Distribution: Aura rejoint Epic et Everest, l’industrie dénonce un contournement d’Egalim
Dans la foulée de la création d’Aura Retail, l’alliance à l’achat d’Intermarché-Netto, Auchan et Casino, les partenaires ont annoncé, le 23 septembre, rejoindre les centrales d’achat européennes Epic et Everest pour négocier «auprès des plus puissants industriels multinationaux». Le lendemain, l’Ania (industries alimentaires) a dénoncé, dans un communiqué, une alliance ayant pour objectif de «contourner» la loi française, et particulièrement les lois Egalim. «Les mauvaises pratiques de ces centrales sont réelles et désormais avérées: non-respect de la date butoir, non-respect d’Egalim et du principe fondamental de "sanctuarisation de la matière première agricole"», explique l’Ania. Les distributeurs se défendent de toute volonté de contourner la loi. «Les enseignes de la distribution française qui négocient au sein de centrales européennes pour des distributeurs européens le font pour massifier leurs achats à destination de leurs marchés européens. Elles ne négocient qu’avec les plus grosses multinationales qui, pour beaucoup, ne s'approvisionnent pas ou peu auprès de l'agriculture française», a répliqué la FCD dans un communiqué. Récemment, la centrale d’achat européenne de E.Leclerc, Eurelec, a écopé d’une amende de 38 millions d'euros pour avoir dépassé la date limite des négociations commerciales avec 62 de ses fournisseurs.
Plats frais asiatiques : Foodiz vise de nouveaux canaux de distribution
Le spécialiste du snacking asiatique Foodiz se réorganise pour conquérir les différents circuits de distribution et se développer dans la grande distribution européenne. Ayant démarré en 2011 avec la livraison en magasins de sushis ultrafrais 2B’ Fresh, rejoint par Marco Polo (sushi industriel) en 2015, puis Le Petit cuisinier (plats) en 2019, le groupe se divise désormais en quatre entités sous la bannière commune Foodiz: Solutions (livraison directe avec reprise des invendus), Fresh (fabrication industrielle de sushis), Cuisine (plats cuisinés frais) et Déli (corners de préparation en GMS). Le président Baptiste Bayart a présenté aux journalistes le 17 septembre sa dynamique d’expansion en France et en Europe. En France, il vise le développement sur le marché des chaînes de boulangerie, avec un maillage des neuf dixièmes du territoire (grâce à la position centrale de l’usine Foodez Fresh dans le Loir-et-Cher) et une orientation vers le frigo-connecté. En Europe, l'entreprise veut exporter des plats à partir de l’usine de Vitry-en-Artois (Nord), tout en améliorant son implantation industrielle (deux nouveaux ateliers au Nord de la France seraient annoncés cette année). Jean-Baptiste Bayart et son équipe ont mis en avant les compétences du groupe, parmi lesquelles les prévisions des ventes – vitales pour Foodiz Solutions –, la prise en charge du dernier kilomètre, l’innovation produits et incubation de startups. (Foodiz: 71 M€ de CA en 2023 (80 M€ prévus en 2024), dont 63% en sushi, plus de 400 salariés. Fabrication de 128 millions de sushis et de 2450 t de plats préparés)
Aliments fonctionnels : le suédois Vitamin Well racheté par un fonds britannique
La Commission européenne a approuvé le 24 septembre, l’acquisition du contrôle exclusif du Suédois Vitamin Well Companies par Cinven Limited, basé à Guernesey. La transaction concerne principalement le secteur des aliments et boissons fonctionnels. En vertu de la procédure simplifiée d’examen des concentrations, Bruxelles a estimé que l’opération en question ne soulevait pas de problèmes de concurrence, étant donné que les entreprises ne sont pas actives sur les mêmes marchés ou sur des marchés verticalement liés. En effet, Vitamin Well, fondée en 2008 et basée à Stockholm (Suède), est une entreprise de produits alimentaires et de boissons fonctionnels et dispose d’un portefeuille de produits sous plusieurs marques comme Vitamin Well, NOCCO et Barebells. De son côté, Cinven est une entreprise de capital-investissement engagée dans la fourniture de services de gestion d’investissements et de conseils en investissement à plusieurs fonds d’investissement.
Céréales: Sénalia s'attend à une campagne d’export «catastrophique», à 1,6 Mt
« La campagne d’export actuelle s’annonce encore pire que celle de 2016», confie Alain Charvillat, directeur export céréales de Sénalia, à Agra business. L'an passé, le groupe qui exploite des terminaux portuaires céréaliers à Rouen, a exporté près de 3,850 Mt de céréales de juillet 2023 à juin 2024: «Là, nous prévoyons à peine 1,6 Mt. C’est catastrophique. En juillet et août, seulement 330 000 tonnes ont quitté le port de Rouen, contre 1 Mt à l’été 2023. Nous manquons de marchandise.» En cause bien évidemment, la faible récolte nationale. Pour l’heure, c’est le marché intérieur, avec des prix plus rémunérateurs, qui absorbe le plus gros du marché. «Les agriculteurs ne sont pas vendeurs, poursuit-il. Non seulement les prix ne sont pas attractifs, mais face à des volumes récoltés en retrait, ils ne manquent pas de place pour stocker : pas d’urgence donc à approvisionner le marché. Tous les paramètres jouent contre la dynamique à l’export : l’orge aussi est touchée, un peu moins toutefois que le blé.» Selon Alain Charvillat, ce sont les destinations pays-tiers qui seront les plus impactées. À l’échelle nationale, les opérateurs prévoient 4 à 4,5 Mt vers ce marché, contre 11 Mt l’an passé. «Même si nous avons peu de clients "exclusifs", nul doute que certains seront difficiles à reconquérir l’année prochaine», concède-t-il. Sénalia (39 M€ de CA) est en cours de recrutement de son futur directeur général : Gilles Kindelberger faisant valoir ses droits à la retraite en juin 2025. (Anne Gilet)
Céréales: les coopératives chiffrent leurs pertes à 300 millions d'euros face à la mauvaise récolte
À l'occasion d'une conférence de presse le 24 septembre, la section Métiers du grain de la Coopération agricole (LCA) a chiffré à 300 millions d'euros le manque à gagner (perte de marge) des coopératives céréalières françaises à la suite de la mauvaise récolte de cette année, obérée d'environ 10 millions de tonnes par rapport à l'an passé. Le réseau rappelle que les collecteurs subissent des charges de structure incompressibles, auxquelles il faut, cette année, ajouter une surcharge de travail liée à la faible qualité de la récolte sur le plan technologique, avec des poids spécifiques faibles en blé. «Nous pensions avoir moins besoin de personnel cette année en raison de la plus faible récolte, il y en finalement eu besoin d'autant», rapporte la directrice Catherine Matt. Ce coup dur intervient, qui plus est, après quatre ans de hausse des charges (coûts du transport routier, de l'énergie, de la masse salariale), qui ont conduit à une augmentation «des charges fixes» de 50% depuis 2021. Selon la section de LCA, 2024 est «l'exercice le plus difficile de l'histoire des coopératives». Les entreprises envisagent de faire appel à du chômage partiel et de mobiliser des fonds de formation.
Oléagineux: les coops veulent une garantie de l'État sur les stocks, comme en céréales à paille
Face à ce qu'ils considèrent comme «l'exercice le plus difficile de l'histoire des coopératives», la section Métiers du grain de la Coopération agricole a présenté, le 24 septembre en conférence de presse, ses demandes aux pouvoirs publics. La première est l'extension aux oléagineux du dispositif de garantie publique des stocks en vigueur en céréales à paille, qui permettrait d'alléger les charges financières des coopératives. «Depuis les années 60, l'État se porte garant à 70% des stocks de céréales à paille», retrace le président, Antoine Hacard. Le réseau craint qu'en raison de la mauvaise récolte de cette année, les coopératives céréalières ne soient classées comme des clients à risque, et voient leurs taux d'intérêt flamber. Un groupe de travail avait été construit au sein de FranceAgriMer dès décembre 2023 pour rédiger une proposition d'évolution du Code rural en ce sens. Objectif: une application en 2025. L'autre demande des coopératives est moins nouvelle: la suppression de la séparation de la vente et du conseil des pesticides. Un rapport du CGAAER a été rendu au cabinet de l'ex-ministre déléguée de l'Agriculture, Agnès Pannier-Runacher, dont le réseau n'a pas eu connaissance jusqu'ici. Les coopératives demandent que cette mesure soient inscrite dans la future LOA.
Nutrition animale : Techna débute la collecte de données d'élevage pour affiner son offre
Techna commence à collecter des données de conditions et de performances d’élevage en France en vue d’offrir au fabricant d’aliments des solutions nutritionnelles adaptables en continu au contexte d’élevage. La firme services collecte des données auprès de 80 élevages (de volailles, de ruminants essentiellement) et doit monter à 400 voire 500 élevages (de toutes espèces dont le porc) en 2025, puis aller crescendo, informe son dg Jean-Marc Pinsault. Exemple de données relatives à un bâtiment : la litière, l’isolation, l’humidité, les ouvertures. Techna s’attaque à trois défis technologiques, selon le dirigeant : l’individualisation (à l’animal ou au bâtiment), le temps réel et la prédiction (date d’abattage, volume de lait...). «Les informations seront restituées à l’éleveur, l’organisation de producteurs ou le fabricant d’aliments», prévoit-il, s’avançant sur « un horizon à 2-3 ans ». Techna a mis l’accent sur son service de proximité en célébrant ses soixante ans le 20 septembre, en présence de délégations de 28 pays autres que la France, et des équipes de ses 8 filiales sur plusieurs continents. «Notre expertise technique nécessite d’avoir des équipes sur place [dans les pays étrangers]», souligne Jean-Marc Pinsault. Selon un communiqué, les parts de marché de la firme services (en volumes d’aliments fabriqué sous la technique Techna) sont 40% du marché français de l’aliment pour lapin, 65% en dinde, 30% en poulet de chair, 20% en volailles, 20% en ruminants et 10% en porc. (Techna : 85 millions d’euros de chiffre d’affaires (90 Meur prévus d’ici 2025), 380 salariés dont 220 en France)
Lait: les industriels espèrent maintenir des tarifs «stables» pour 2025
«Si nous arrivons à une stabilisation de nos tarifs, ce sera une bonne chose», a expliqué le président-directeur général de la Fnil (laiteries privées) François-Xavier Huard, lors d’une conférence de presse du 24 septembre. «Pour l’instant, certains distributeurs nous parlent de baisse de 5%, mais on ne reviendra pas aux prix d’avant-Covid», a-t-il indiqué. «La demande en produits laitiers est forte et la tendance est à la baisse de la collecte. Il y a aussi le sujet du maintien du cheptel et du renouvellement des générations», poursuit-il, mettant en garde contre ceux qui voudraient «repartir dans une guerre des prix». «Au plus fort de l’inflation, certains produits laitiers ont augmenté de 15 à 20%», précise le p.-d.g. de la Fnil. Cette forte hausse des prix a occasionné des «arbitrages» entre les catégories de produits, mais «globalement pas de déconsommation», observe-t-il. Concernant le contexte législatif, la Fnil appelle à la «stabilité». «Nous n’avons pas besoin d’une énième loi Egalim, mais plutôt de faire respecter les lois existantes. La question des centrales d’achat européennes n’est pas réglée», explique-t-il. Le 23 septembre, Aura Retail, l’alliance à l’achat d’Intermarché-Netto, Auchan et Casino, a annoncé rejoindre les centrales d’achat européennes Epic et Everest.
Prix du lait: les industriels «questionnent» la fiabilité de l’indicateur de prix de revient
«Je ne pense pas que le prix du lait soit amené à baisser, loin de là», a déclaré expliqué le président-directeur général de la Fnil (laiteries privées) François-Xavier Huard, lors d’une conférence de presse du 24 septembre. Le prix moyen du lait conventionnel à teneurs réelles est actuellement autour de 460€/1000l. L’indicateur de prix de revient, calculé par l’Institut de l’élevage (Idele) et publié en septembre par le Cniel (interprofession), est en hausse de 14%. Les producteurs appellent les industriels à le prendre en compte lors des négociations de prix du lait. Cependant, la Fnil «questionne cette évolution». Elle estime qu’en «pratique» le calcul des indicateurs de prix de revient et de coûts de production par Idele «diverge de la méthodologie» adoptée par le Cniel en 2019. La Fnil remet notamment en cause la représentativité de l’échantillon d’éleveurs et le «décalage dans le temps» entre les données exploitées et la situation actuelle. Concernant la prise en compte de l’indicateur lors des négociations avec les organisations de producteurs, François-Xavier Huard met en avant «qu’un indicateur de référence n’est pas un indicateur obligatoire». De plus, «cet indicateur, pour nous, n’est pas un indicateur interprofessionnel, même s’il apparaît dans un tableau du Cniel», affirme-t-il. Selon la Fnil, «il ne faudrait pas laisser penser que c’est un indicateur de référence».
Lait/commerce équitable: Agri-éthique labellise Bio&Lo, une entreprise de yaourts bio en vrac
À l’occasion d’une conférence de presse, le 24 septembre, le label de commerce équitable français Agri-éthique a présenté la dernière entreprise à l’avoir rejoint: les yaourts bio en vrac de Bio&Lo. Cette entreprise fondée par trois anciens salariés du groupe Danone commercialise des yaourts bio en restauration collective et en grande distribution. Elle accompagne des producteurs de lait bio ayant un projet de transformation à la ferme en leur proposant «une unité de transformation pour faire des yaourts au lait entier, sans utiliser de poudre de lait», explique le responsable amont de Bio&Lo, Pierre-Marie Brizou. Bio&Lo signe ensuite un contrat d’achat avec le producteur en respectant les principes du commerce équitable, «avec un engagement de durée, de volume et de prix». Quatre ateliers de transformation laitière ont vu le jour dans le cadre du partenariat proposé par Bio&Lo aux éleveurs. Ainsi, 80 tonnes de yaourts ont été commercialisées en 2024. L’entreprise envisage de déployer son modèle sur des compotes. Elle met en avant son travail sur la réduction des emballages plastiques. En effet, elle vend principalement ses yaourts en poches souples de 1 à 5 kg et propose désormais à ses clients des «fontaines à yaourt en vrac», déjà déployées dans certains magasins Biocoop.
Fruits et légumes: Daniel Sauvaitre élu à la présidence d’Interfel
Sans surprise, Daniel Sauvaitre, président de l’ANPP (pomme, poire) a été élu à la présidence d’Interfel le 24 septembre à l’occasion de l’assemblée générale de l’interprofession fruits et légumes. Le conseil d’administration a par ailleurs procédé à l’élection du bureau de l’interprofession: Christian Berthe (UNCGFL, grossistes) accède la vice-présidence ; le secrétariat général revient à Jeff Mahintach (FCD) et Sébastien Heraut (Coordination rurale) comme adjoint ; Christophe Rousse (Felcoop) est élu trésorier avec Bernard Gerin (Aneefel) comme trésorier adjoint. Arboriculteur à Reignac dans les Charentes (70 hectares) et viticulteur (80 hectares) Daniel Sauvaitre est président de l’Association nationale pommes/poires depuis 2008. Maire (LR) de la commune depuis 2008, il a aussi été conseiller régional Nouvelle Aquitaine entre 2015 et 2021. Saluant le travail de son prédécesseur, Laurent Grandin, qui est resté six ans la tête de l’interprofession, mais aussi des familles professionnelles et de toutes les équipes d'Interfel, «qui ont placé la barre haute», le nouveau président a souhaité «relever les défis de la filière avec combativité et avec la capacité d’échanges» qui caractérise, selon lui, l'interprofession.
Kiwi : l'UDC Kiwis de Sud inaugure une unité de conditionnement de 15 000 m2
L’union de coopératives (UDC) Kiwis du Sud – qui réunit la coopérative des Trois Domaines (groupe Blue Whale) et celle des Deux Vallées – a inauguré une unité de conditionnement de kiwis de 15 000 m2 de surface réfrigérée à Bon-Encontre (Lot-et-Garonne), rapporte un article (payant) du quotidien Sud-Ouest. En tout, l’investissement représente un coût de 10 millions d’euros pour l’UDC. Convaincue que le kiwi représente une culture d’avenir pour l’arboriculture du sud de la France, elle voit dans cet outil de diversification «un moyen de structurer la filière», précise-t-elle à Agra presse le 24 septembre. D’ici 2025, elle espère produire environ 3 500 tonnes de kiwis, dont 80% de kiwis jaunes. Spécialisées dans la pomme, les deux entités ont créé cette union de coopérative en mars 2021, avec l’objectif de développer la production de kiwi, essentiellement jaune, dans un esprit de diversification avec un fruit «présentant une très forte valeur ajoutée». À l’époque, elle avait assisté à un basculement de la consommation en faveur du fruit jaune. «Il y a un déficit de l’offre européenne en kiwi jaune face à la demande», avait précisé Lucas Crosnier, directeur de la coopérative des Deux Vallées, à nos confrères de Réussir fruits et légumes. L'UDC souhaite se positionner comme «leader sur un marché qui n’est pas encore mature».
Acétamipride: les États membres divisés sur la révision des limites de résidus
Faute de majorité suffisante, la Commission européenne a repoussé le vote des États membres prévu lors de la réunion du comité permanent (SCoPAFF) sur les résidus de pesticides des 23 et 24 septembre concernant l’acétamipride. Bruxelles propose d’abaisser la dose journalière admissible et la dose aiguë de référence pour cet insecticide néonicotinoïde de 0,025 à 0,005 mg/kg de poids corporel (par jour) et de réviser 38 limites maximales de résidus (LMR) principalement pour des fruits et légumes (olives, concombre, courgette, tomates, bananes, melons, épinards…). Dans un avis publié le 15 mai, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a en effet identifié «des incertitudes majeures» concernant les propriétés de neurotoxicité pour le développement de cette molécule – interdite d'usage notamment en France mais pas en Allemagne par exemple. La Commission européenne espère organiser un nouveau vote prochainement. Le projet de texte pourrait évoluer d’ici là. Dans une lettre adressée, le 18 septembre, aux experts du SCoPAFF, l’ONG Pesticide action network (PAN) Europe leur demandait de soutenir la proposition de la Commission ajoutant que «les résultats de l'Efsa devraient aussi conduire au retrait de l'approbation» de l’acétamipride.
Commerce/environnement : l’ONG WWF souhaite lancer un «codex planetarius»
Dans le cadre de la Climate Week NYC (22-29 septembre), le Fonds mondial pour la nature (WWF) présente le 24 septembre, le «Codex planetarius». Cet outil se veut être «une nouvelle approche pour réduire les impacts climatiques de la production alimentaire» et améliorer la durabilité des aliments commercialisés à l’échelle mondiale. Concrètement, il serait le pendant environnemental du Codex alimentarius, créé par l'OMC et la FAO pour élaborer des normes de références internationales en matière alimentaire. Selon Jason Clay, directeur de l'Institut des marchés de WWF, ce «codex planetarius» se focaliserait «sur 6 à 8 normes de performance minimale des produits (prélèvements d'eau douce, préservation des sols, respect de la biodiversité etc)» et aurait pour objectif «de viser les 10-20% de producteurs générant à eux seuls 60% à 80% des impacts environnementaux». Mais ce sont les gouvernements qui ont la main. «Il est inévitable que cela se fasse», indique Jason Clay à l’AFP, «l'idée est que des Etats commencent à intégrer cela dans des accords bilatéraux, avant d'approcher certains accords multilatéraux. Quand les pays verront l'intérêt, ils pourront en convaincre d'autres».
Distribution: le patron de Monoprix débarqué, remplacé par le DG de Casino
Signe d'une reprise en main, le directeur général du groupe Casino Philippe Palazzi va devenir président de Monoprix et Naturalia, la première entité changeant également de directeur général à compter du 24 septembre, selon un communiqué le 24 septembre. A compter de cette date, Philippe Palazzi «présidera désormais Monoprix et Naturalia, afin de garantir la cohérence des choix stratégiques de ces marques avec le nouveau positionnement du groupe», indique le groupe Casino. Guillaume Sénéclauze, nommé à la tête de Monoprix par l'ancien patron Jean-Charles Naouri, avait été confirmé à son poste lorsque le groupe était tombé dans l'escarcelle de nouveaux actionnaires emmenés par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, mi-2024. Alfred Hawawini, «précédemment directeur de la stratégie du groupe Casino est nommé directeur général de Monoprix». Il devra «déployer le nouveau plan stratégique qui devra permettra d'améliorer la performance opérationnelle de la marque». Quant à Naturalia, jusque-là intégrée au groupe Monoprix, elle sera «élevée au rang des autres marques» et son directeur général Richard Jolivet, rapportera à Philippe Palazzi et «poursuivra (...) le redressement positivement engagé ces derniers mois».
Alimentation animale : Ludovic Michel élu président des fabricants bretons de Nutrinoë
L'association des entreprises bretonnes de nutrition animale Nutrinoë a élu à sa présidence Ludovic Michel (directeur du Groupe Michel) pendant le Carrefour des matières premières, le 20 septembre près de Rennes. Son prédécesseur Hervé Vasseur (directeur de Nutréa-NNA) prend sa retraite. Ludovic Michel est «déterminé à poursuivre les actions en cours (ex. : autour de la sécurité des livraisons d'aliments pour animaux en élevage...) et à mettre en avant les contributions et solutions de la nutrition animale pour le maintien de l’élevage, notamment face aux défis des transitions et de la décarbonation, et de contribuer à la souveraineté alimentaire des Bretons et des Français», souligne le communiqué de Nutrinoë. Administrateur de l’association régionale, il a aussi exercé des mandats au niveau national, à Oqualim (pour la sécurité sanitaire des aliments) et au Snia (fabricants d’aliments). Il désire «optimiser les interactions entre structures», dit de communiqué, c’est-à-dire, selon le délégué de Nutrinoë Sébastien Tauty, entre Nutrinoë et les associations nationales de fabricants et éventuellement de firmes services, ainsi que les autres associations régionales, Tecaliman (transformation de grains), Qualimat (transport)…
Nutrition animale: les deux présidents possibles pour Feedsim
Feedsim, réseau d’expertise de la nutrition animale du Grand-Ouest, doit élire son président en remplacement d’Hervé Vasseur, qui prend sa retraite. Ce pourrait être Ludovic Michel, qui remplace Hervé Vasseur à la tête de Nutrinoë (coopératives et fabricants bretons), ou le vice-président de Feedsim Raphaël Latz (Louis Dreyfus Company France), pronostique Sébastien Tauty, délégué de Nutrinoë et Feedsim.
Coopératives : NatUp se dote d'un chargé de projets énergétiques
Le groupe coopératif NatUp annonce le recrutement de Robin Reininger au poste de chargé de projets énergétiques. Parmi ses missions, celle d’accompagner les différents sites dans l’amélioration de leur performance énergétique, en repérant les actions et investissements prioritaires. Titulaire d’un master en maîtrise de l’énergie, Robin Reininger a débuté sa carrière chez EDF avant de passer deux années chez Normandie Energies.
Coopératives : Hervé Mucke, nouveau directeur de la Corab, en Charente-Maritime
Hervé Mucke est, depuis début septembre, le nouveau directeur de la Corab (7,3 M€ de CA, 14 300 t de stockage), coopérative de Charente-Maritime dédiée à l’agriculture biologique. Directeur pendant plus de 15 ans au sein de la coopérative agricole de Die dans la Drôme, il a également joué un rôle dans le développement de l’agriculture bio en région Auvergne-Rhône-Alpes. Plus récemment, il fut directeur du pôle agricole de Natura’Pro, coopérative qui a fusionné avec Agrial en juin 2023. L’ancien directeur, Camille Moreau, a pris le poste de responsable d’exploitation forestière chez Omnibois, dans le Lot.