commercialisés annuellement par les distributeurs U, selon le document. C’est, selon Terrena, « l’une des filières contractualisées les plus importantes en France sur le marché de la boucherie en grande distribution ». Les bovins (des génisses) sont élevés selon un cahier des charges « type La Nouvelle Agriculture, associé au label Bleu-Blanc-Cœur »,  qui garantit selon la coopérative des pratiques « respectueuses du bien-être animal et de l’environnement, valorisant notamment l’herbe dans l’alimentation des bovins ». Conformément au protocole de contrat tripartite signé pour trois ans au Salon de l'agriculture 2022, qui intègre les règles d’Egalim, le prix est réactualisé chaque trimestre et est renégocié quand il sort de son tunnel. Un système qui, selon le communiqué, garantit une rémunération équitable aux 250 éleveurs coopérateurs engagés et une visibilité sur leurs conditions économiques de production. Ce partenariat avait démarré en 2017.

Lait : dans le Pays basque, la laiterie Bastidarra valorise son lactosérum en cosmétiques

La laiterie Bastidarra à Bardos, dans les Pyrénées-Atlantiques (1,3 Ml de lait transformé, 6,5 M€ de chiffre d’affaires en 2024) a annoncé le lancement le 12 mai d’une ligne de produits cosmétiques confectionnés à partir du lactosérum issu de la fabrication de ses produits laitiers. « Nous lançons deux marques de cosmétiques, ONA Cosmehtik et Emeki, avec une gamme de 14 produits secs, comme des savons ou des shampoings, et liquides, comme des gels douches ou des crèmes », explique Ainoha Bosc, directrice générale d’Intza, la société qui développe ces deux marques. Intza a été créée par Hubert Candelé, fondateur et président de Bastidarra, et Ainoha Bosc, par ailleurs responsable de production de Bastidarra. Les produits secs sont fabriqués dans un atelier au sein de la laiterie, qui a représenté un investissement de 150 000 €. La gamme est vendue en pharmacies, parapharmacies et en ligne grâce à un e-shop (ONA Cosmehtik), ainsi qu'en grande distribution (Emeki). Le but affiché est de « consolider le modèle de rémunération des éleveurs », actionnaires de Bastidarra, en achetant le lactosérum, ce qui n’était pas le cas avant. Cette diversification devrait se poursuivre en se dotant d’un atelier de fabrication de produits liquides – ceux-ci sont fabriqués pour l’instant chez un sous-traitant situé dans les Pyrénées-Atlantiques.

Interfel : unanimité pour une baisse de 11 % de recettes dans le prochain accord triennal

« Vous avez au téléphone un président heureux », a indiqué à Agra Presse Daniel Sauvaitre (Interfel), à l’issue d’une journée de conseil d’administration où il a fallu fixer les taux de cotisations du prochain accord triennal (2026-2028), le dirigeant soulignant un « dialogue constructif » en amont qui a débouché sur une « unanimité ». Alors que la distribution envisageait de proposer une enveloppe de recettes de 42 millions d’euros, avec un mode de calcul basé sur les volumes, comme le rapportaient début avril nos confrères de Contexte, Daniel Sauvaitre explique que « la somme sera légèrement supérieure et le mode de contribution sera le même qu’aujourd’hui » (cotisation sur la valeur et non sur les volumes), « mais avec des taux revus à la baisse ». En 2026, il a ainsi été décidé de « réduire la recette de 11 % par rapport à ce qu’elle aurait été sans changement » apporté à l’actuel accord triennal (2023-2025). Les taux actuels sont de 0,73 pour mille (‰) en amont et 2,10 ‰ en aval pour les transactions sur les produits origine France, et de 0,50 ‰ et 1,80 ‰ pour les transactions sur les produits d’origine intra-communautaire et des pays tiers.

Pêches et nectarines : une récolte européenne 2025 attendue en baisse de 6 % (Medfel)

D’après les prévisions de récoltes du Medfel, arrêtées à la mi-mai et partagées le 20 mai lors d’un webinaire et sur le site du salon, la France, la Grèce, l’Espagne et l’Italie devraient produire ensemble environ 2,58 Mt de pêches et nectarines, soit une baisse de 6 % sur un an (+7 % par rapport à la moyenne 2019-2023), plus 625 776 t de pavies (-12 %, -13 %). La production française devrait résister, avec 232 418 t (0 %, +19 %), dont 95 085 t en Languedoc-Roussillon, 35 447 t en Rhône-Alpes, 85 253 t en Paca ; auxquelles il faut ajouter 3 762 t de pavies (+2 %, -1 %). La récolte est aussi attendue stable en Italie, à 869 558 t (stable), plus 51 788 t de pavies (-10 %, -22 %). La Grèce connaît la chute la plus importante, avec 338 000 t (-22 %, +14 %), plus 268 900 t de pavies (-19 %, -25 %). Premier producteur européen avec 1,14 Mt, l’Espagne chute de 5 % (+8 % par rapport à la moyenne 2019-2023) ; idem en pavies (301 326 t, -5 %, +5 %). Des chiffres qui ne tiennent pas totalement compte des violents épisodes de grêle survenus en Catalogne, Aragon et Murcie. Éric Hostalnou, chef de service Fruits et légumes à la chambre des Pyrénées-Orientales, a rappelé l’influence du gel important en Grèce ce printemps et, dans les trois autres pays, les conditions météo défavorables pendant la floraison.

Bio : coupes budgétaires dans la communication et les aides à l’investissement (syndicat)

La ministre de l’Agriculture « a annoncé aux familles professionnelles de l’Agence bio son intention de supprimer les budgets de communication 2025 ainsi qu'une partie des budgets d'investissements », dénonce la Fnab (producteurs bio) dans un communiqué le 20 mai. En septembre 2023, Marc Fesneau avait annoncé une campagne de communication dotée de 5 M€ par an sur 2024, 2025 et 2026 afin de relancer la demande en produits bio, affaiblie par l’inflation. Une première vague a été diffusée lors du Salon de l’agriculture 2025 (à partir des crédits 2024) ; une deuxième est prévue le 22 mai en même temps que le Printemps bio et les 40 ans du label AB. L’annulation du budget 2025 « va bloquer tout futur déploiement » de cette campagne intitulée « C’est bio la France ! », explique à Agra Presse la déléguée générale de la Fnab, Sophia Majnoni d'Intignano. Concernant les aides à l’investissement, Annie Genevard a annoncé le 14 mai, lors d’une audition à l’Assemblée, une réduction des crédits du Fonds avenir bio (structuration des filières). En 2025, il bénéficiera de 8,8 M€, contre 16,4 M€ en 2024 (incluant un abondement exceptionnel de 5 M€ provenant des fonds de la planification écologique). Dans un message envoyé à la presse le 20 mai, le ministère de l’Agriculture a dit « prioriser les crédits sur la structuration de la filière en concertation avec les professionnels », évoquant un « contexte budgétaire compliqué ».

Bio c' Bon : procès renvoyé pour deux ex-dirigeants poursuivis pour pratiques commerciales trompeuses

Le 20 mai, le tribunal correctionnel de Paris a renvoyé au 6 mai 2026 le procès de deux ex-cadres de l'enseigne Bio c' Bon, Thierry Chouraqui et Jean-Bernard Brissaud, poursuivis pour pratiques commerciales frauduleuses. La demande de renvoi a été formulée au premier jour d'audience par l'avocat d'un des prévenus, mais aussi par le ministère public, en raison de problèmes de procédure. Thierry Chouraqui et Jean-Bernard Brissaud, respectivement ancien dirigeant et fondateur de la chaîne de magasins Bio c' Bon, sont accusés d'avoir trompé des milliers de petits investisseurs en leur vendant des produits financiers risqués, pour un préjudice estimé à environ 400 millions d'euros. Plusieurs milliers de personnes y avaient souscrit. Il est également reproché aux deux mis en cause d'avoir omis « sciemment » de signaler aux partenaires et investisseurs la présence de Jean-Bernard Brissaud au capital en « usant d'un nom d'emprunt », faussant possiblement leur perception. L'homme d'affaires avait en effet dirigé auparavant l'enseigne Nasa Electronique, disparue après une faillite retentissante dans les années 1980.

Produits laitiers : Yoplait nomme un nouveau comité de direction

La marque Yoplait (coopérative Sodiaal) a annoncé le 20 mai la nomination d’un nouveau comité de direction en France, autour de Gaël Durand, directeur général de la marque depuis novembre 2024. Il est composé de : Bérangère Elan, directrice marketing (ex-« head of marketing » de Yoplait) ; Pierre-Nicolas Barthel, directeur commercial ; Nicolas Vigneulle, directeur industriel (ex-directeur général de Qualtech Equipement au Canada) ; Nathalie Molina, directrice supply chain (ex-directrice supply chain & performance opérations logistiques de Yoplait) ; Cyril Ducrot, directeur financier (ex-chargé de mission auprès du comité de direction de Yoplait) ; Fabienne Mori, directrice qualité & sécurité des aliments (ex-responsable des processus qualité du groupe Sodiaal) ; et Sophie Dolou, directrice des ressources humaines (ex-directrice des ressources humaines France, Iberia et Suisse de General Mills).