Agra Business | Coca-Cola, Global Bioenergies, Solynta, Lindt & Sprüngli

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Sucre/maïs : Coca-Cola conserve le maïs, mais lance une boisson au sucre de canne

Dans un article du média américain The Wall Street Journal paru le 22 juillet, le géant de l’agroalimentaire Coca-Cola a confirmé qu'il allait lancer une nouvelle boisson à base de sucre de canne, tout en continuant à utiliser du sirop de maïs dans d’autres breuvages, moins onéreux mais également plus nocif pour la santé. Pour rappel, cette annonce fait suite à un message publié le 16 juillet sur les réseaux sociaux par le président états-unien Donald Trump, qui affirmait avoir persuadé l'entreprise de remplacer le sirop de maïs par le sucre de canne dans la fabrication de ses boissons. Le dirigeant du groupe James Quincey a déclaré, lors d'une conférence téléphonique, que la boisson à base de sucre de canne « serait une option durable pour les consommateurs ». Il a fait remarquer que Coca-Cola l’utilisait déjà dans d’autres de ses produits vendus aux États-Unis, comme la limonade ou le café. Bien que la consommation de sucre aux États-Unis dépasse la production nationale de sucre de canne rapporte le média, James Quincey a indiqué que Coca-Cola disposait d'une offre en matière première suffisante pour lancer la gamme. « Au fil du temps, si la demande augmente, davantage d'hectares seront plantés », a ajouté le dirigeant.

Biocarburants aéronautiques : Global Bioenergies rapporte quatre offres de reprise

Dans un communiqué du 21 juillet, le producteur de biocarburants aéronautiques Global Bioenergies déclare que quatre offres de reprise d’activités et d’actifs ont été déposées dans le cadre du processus de pré-pack cession mis en place le 3 juin. La date limite de remise des offres était fixée au 18 juillet. Les quatre offres reçues, encore à un stade préliminaire, peuvent encore évoluer, et contiennent des conditions suspensives qui devront être levées d’ici l’audience d’examen, qui devrait se tenir en septembre ou en octobre au tribunal de commerce d’Evry. Pour rappel, Global Bioenergies prévoyait en juin 2023 la construction d’une usine de biocarburants aéronautiques à horizon 2028. Mais l’entreprise n’est pas parvenue à financer son projet, en raison de dettes significatives. Le communiqué rappelle qu'aucune proposition portant sur le rachat des actions n’a été soumise. « La valeur des actions deviendra donc nulle lors de la liquidation de la société qui suivra la potentielle cession des actifs », précise Global Bioenergies. 

Maïs/tournesol : nette révision à la baisse des prévisions de rendement dans l’UE

Selon son rapport mensuel publié dans la soirée du 21 juillet, l'observatoire des cultures européennes, Mars, service détaché de la Commission européenne, a nettement revu à la baisse ses prévisions de rendement moyen de maïs et de tournesol au niveau de l'UE par rapport au mois de juin. Elles passent de 7,46 t/ha à 7,18 t/ha pour la graine jaune, et de 2,11 t/ha à 1,94 t/ha concernant la plante oléagineuse. La justification : le déficit de pluie observé en ce début d'été a fortement dégradé le potentiel des cultures, spécialement dans le sud-est de l'Europe. La Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie, importants bassins de production et exportateurs, ont été touchées. Des pays importateurs, tels que l'Italie et le sud de l'Espagne, ont également souffert, mais dans une moindre mesure. Toutefois, la projection de rendement reste, pour le moment, supérieure au résultat de l'an dernier en maïs, qui s'élevait à 7,1 t/ha. En tournesol, la productivité moyenne s'affichait à 2,02 t/ha en 2024. La France voit également son potentiel affecté. Le rendement moyen en maïs passe de 9,15 t/ha à 8,9 t/ha (9,3 t/ha en 2024), et de 2,32 t/ha à 2,3 t/ha en tournesol.

Maïs : l’Ukraine pourrait produire près de 30 Mt en 2025, selon l’UGA

D’après une note du cabinet d’analyse ukrainien Ukragroconsult du 21 juillet, reprenant une information d’AgroPortal, l’Association ukrainienne des grains (UGA - représentant producteurs et exportateurs de grains locaux) table sur une production nationale 2025 de maïs à 29,26 Mt, si la météo se montre clémente, contre 25,94 Mt l’an dernier. Les exportations pour la campagne commerciale 2025-2026 devraient naturellement grimper par rapport à 2024-2025, passant de 21,4 Mt à 24 Mt. « Le maïs se présente très bien dans les champs, il n’y a pas de risque aujourd’hui. La seule inquiétude est que la récolte pourrait être retardée en raison des conditions météorologiques. Si certaines exploitations récolteront dès septembre, cette année, la moisson commencera réellement probablement fin septembre, début octobre », a déclaré le président de l'association Mykola Gorbachev. L’Ukraine représente un concurrent majeur de l’Hexagone concernant les exportations de maïs vers les pays de l’UE. Tous grains confondus, l’UGA table sur une production ukrainienne 2025 à 83 Mt, en progression de 4 Mt par rapport à 2024. Les expéditions pourraient atteindre 50 Mt en 2025-2026, en hausse de 3,3 Mt par rapport à 2024-2025, d’après la même source.

Maïs : Arvalis prévoit de premiers ensilages assez précoces, dès la mi-août

Dans un communiqué du 22 juillet, Arvalis table sur de premiers chantiers d’ensilage de maïs à la mi-août en France, soit une date assez précoce. En effet, les cultures se trouvent dans un stade de développement avancé. « Depuis début mai, les cumuls de températures enregistrés sont excédentaires par rapport à la normale sur l’ensemble du territoire hexagonal », signale l’organisme. Plus en détail, les premières récoltes devraient débuter dans « les Pays de la Loire, le Poitou-Charentes, le Limousin, en Rhône-Alpes et à l’est du Bassin Parisien/Champagne-Ardenne ». Une autre mise à jour de ces prévisions est attendue début août. L’institut technique tempère néanmoins ses projections, qui ne peuvent « représenter l’ensemble des situations agronomiques, notamment pour les parcelles semées plus tardivement ». Pour rappel, Arvalis avait déjà alerté le 9 juillet sur la précocité des floraisons des plantes. En plus des températures élevées cumulées au printemps et au début de l’été, les conditions d’emblavement avaient été bien plus favorables que l’an dernier, qui avait souffert d’intenses pluies.

Pommes de terre : le néerlandais Solynta veut remplacer les tubercules par des semences

La biotech néerlandaise Solynta vient d’obtenir un soutien de 20 M€ de la BEI (lire l’article sur Agra Innovation), sous forme d'un prêt de capital-risque, « afin d’accélérer le développement de variétés de pommes de terre plus résistantes aux maladies et au changement climatique », indique-elle dans son communiqué du 18 juillet. La société utilisera ses fonds pour ses recherches sur l'utilisation de semences de pommes de terre traditionnelles en remplacement des tubercules traditionnels. « L'utilisation de semences de pommes de terre comme alternative aux tubercules pour la culture pourrait améliorer la rentabilité de la production », souligne Solynta. Grâce à une technologie éprouvée de sélection hybride, la société a réussi à créer « des variétés de pommes de terre plus robustes, nécessitant beaucoup moins d'intrants phytosanitaires ». Sa méthode de sélection, qui exclut les organismes génétiquement modifiés (OGM), « permet d'adapter relativement rapidement les caractéristiques de la pomme de terre à différents besoins, notamment la résistance à des maladies comme le mildiou – une maladie fongique destructrice – et l'adaptation au changement climatique » souligne le communiqué. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)

Lait : les producteurs claquent la porte du bureau du Criel Alpes Massif Central

La mise en place d’un indicateur de la matière grasse et de la matière protéique du lait a échoué à l’échelle de la région Alpes Massif Central à cause de l’absence d’accord entre les collèges producteurs et industriels du Criel, l’interprofession régionale. « Le collège producteur du Criel Alpes Massif Central (interprofession régionale) a quitté le Bureau de l’interprofession réuni ce lundi 21 juillet à Feurs », indique un communiqué commun de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA), daté du 21 juillet. Selon les producteurs, une motion visant à acter la création d’un indicateur régional de valorisation de la matière utile du lait fondé sur le mix produit régional, devait se concrétiser, mais « l’attitude inacceptable du collège Fnil (Fédération nationale de l’industrie laitière) » a fait échouer cette démarche pourtant initiée par les industriels. Les producteurs reprochent à la Fnil une obstruction systématique de toute tentative d’avancée collective. Les producteurs affirment vouloir « poursuivre le travail collectif, mais avec des partenaires fiables, cohérents, et réellement animés par l’intérêt général de la filière laitière régionale » sans quitter l’interprofession régionale.

Chocolat : Lindt & Sprüngli prévoit des ventes en hausse de 9% à 11% en 2025

Lindt & Sprüngli a publié le 22 juillet ses résultats du 1er semestre 2025 qui font apparaître une hausse de son chiffre d’affaires de 9%, à 2,3 milliards de francs suisses, a-t-il indiqué dans un communiqué. Mais les volumes de ventes ont fléchi de 4,6% durant la même période, le groupe suisse expliquant ce repli par « la faible élasticité des prix, en particulier en Europe ». Le groupe a procédé à des hausses de prix de ses produits de 15,8%. Son bénéfice s'est de son côté contracté de 13,3% par rapport au premier semestre l'an passé, à 188,9 millions de francs suisses. Par comparaison, les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur un bénéfice de 198 millions de francs suisses et 2,29 milliards de francs suisses de chiffre d'affaires, rapporte l’AFP. Pour l'ensemble de l'exercice, Lindt & Sprüngli table désormais sur une progression de ses ventes, hors effets de changes, de 9% à 11%, contre 7% à 9% auparavant. Compte tenu des hausses de prix qui font gonfler le montant des ventes, le groupe avait dit en janvier s'attendre à une croissance plus élevée que de coutume en 2025, puis à renouer ensuite avec son rythme de croissance habituel.