Agra Business | Westfleisch/Vion, Dussau/Robot System, Melinda Lab, Citeo

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Viande : en Allemagne, Westfleisch veut reprendre les abattoirs de Vion dans le sud

La coopérative allemande Westfleisch a confirmé dans un communiqué le 30 juillet son intérêt pour les six abattoirs de Vion que Premium Food Group (ex-Tönnies) est empêché de reprendre par l’Office fédéral des ententes. Alors que le néerlandais Vion a annoncé son retrait d’Allemagne, Westfleisch, n°2 allemand en viandes de boucherie, s’est proposé aux représentants de l’administration et de l’agriculture comme un acteur « responsable » envers les éleveurs de Bavière. C’est justement pour protéger les producteurs de porcs et de bovins du sud de l’Allemagne que l’autorité de la concurrence a interdit à Premium Food Group de reprendre les abattoirs de Vion situés dans cette partie du pays. Le journal allemand Handelsblatt rapportait le 12 juin que l’Office fédéral des ententes avait jugé que Premium Food Group aurait acquis une position dominante dans les secteurs des viandes porcine et bovine en reprenant les activités de Vion. Dans le bœuf, Westfleisch et Premium Food Group se disputent la deuxième place nationale, rappelle le journal économique.

Élevage : le spécialiste du paillage Dussau rachète Robot System (robots d’alimentation)

Dussau Développement, qui se définit comme « un acteur majeur spécialisé dans le matériel de distribution de litière et d’aliments », a annoncé dans un récent communiqué le rachat de Robot System, « spécialiste de la distribution automatisée d’aliment » pour l’élevage. Un rapprochement qui « donne naissance à une offre complète et cohérente de solutions robotisées " made in France " », selon l’entreprise. Robot System faisait partie du groupe Cartel (fabricant multi-secteurs « spécialisé dans la transformation de métaux »). Basée dans les Landes, Dussau Développement (40 salariés) conçoit et fabrique des pailleuses, des robots de paillage et des gaveuses pour la production de foie gras. Via Robot System – dont la gamme « reste inchangée » –, l’entreprise propose désormais des distributeurs d’aliments et des robots repousse-fourrage. Ceux-ci seront produits par le site de Pécorade (Landes), également siège social de Dussau Développement. Par ailleurs, la société « fait évoluer sa stratégie commerciale », en s’appuyant sur « un réseau de concessionnaires agréés ». Ses produits seront disponibles partout en France, alors qu’ils étaient jusque-là distribués par trois revendeurs situés dans l’Ouest (Landes, Ille-et-Vilaine, Deux-Sèvres).

Betterave sucrière : un potentiel de récolte « élevé », la jaunisse peu répandue (institut)

Au moment où une forte canicule s’étend, la récolte de betterave sucrière s’annonce prometteuse compte tenu d’une jaunisse peu présente. Les conditions sont « très favorables à la productivité » de la betterave, selon un bulletin de l'ITB (institut technique) publié le 6 août. « Le potentiel (de rendement) est élevé, et la jaunisse apparaît comme le principal facteur limitant pour l’instant, cantonné à quelques territoires », déclare la directrice du département technique et scientifique Fabienne Maupas, citée par nos confrères de Réussir Grandes cultures. Le Nord, le Pas-de-Calais, l’Aisne et la Seine-Maritime sont relativement épargnés par la jaunisse en 2025. Les symptômes ne dépassent pas 5 % de la surface des parcelles les plus touchées, se manifestant généralement par quelques betteraves isolées ou des foyers très limités, sans impact sur la productivité, d’après l’ITB. L’Île-de-France est le bassin le plus affecté, avec 20 % de parcelles présentant des symptômes sur plus d’un quart de leur surface. Viennent ensuite la Champagne et le Centre-Val de Loire, avec 10 % de parcelles touchées dans les mêmes proportions. L’Eure, l’Oise et la Somme se situent dans une situation intermédiaire.

Colza : Terres Inovia conseille d’attendre la prochaine pluie significative avant de semer

Les semis et les levées précoces des colzas constituent un levier efficace pour contourner les attaques d’insectes à l’automne et notamment celles des adultes de grosses altises. Mais cette année, alors que les cumuls de pluie restent très bas depuis la récolte des céréales et que la météo annonce de fortes températures, Terres Inovia alerte sur les risques de mettre en place une telle stratégie. L’institut technique dresse, dans une note parue le 4 août, un état des lieux par région et liste les éléments à prendre en compte avant de sortir le semoir. Quand les préparations de sol ont débuté tôt, les fortes chaleurs actuelles dessèchent le lit de semences. « Seules les parcelles prévues en semis direct ou travaillées tôt après la récolte du précédent, et roulées, maintiennent leur fraîcheur, dans la mesure où la pluviométrie a été suffisante », insiste l’institut. Il ajoute que « les semis de colza risquent aussi de stimuler la levée des repousses de céréales et ainsi, concurrencer les colzas, notamment dans un contexte de fortes températures et de faibles disponibilités en eau ». Selon les situations, le colza a besoin de 10 à 30 mm de précipitations pour lever. Mieux vaut donc attendre le prochain épisode pluvieux significatif pour viser une levée autour du 1er septembre et un stade « quatre feuilles » au 20 septembre. (Anne Gilet)

Fruits transformés : l’italien Melinda Lab dynamise le marché, en pleine croissance

« Tasty, healthy, and easy » (bon, sain et pratique) : c’est avec ce slogan que le consortium italien de la pomme Melinda a donné une leçon de marketing aux 230 congressistes internationaux du dernier Prognosfruit, du 6 au 8 août à Angers. C’est Paolo Gerevini, le d.g. du Melinda Lab, « business unit » spécifiquement dédiée à la transformation après le rachat d’AD Chini en 2022, qui a présenté son approche basée sur le triptyque « segmentation, innovation continue et communication massive ». Résultat : transformation d’un marché vieillissant en un marché dynamique, avec +87 % de croissance en 2024 pour les compotes et purées par rapport à 2019 (et +42 % attendus d’ici à 2030), +46 % pour les barres fruitées (+24 % projetés à 2030), +140 % pour les fruits séchés (+150 % d’ici 2030). Avec plus de valeur perçue et une meilleure rémunération des producteurs. Au niveau mondial, la production annuelle de pommes par habitant a plus que doublé en 60 ans (de 5 kg à 11 kg), et la pénétration des produits transformés s’accroît franchement. En France, « la consommation de compotes a plus que doublé au cours des 15 dernières années, quel que soit l'âge » précise Guillaume Argand, vice-président de la Fiac Fruits (industriels des aliments conservés). (Florence Rabut)

Tomates d’industrie : récolte attendue en hausse dans le nord de l'Italie

Les prévisions de récolte de tomates d’industrie sont meilleures que prévues en Italie, rapporte le site Tomato News le 11 août. Les volumes attendus s’élèvent à 5,8 millions de tonnes (Mt), au lieu des 5,6 Mt initialement prévues. Cette révision à la hausse concerne le cycle tardif dans le nord de l’Italie, où la récolte attendue passe « de 3 Mt à 3,2 Mt, sous réserve d'une météo favorable jusqu'à la fin de la récolte ». Par ailleurs, dans le nord, la récolte précoce « est presque terminée » avec 700 000 t récoltées au 3 août. La récolte de mi-saison « commence » tout juste, avec un pic attendu la semaine prochaine pour une durée de quinze jours. Dans le centre-sud du pays, la prévision de 2,6 Mt demeure inchangée. Les surfaces plantées sont « proches de celles de l’année dernière (-600 ha) ». Dans les Pouilles subsiste le problème de la disponibilité en eau « qui aura une incidence sur le volume de récolte de tomates allongées ».

Emballages : Citeo lance des appels d’offres pour le recyclage des barquettes

L’éco-organisme Citeo informe, par un message du 7 août sur le réseau social LinkedIn, qu’il ouvrira deux appels d’offres le 1er octobre, l’un pour recycler des barquettes en PET et PET/PE clair (monocouche ou multicouches), l’autre pour des films en PE et PP. En avril 2023, il avait choisi deux industriels français, Paprec et Carbios, pour le recyclage de pots et barquettes en PET. Paprec réalise dans un premier temps le recyclage mécanique des emballages monocouche. Cette opération sera suivie d’un recyclage par dépolymérisation chez Eastman dès que l’usine sera construite en Normandie. Les résines recyclées produites sont en principe aptes au contact alimentaire. Carbios, avec Wellman et Valorplast, transforme mécaniquement des barquettes monocouche et multicouches, en attendant l’entrée en fonction d’une usine de transformation enzymatique de tout emballage en PET, qui permettra le retour au contact alimentaire. Citeo promettait, dans un communiqué du 26 avril 2023, que « la majorité des pots et barquettes en PET utilisée pour emballer les fruits et légumes, les viennoiseries ou la charcuterie [serait] recyclée en France dès 2025 ». Ce qui n’est pas encore le cas.

Restauration : des « pratiques trompeuses courantes » dans la livraison à domicile (DGCCRF)

Dans un communiqué mis en ligne le 8 août, la DGCCRF rend compte d’une enquête nationale sur plus de 645 établissements proposant des plats livrés à domicile. Celle-ci a relevé 21 % d’infractions et « révélé des pratiques trompeuses courantes, telles que la francisation de certains ingrédients et l'utilisation infondée de mentions valorisantes comme " fait maison ", " frais " ou " local " ». La non-indication des allergènes fait notamment partie des manquements de la part des établissements de restauration rapide, traditionnelle ou des « dark kitchens » contrôlés. Elle est due au manque d’information, en particulier chez les indépendants, ou à l’impossibilité de les indiquer sur la plateforme de livraison. Le manque de transparence sur l'origine des viandes, dont l’indication est obligatoire, est également relevée, notamment sur les sites internet des restaurants. La DGCCRF met en avant qu’« une franchise, implantée dans plusieurs régions a fait l’objet d’un procès-verbal pénal pour pratiques commerciales trompeuses en raison d’allégations fausses et notamment la présentation comme du « Sud-Ouest » de foie gras importé de Bulgarie et l’abus de références à des AOP ».

À nos abonnés : possible ralentissement des parutions en période estivale

En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agra Business pourra être diffusé à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.