Agra Business | Cémoi, Fiac, fromages de Savoie, Parsada, Bacardi

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Agroalimentaire : Cémoi détaille son plan d’investissement de 40 M€

Le chocolatier Cémoi, filiale du groupe belge Baronie, a détaillé le 23 juillet son plan d’investissement industriel de 40 M€ pour la période 2024-2027. Des moyens mobilisés pour atteindre plus de 1 Mrd€ de chiffre d’affaires en 2030, contre 700 M€ en 2024. 10 M€ sont investis sur son site historique de Perpignan où sont fabriquées chaque années 400 M de tablettes sous marques de distributeurs. Une ligne de production de poudre de cacao y a été transférée depuis une usine allemande du groupe. « À Villeneuve-d’Ascq (Nord), 2,6 M€ seront investis pour faire de ce site, spécialisé dans la guimauve, un centre d’excellence de sa catégorie », indique Cémoi. A Tinchebray (Orne), le groupe a investi 7 M€ dans une ligne de « dernière génération » dédiée à la fabrication de palets et de gouttes destinés au marché professionnel, et 3 M€ sont alloués à la modernisation de ce site. À Chambéry (Savoie), plus de 1,5 M€ seront mobilisés pour faire de cette usine un « centre d’excellence de la pâte de fruit ». Une enveloppe additionnelle de « plusieurs millions d’euros », destinée à accompagner le développement industriel et à soutenir la stratégie de croissance du groupe est prévue pour plusieurs sites.

Fruits transformés : les faibles récoltes en Europe entrainent une forte hausse des prix (syndicat)

La Fédération française des industries d’aliments conservés, déshydratés et surgelés (Fiac) tire la sonnette d’alarme, dans un communiqué de presse le 23 juillet, face aux difficultés d’approvisionnement en fruits que le secteur rencontre à l’échelle européenne. « Gelées tardives, grêle, sécheresse ou pluies excessives : les aléas météorologiques liés au dérèglement climatique ont très lourdement affecté cette année les principales régions de production européennes » souligne-t-elle. Ainsi, en framboises, la Serbie, principal bassin d’approvisionnement, fait face à une sécheresse exceptionnelle réduisant la récolte de moitié. Pluies et gel en Pologne entraînent une baisse jusqu’à 50 % des volumes de fraises. Les récoltes de cerises griottes sont aussi en baisse (-30 à -80 % en Europe de l’Est), tout comme en cerises noires, en cassis et en rhubarbe. Situation similaire mais moins affirmée en abricots. Au total, ces évolutions se traduisent par une hausse très importante des coûts de revient des confitures et autres produits transformés à base de fruits. « En France, si les récoltes sont globalement correctes, les volumes orientés vers la transformation sont très insuffisants pour couvrir les besoins. Les transformateurs continuent donc à s’approvisionner dans les grands bassins européens, où les prix sont tirés vers le haut par la rareté à un niveau jamais vu », analyse la Fiac

Huile d'olive : Madrid planche sur une régulation des volumes

Selon le ministère de l'Agriculture espagnol, la production d’olives pourrait dépasser les 1,41 millions de tonnes, rapporte la plateforme d’information Tierra (Cajamar). Elle reviendrait à la normale après deux années de faible récolte  (2022/23, avec 666 000 t, et 2023/24, avec 855 600 t). Cependant, pour l'Association des agriculteurs pour la défense des oliveraies traditionnelles (Asolite), elle s’établirait plutôt entre 1,08 et 1,27 million de tonnes avançant une baisse de 25 à 30 % dans la province de Jaén, la plus grande productrice d'Espagne. L’alternance des oliveraies, des températures anormalement élevées pendant la floraison et l'impact de ravageurs expliqueraient la situation. Le niveau de récolte est un enjeu de taille : selon Tierra, le ministère de l’Agriculture travaillerait à un règlement afin de réguler la commercialisation de l'huile d'olive pour la campagne 2025-2026. Il prévoirait le retrait d'une partie de la production du marché en cas d'excédent. Cette proposition a déjà reçu l’aval des syndicats agricoles (Asaja, Coag…) mais pas celui des représentants des huileries. Ceux-ci craignent pour la compétitivité du secteur face aux concurrents (Portugal, Tunisie, …) mais surtout de devoir financer les coûts de rétention.

Étiquetage de l'alcool en Irlande : Dublin reporte l’entrée en vigueur de sa législation

Initialement attendue pour le mois de mai 2026, le gouvernement irlandais a décidé, le 22 juillet, de différer de deux ans (jusqu’en 2028) la mise en œuvre de sa législation sur l’étiquetage des boissons alcoolisées concernant les risques liés à leur consommation. Très contestée par la filière, cette législation rend obligatoire l’étiquetage des informations de santé sur les bouteilles d’alcool. Un avertissement de santé destiné spécialement aux femmes enceintes, et un autre destiné à informer sur la corrélation entre la consommation d’alcool et les cancers mortels sont ainsi prévus. « Ce report est indéniablement une bonne nouvelle pour les entreprises viticoles », a déclaré Marzia Varvaglione, présidente du CEEV (entreprises vins de l’UE) dont l’organisation avait demandé en 2023 l’ouverture d’une procédure d’infraction auprès de la Commission européenne. A contrario, l’ONG Eurocare estime que « retarder la publication de ces avertissements ne supprime pas les dangers ; cela ne fait que maintenir les gens dans l'ignorance ».

Alternatives aux pesticides : huit nouveaux plans validés pour la « vague 2 » du Parsada

Lors de sa dernière réunion le 22 juillet, le comité inter-filières (interprofessions, instituts techniques, Inrae, Anses, Cirad, Chambres d’agriculture…) a validé huit nouveaux plans d’action dans le cadre du Parsada (alternatives aux pesticides), annonce le ministère de l’Agriculture dans un communiqué de presse. Deux d’entre eux concernent la filière PPAM (plantes aromatiques et à parfum) pour la lutte contre le mildiou (dont celui du houblon contre Pseudoperonospora humuli). Un plan d’action porte sur la gestion des sclérotinioses pour la filière fruits et légumes transformés. Un autre sur la lutte contre les  insectes piqueurs suceurs dans la filière horticulture.  Concernant l’outre-mer, les plans d’action porte sur les bioagresseurs de la canne à sucre, la gestion de l’enherbement et de fin de cycles en bananeraies, et la lutte contre les maladies dans les cultures de diversification végétale. Un dernier plan s’intéresse aux ravageurs pour les filières en agriculture biologique. Ces huit plans d’action s’ajoutent aux cinq plans d’action validés le 21 mai dernier au titre de la « vague 2 » du Parsada. En 2025, 50 millions d’euros ont été dédiés. En 2024, 143 millions d’euros avaient été engagés (32 projets retenus à date et financés)

Volaille: au Brésil et en Argentine, une filière hors cage en plein développement

Le salon des professionnels de l’œuf, qui s’est tenu à Buenos Aires du 2 au 4 juillet, a permis de faire un état des lieux de la filière des œufs de poules élevées « hors cage » en Argentine et au Brésil. Inexistante il y a peu, elle représenterait aujourd’hui entre 1,5% et 2% de la production totale d’œufs d’Argentine, qui compte quelque 58 millions de pondeuses. « Le créneau du hors cage est un marché de niche local en grande forme. Mes clients de l’industrie alimentaire en veulent juste pour faire valoir cet ingrédient sur l’étiquette de leurs produits. Jusqu’ici, aucun exportateur de poudre d’œuf ne m’en a fait la demande », informe le Yari Lucerna, le plus gros éleveur de pondeuses au sol d’Argentine avec ses 105 000 volailles conduites en libre parcours à Santa Fe. Au Brésil aussi, le hors cage connaît un engouement tout récent. « La filière constitue moins de 3% des effectifs d’environ 200 millions de pondeuses estimées au Brésil, renseigne Leandro Yoshikawa, patron du fabricant de cage à poules brésilien Artabas. En forte croissance, cette filière hors cage pourrait représenter 20% des effectifs d’ici 2030, soit 40 millions de pondeuses supplémentaires. Par notre correspondant, Marc-Henry André.

Lait : présence du dioxyde de titane dans le lait animal et humain (étude)

Une étude scientifique publiée le 23 juillet dans la revue Science of the Total Environment met en évidence la présence de microparticules et nanoparticules de dioxyde de titane (TiO₂) dans le lait humain, le lait animal et le lait infantile en poudre (formules pour nourrissons). L’équipe de recherche a analysé 33 échantillons de lait prélevés en 2022 de lait de vache et d’ânesse, de lait infantile en poudre de vache et de chèvre (2-36 mois) et de lait maternel. Les laits animaux étaient issus de l’agriculture biologique ou conventionnelle. « Cette première étude concernant la présence du TiO₂ dans le lait met en évidence une présence de particules dans tous les échantillons testés », déclare Anne Burtey, chercheur à l’Unité mixte de recherche génétique animale et biologie intégrative (Inrae, AgroParisTech, université Paris-Saclay). Pour ce qui est des nanoparticules de TiO₂, elles sont présentes dans 100 % des laits animaux et dans 83 % des laits infantiles analysés. Des études précédentes ont montré que le TiO₂ est présent dans les eaux de surfaces, les sols et l’air. Il est lassé cancérigène potentiel chez l’être humain par inhalation depuis 2006 et interdit par dans l’alimentation humaine depuis 2020 en France.

Bovins/DNC: «environ 200 tonnes» de fromages de Savoie stockées, dans l'expectative

Les producteurs de fromages de Savoie ont stocké «environ 200 tonnes» de produits dans l’espoir d’un feu vert pour leur commercialisation, pour l’heure interdite dans le cadre des mesures de sécurité autour de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a indiqué le 23 juillet à l’AFP le président de l’Association des fromages traditionnels des Alpes savoyardes (AFTAlp). Après la découverte d’un premier cas de dermatose des bovins en Savoie fin juin, l’arrêté préfectoral portant sur les mesures de déclaration, de surveillance et de prévention en lien avec la maladie, a également concerné les produits laitiers, a rappelé Thomas Dantin, président de l’AFTAlp. Cet arrêté instaure notamment «l’obligation de détruire les produits dans les 28 derniers jours de fabrication» précédant la détection d’un cas de DNC dans un élevage de bovins, a expliqué ce producteur de lait savoyard. Cette mesure a mené au stockage, à l’heure actuelle, «d’environ 200 tonnes» de fromages, pour une valeur «d’environ 2 millions d’euros», selon M. Dantin. «Il y a un point qui est quand même important, c’est qu’il n’y a aucun risque pour la santé humaine» a-t-il souligné avec insistance. «Le bon sens paysan veut que s'il n'y a pas de risque, s'il n'y a aucun lien entre la maladie et l'humain, au moins nous laisser la possibilité de commercialiser ces produits», souhaite Thomas Dantin. «Aujourd'hui, on attend une réponse de Mme la ministre» de l'Agriculture, a-t-il dit.

Taxes américaines: accord entre les Etats-Unis et le Japon qui fait une ouverture sur le riz

A une semaine de la date fatidique du 1er août et l’entrée en application des droits de douane « réciproques », le Japon et les Etats-Unis sont parvenus à un accord commercial. C’est ce qu’a annoncé, le 22 juillet, le président américain Donald Trump sur son réseau social Truth Social. Selon la Maison Blanche, le pays du Soleil-Levant devrait investir 550 milliards de dollars aux Etats-Unis et ouvrir son marché aux voitures, au riz et à d’autres produits agricoles américains en échange d’un droit de douane réduit de 15% (en lieu et place des 25% promis). « Cet accord n'implique aucun sacrifice pour l'agriculture », a d’ores et déjà déclaré Shigeru Ishiba, le premier ministre japonais. Concrètement, il devrait permettre d’augmenter la part américaine dans le cadre du régime d’accès minimum de l’OMC. « Il existe une différence entre pourcentage et quantité », a-t-il ajouté, « il appartient donc à notre pays de décider de la quantité de riz à importer de chaque pays dans le cadre de l'accès minimum ». En pleine crise du riz et alors que la coalition gouvernementale enchaîne les échecs électoraux, Tokyo subit la pression de Donald Trump qui lui reproche de ne pas ouvrir assez son marché au riz et aux véhicules américains pour réduire son excédent commercial abyssal.

Spiritueux: Stéphane Cluzet élargit ses responsabilités chez Bacardi

Dans un communiqué paru le 23 juillet, Bacardi indique que son directeur France et Benelix, Stéphane Cluzet va élargir ses responsabilités pour prendre en charge l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse.

À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale

En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.