Agra Business | Fertagri/Fertireco, Euralis, Cristal Union et DSM-Firmenich

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Engrais : les unions d'achat Fertagri et Fertireco ne font plus qu’une

Les structures d’achat d’engrais Fertireco et Fertagri annoncent leur rapprochement pour « constituer un groupement renforcé à l’échelle nationale ». Présente dans l’Est de la France, Fertagri achète et commercialise près de 220 000 t d’engrais par an pour le compte de 15 adhérents/actionnaires. De son côté, Fertireco pèse près de 500 000 t d’engrais et constitue un acteur de référence opérant sur la moitié Ouest du territoire auprès de 72 coopératives et négoces. En se regroupant, les deux structures comptent « renforcer leur poids économique, mutualiser leurs expertises et développer une offre de services enrichie », le tout en « élargissant leur couverture géographique ». À elles deux, elles représentent un volume d’activité d’environ 300 M€. Depuis le 1er février, une phase d’intégration progressive est engagée pour assurer la continuité des activités entre les deux équipes : les adhérents de Fertagri vont progressivement intégrer Fertireco. La gouvernance du nouvel ensemble Fertireco ainsi constitué reposera sur une représentation équilibrée des deux unions, « garantissant la continuité des valeurs et des engagements portés par chacune ». Pour rappel, la présidence de Fertagri est assurée par Étienne Armbruster, gérant du négoce éponyme, et celle de Fertireco par Joël Guiheneuc (Agricom). (Anne Gilet)

Coopératives : Euralis réduit ses pertes en 2024-2025 dans un contexte « difficile »

Les dirigeants d’Euralis ont présenté à la presse ce 9 février une « progression des résultats » en 2024-2025, vantant les efforts de gestion permettant d’engager la réduction de l’endettement et de réduire les pertes de moitié. L’Ebita du groupe coopératif s’améliore de 4,1 %, à 101 M€, sur la base d’un chiffre d’affaires de 1,6 Md€, en légère hausse (+1,3 %). Des progressions enregistrées malgré des problèmes de mycotoxines et la baisse des cours des céréales. De même, la « consommation en berne » n’a pas empêché les ventes d’Euralis Gastronomie de bondir de 37 % (en volume) pendant les fêtes de 2024, grâce au retour de la pleine production de canards gras. Le groupe a amélioré son efficacité industrielle avec la fermeture du site de transformation à Sarlat (Dordogne), l’abattage pour le compte de tiers aux Herbiers (Vendée) et des efforts de productivité au site traiteur d’Yffiniac (Côtes-d’Armor). Euralis a par ailleurs recouru à une centrale d’achat en agrofournitures et a fait la chasse aux frais fixes et stocks. Interrogée sur le rapprochement avec Maïsadour (actuellement étudié par l’Autorité de la concurrence), la coopérative a seulement rappelé que l’avenir des adhérents en dépendait.

Semences : progression annuelle des activités d’Euralis

Lors d’une conférence de presse le 9 février, les dirigeants du groupe coopératif Euralis, basé dans les Pyrénées Atlantiques, ont rapporté une progression de leur activité semences entre 2023-2024 et 2024-2025. Mention spéciale pour le colza, qui voit ses ventes flamber de 22 % annuellement. Vient ensuite le maïs, qui grimpe de 5,7 %, et le tournesol (+5 %). Euralis justifie cette progression par « une génétique performante » et le succès de sa stratégie, basée sur la diversification des débouchés. L’un d’entre eux s’avère particulièrement dynamique, à savoir le Kazakhstan. Les représentants du groupe coopératif rappellent que le pays adopte une politique de hausse de sa production de semences, notamment de tournesol, de maïs et de luzerne. Euralis évoque un autre marché porteur, en l’occurrence la Côte-d’Ivoire. En plus de diversifier ses clients et afin d’assurer la rentabilité de l’industrie, le groupe coopératif travaille sur la réduction de ses stocks de semences, afin de réduire ses coûts. Il évoque un repli pour une valeur de 30 M€ sur les deux dernières années, et espère la même chose pour l’exercice 2025-2026.

Betterave : chez Cristal Union, rendement 2025-2026 supérieur à la moyenne quinquennale

Dans un communiqué du 9 février, le groupe coopératif Cristal Union évoque un rendement de betterave à l’hectare et à 16° supérieur à la moyenne quinquennale, à près de 90 t/ha pour 2025-2026. La qualité est également au rendez-vous. « La richesse en sucre des betteraves est particulièrement élevée cette année, à plus de 18 %, contre 16,7 % pour la campagne précédente, et le tonnage de sucre par hectare est de 14 t/ha en moyenne », indique le groupe. Cristal Union déplore néanmoins les moins bons rendements observés en Champagne. Les résultats y sont inférieurs à la moyenne du groupe, la région ayant été davantage frappée par la sécheresse et la jaunisse. Sur le plan industriel, Cristal Union rapporte des productions record d’alcool et d’éthanol, « en hausse de 20 % par rapport aux années précédentes ». L’entreprise voit dans ses bons résultats la conséquence de ses investissements dans son appareil industriel. Elle précise avoir renforcé « les synergies entre ses sucreries et ses distilleries, afin d’arbitrer au mieux ses productions en fonction des opportunités de marché ».

Nutrition animale : DSM-Firmenich cède son activité au fonds CVC

Dans un communiqué du 9 février, le groupe suisse DSM-Firmenich annonce avoir conclu un accord avec le fonds CVC pour lui céder sa branche Nutrition animale et santé (Animal Nutrition & Health, ANH). Prévue pour être bouclée d’ici la fin de l’année, la transaction a été conclue pour un montant de 2,2 milliards d’euros (Md€). Employant 8 000 salariés pour un chiffre d’affaires de 3,5 Md€ en 2025, ANH se définit comme le « leader mondial de la nutrition animale ». Il a notamment lancé les additifs pour bovins Bovaer (réduction des émissions de méthane), qui restent dans le giron de DSM. Dans le détail, à l’issue de l’opération, ANH sera divisée en deux entreprises indépendantes, « the Solutions Company » (nutrition, prémixes, alimentation de précision) et « the Essentials Company » (vitamines, caroténoïdes, arômes). DSM gardera 20 % de l’actionnariat de ces entreprises. En 2025, DSM s’était déjà séparé de son activité de production d’enzymes (pour 1,5 Md€). Le groupe avait annoncé en 2024 le projet de cession de sa branche nutrition animale, afin de recentrer son activité sur le grand public : alimentation (produits laitiers, plats préparés, boissons, pet food, etc.), santé et cosmétiques.

Vin/caves coopératives : projet de fusion entre les Vignerons du Saint Mont et du Madiran

Les caves coopératives Vignerons du Saint Mont et Vignerons du Madiran, toutes deux membres de l'union commerciale Plaimont, ont engagé un projet de fusion. L’opération prévoit l’absorption des Vignerons du Madiran par les Vignerons du Saint Mont. La nouvelle entité s'appellera Vignerons du Piémont pyrénéen et de Gascogne, et disposera d’un conseil d’administration constitué de 19 membres(13 issus de Saint Mont et six de Madiran). L’objectif de ce rapprochement : renforcer la compétitivité et consolider le potentiel économique des deux structures, mutualiser les outils de production et de commercialisation et accroître la capacité d’investissement. Les Vignerons du Saint Mont, aussi appelés Cave du Pays d’Artagnan, rassemblent 130 viticulteurs sur 2 000 ha d’AOP Saint Mont et IGP Gascogne, pour un chiffre d’affaires de 20 M€ environ. Quant aux Vignerons du Madiran (ou Cave de Crouseilles), ils sont 100 viticulteurs sur 800 ha de vignobles AOP Béarn, Madiran, Pacherenc du Vic-Bilh, IGP Pyrénées-Atlantiques et Tolosan, et ont dégagé un chiffre d’affaires de 6 M€ lors du précédent exercice. (Elena Blum)

Distribution : le taux de marge d’un magasin U n'est que de 2 %, souligne Schelcher

Le p.-d.g. de Coopérative U, Dominique Schelcher, a indiqué que le taux de résultat net d’un magasin U standard atteint en moyenne 2 % de son chiffre d'affaires. Ce chiffre est obtenu en partant d'un taux de marge brute de 24-25 % dont on déduit les charges de personnel, les frais généraux (publicité, services financiers, etc.), la fiscalité et l’immobilier, a-t-il indiqué le 4 février devant les sénateurs de la commission d’enquête sur les marges des distributeurs et des industriels. Il est aussi revenu sur les charges d’immobilier, qui ne doivent pas dépasser les 2 à 3 % du chiffre d’affaires d’un magasin pour garder un équilibre économique. Ce point est d’autant plus important que Coopérative U s’est détournée de la reprise des magasins Casino car les loyers étaient trop élevés et les murs détenus par des propriétaires extérieurs à Casino, a-t-il expliqué. Concernant les marges appliquées par les distributeurs aux fruits et légumes, réputées plus élevées que pour d’autres rayons, Dominique Schelcher a justifié la pratique de la péréquation des marges, avançant aussi que les fruits et légumes ont plus de pertes, demandent plus de travail et plus de frais logistiques. L’enseigne travaille actuellement sur l’évolution des marges sur les fruits et légumes, mais « il faut trouver des économies ailleurs ou de quoi faire un équilibre différent ».

Produits laitiers : Bel nomme Peter McGuinness comme p.-d.g. Amérique du Nord

Le groupe Bel a annoncé le 9 février la nomination de Peter McGuinness comme président directeur général de Bel Amérique du Nord. Avant de rejoindre Bel, Peter McGuiness a « contribué à faire de Chobani un leader de sa catégorie et à soutenir la croissance et la mission d’Impossible Foods », indique le groupe Bel. « Dans le cadre de ses responsabilités, Peter McGuinness supervisera les opérations des trois bureaux de la région, New York, Chicago et Montréal, ainsi que des cinq sites industriels de Bel aux États-Unis et au Canada. » Son objectif sera d’amener le portefeuille de marques du groupe à un « niveau supérieur », avec pour priorités « l’accélération de la croissance, le développement d’innovations, le renforcement de l’ancrage local et la construction d’un modèle d’alimentation plus saint et plus durable. »

Chanvre : la coopérative La Chanvrière élit un nouveau président

La Chanvrière, coopérative leader de production et transformation de chanvre, située dans l’Aube, a élu le 28 janvier son nouveau président. Guillaume Maman, 44 ans, est administrateur de la coopérative depuis 2009. Il remplace Benoît Savourat, qui a été président de La Chanvrière pendant 28 ans. La coopérative compte 750 adhérents qui cultivent 13 000 ha. 80 000 t de chanvre sont transformées à Saint-Lyé, dégageant un chiffre d’affaires de 50 M€ environ. La Chanvrière a annoncé l’ouverture d’une nouvelle usine, pour traiter 50 000 t de chanvre, à Juniville dans les Ardennes. L’investissement se situe entre 15 et 20 M€ et l’usine devrait voir le jour courant 2027. (Elena Blum)

Endives : le groupe Perle du Nord accueille son directeur général

Christophe Levyfve a été nommé directeur général de Perle du Nord, marque de producteurs d’endives, qui rassemble cinq coopératives des Hauts-de-France (Sipema, Endives du Valois, Primacoop, Marché de Phalempin, Cap Endives). Il avait déjà occupé cette même fonction entre 2008 et 2013, avant de diriger un groupe de communication. Perle du Nord produit 65 000 t d’endives par an, soit la moitié de la production française. En 2024, le chiffre d’affaires de l’union s’élève à 198 M€. (Elena Blum)