Légumes/désherbage : le laser allemand Escarda arrive en France, forte baisse de coût promise
L'entreprise française Stecomat a lancé, mi-avril, la commercialisation du laser de désherbage Escarda en France, promettant une importante réduction du coût de cette technologie très attendue par les producteurs de légumes face aux impasses en herbicides. « Nous avons déjà vendu une machine et une seconde devrait être signée dans les jours à venir », annonce Niek Jansingh, le dirigeant de l’entreprise. Appuyées sur l'intelligence artificielle, ces machines ont fait leur apparition en cultures semées (carottes, mâches) cette année, sous la bannière de l'américain Carbon Robotics (voir notre article), avec des machines qui pêchent par leur coût et leur vitesse. Avec la technologie à LED développée par Escarda, Stecomat annonce une capacité théorique de 1 800 tirs par minute et par module laser. « C’est trois fois plus rapide que le modèle actuellement présent sur le marché », chiffre le dirigeant. Il annonce également un coût de destruction par adventice dix fois moins important que la technologie de Carbon Robotics. « Nous allons pouvoir nous adresser à des fermes plus petites à partir de 30 à 40 ha », estime-t-il. Fin janvier, Stecomat avait par ailleurs ajouté à son catalogue le pulvérisateur de précision de l’entreprise allemande Farm-ING. Là aussi, les producteurs français n’avaient pour l'heure accès qu’à un seul constructeur, le suisse Ecorobotix. (Tanguy Dhelin)
Melons charentais : vers une baisse de surfaces « inégalée » en 2025 (interprofession)
L’interprofession du melon (AIM) a publié ses prévisions de plantations de melons charentais pour la France, le Maroc et l’Espagne. Résultat : une « confirmation de la fragilisation de la filière suite à la difficile campagne 2024 » ; « une baisse inégalée de par son importance (près de -1100 ha) et sa globalité avec les trois pays touchés ». Les conditions météo printanières sont « de moins en moins anticipables depuis quatre ans » et les stratégies sont « de plus en plus difficiles à appliquer » à cause de « perturbations extérieures politiques, économiques (intrants, main-d’œuvre, foncier…) et météorologiques ». En France, les baisses concernent « des surfaces importantes concentrées sur peu d’opérateurs » ; sur le bio, « les surfaces restent stables ». Plus précisément, les prévisions de plantations en France en 2025 s’élèvent à seulement 10 240 ha (-410 ha), dont 7,5% en bio. Soit 5 700 ha dans le Sud-Est dont 480 ha de serres, 2 470 ha (-180 ha) dans le Centre-Ouest dont 10 ha de serres, et 2 070 ha (-230 ha) dans le Sud-Ouest dont 30 ha de serres. Au Maroc : 1 040 ha (-250 ha), une baisse liée aux « incertitudes politiques hivernales encadrant les conditions de plantation et à l’accès à l’eau », et en Espagne, 2 350 ha (- 400 ha), une « perte de 50% des surfaces depuis 2021 ».
Prune : hausse potentielle de 12 à 20% des tonnages en 2025 (AOPn)
L’AOPn Prune a publié ses anticipations de récoltes de prunes, le 29 avril sur le site du salon Medfel, tablant un rebond. En 2025 en France, le potentiel s’élève à 54 à 58 000 tonnes (marché de frais), contre 48 000 t en 2024, pour une consommation des ménages estimée à environ 55 000 t (42,5% des ménages sont acheteurs, 5,7 kg par an). L’association pointe une « période gélive » et détaille les situations selon les bassins. Sud-Ouest : date d’avancement normale sur l’Américano-japonaise et l’Européenne, avec un « potentiel de récolte [de] 90% à 100% d’une année normale » et « aucun défaut à signaler ». Grand-Est : « floraison hétérogène » mais « conditions idéales de pollinisation » ; 80% du potentiel pour la Mirabelle. Sud-Est : avancement normal « avec une belle floraison mais une nouaison qui semble décevante », « bon potentiel à confirmer en fonction de la météo ». A l’occasion de cette publication, l’AOPn Prune, qui représente 230 producteurs et 55% de la production nationale sur le marché de frais, avec un potentiel de 28 à 30 000 t (80% dans le Sud-Est, 15% dans le Grand-Est et 5% dans le Sud-Est), alerte sur une « forte augmentation des charges depuis 2022 » (+30%), incluant une « explosion des charges de main-d’œuvre ».
Fruits et légumes: en Espagne, impact limité de la méga panne d’électricité (syndicat)
L'activité dans le secteur de la production et de l'exportation de fruits et légumes est revenue à la normale le 29 avril dans la plupart des zones productrices fruits et légumes après la panne d’électricité géante qui a frappé l’Espagne le 28, rapporte la Fepex (association des exportateurs de fruits et légumes). L’impact a été limité sur les activités : il a concerné essentiellement les stations de conditionnement et les entrepôts frigorifiques, mais peu le travail directement lié à la production. Ce fut le cas sur les zones d’Alméria (où l’électricité n’a encore été que partiellement rétablie), d’Andalousie, où débute seulement la saison des fruits à noyaux et de Huelva, où la campagne de petits fruits rouges bat son plein. « Les entreprises ont eu recours à des générateurs de remplacement, ce qui a permis la reprise des opérations, et dès lundi soir, la situation était revenue à la normale », rassure l‘organisation professionnelle. En Murcie, le manque de communication a entrainé des difficultés dans le traitement des commandes, entrainant l’arrêt des opérations. Mais, Fepex indique qu’ « il n’y aura pas de problèmes majeurs avec l’approvisionnement en fruits et légumes ».
Tomate d’industrie : en Italie, la disponibilité en eau entraine retard et baisse de rendement
En Italie, alors que les producteurs entament leur cycle cultural, le contraste marqué en termes de disponibilité en eau d'une région à l'autre pourrait peser sur la production à venir, rapporte le site TomatoNews le 22 avril. Dans le nord du pays, les aquifères sont à leur niveau maximum, mais les pluies abondantes et persistantes des dernières semaines (avec des précipitations ayant atteint 130 mm, dans certaines zones) ont retardé la plantation. Mais la profession reste relativement sereine : « les plantations prévue en semaine 15 la semaine 15 sont réalisées entre 30 % et 60 % », indique Alessandro Piva, vice-président de l’organisation de producteurs Pomodoro Nord. La situation est inverse plus au Sud. La région de Basilicate est confrontée à une pénurie d'eau critique : les producteurs envisagent une diminution de 40 % des surfaces par rapport à 2024 : « Les retards dans les décisions de plantation des agriculteurs, dus à l'incertitude hydrique, pourraient compromettre l'ensemble de la campagne », indique TomatoNews. Dans la région des Pouilles, la crise hydrique actuelle devrait entraîner des baisses de rendement encore plus importantes, encore à évaluer.
Plats cuisinés : le britannique Bakkavor cède sa branche chinoise
Le spécialiste britannique des plats cuisinés Bakkavor a annoncé la vente de ses activités en Chine à Lihe Xing Food Technology Company, filiale du groupe Lihoo Food Industry, pour 50 M£. À l’issue de cette cession et après avoir cédé ses activités à Hong Kong fin 2024, Bakkavor aura totalement quitté la Chine. Cette opération, qui doit être finalisée au second semestre 2025 après obtention des autorisations réglementaires, a pour but de réduire la dette et de contribuer au projet de Bakkavor d’augmenter ses marges bénéficiaires. « Les analystes avaient précédemment estimé qu’environ 5,5 % des revenus du groupe en 2026 proviendraient de la Chine, soit environ 130 M£, mais cela ne contribuait qu’à environ 0,4 % du bénéfice d’exploitation ajusté du groupe », indique le média spécialisé Investing.com. La vente des activité chinoises de Bakkavor intervient dans le cadre de l’achat de cette société par son concurrent britannique Greencore, annoncée le 2 avril pour 1,2 Md£. Bakkavor a réalisé un chiffre d’affaires de 2,3 Md£ en 2024, à 85 % sur le marché britannique, et emploie 18 000 salariés.
Consommation : l’inflation a été de retour dans les rayons en avril (Circana)
Après onze mois de déflation, l’inflation fait son retour sur les produits de grande consommation en avril, constate Circana dans son analyse publiée le 29 avril. Les prix de détail en grandes surfaces sont en hausse de 0,3% sur 1 an et de 0,9% sur 1 mois. Les hausses se manifestent surtout dans les rayons boissons et de l’épicerie sucrée, qui sont en hausses respectives de 4% et de 6% par rapport à avril 2024. Elles affectent plus particulièrement les produits à base de café ou de chocolat. Emily Mayer, directrice des études à Circana, commente sur le réseau Linked’In que le fait mérite d’être souligné même si, souligne-t-elle, « l'inflation globale est modérée et touche un nombre limité de catégories (40 catégories ont une inflation supérieure à 1% en avril et 12 une inflation supérieure à 5%) ». L’analyste juge qu’ « il sera intéressant de suivre dans les prochains mois si le niveau global d'inflation augmente, si le nombre de catégories concernées progresse et si ce retour de la hausse des prix vient contrarier le mieux que l'on observe sur notre secteur depuis le début d'année que ce soit en termes d'évolution des volumes et de remontée en gamme des consommateurs ».
Lait : l'américain Actus acquiert une usine de protéines de lactosérum à Foremost Farms
L’américain Actus Nutrition (1,5 Mrd$ de chiffre d’affaires annuel) a annoncé le 29 avril la finalisation d’un accord pour l’acquisition d’une usine de transformation de 9000 m2 située à Sparta, dans le Wisconsin, appartenant à Foremost Farms USA, l’une de plus importantes coopératives laitières américaines (1,8 Mrd$ de ventes annuelles). Ce site produit actuellement des protéines de lactosérum qu’Actus continuera de fabriquer sur place. « Le site fournira une capacité supplémentaire qui nous aidera à mieux répondre à la demande internationale insatiable de protéines de lactosérum », a déclaré David Lenzmeier, PDG d'Actus Nutrition. Les deux parties, qui « entretiennent des relations solides depuis de nombreuses années », selon Declan Roche, directeur commercial de Foremost Farms USA, continueront de travailler ensemble. Avec cette 13e usine, Actus Nutrition, nommé Milk Specialities Global jusqu’en octobre 2024, renforce son portefeuille d’ingrédients à base de protéines (concentrés, isolats et hydrolysats de protéines de lactosérum, ainsi que concentrés, isolats de protéines de lait et caséine micellaire) et de lactose, destinés à l’alimentation du bétail et des animaux de compagnie.
Lait : Biolait veut passer la barre symbolique des 500 €/1 000 litres en 2025
Biolait, premier collecteur de lait biologique en France, s’est fixé pour but d’atteindre le cap des 500 €/1 000 l de lait bio pour ses producteurs d’ici la fin 2025. Cet objectif fixé lors de l’assemblée générale des 9 et 10 avril représente une hausse de 10 % du prix payé aux producteurs et en moyenne un montant de 10 600 € par ferme. Pour y arriver, Biolait a décidé en AG d’agir sur plusieurs leviers, tels que les coûts logistiques en améliorant la densité de la collecte, par exemple en définissant un volume de collecte minimum par ferme ou en intégrant de nouveaux élevages dans certaines zones contribuant à optimiser les tournées. Autres leviers : améliorer les débouchés commerciaux auprès de la distribution et de la restauration hors domicile, et obtenir un accompagnement des pouvoirs publics en ouvrant les programmes opérationnels aux organisations de producteurs de lait bio. Sur ce dernier point, Biolait attend une réponse du ministère d’ici la fin mai. Le contexte économique, marqué par une baisse de la collecte – liée aux problèmes sanitaires, aux dé-certifications, aux départs en retraite et aux arrêts de production – couplée à une hausse de la demande pourrait être favorable aux objectifs de Biolait.
Brasserie : Carlsberg dans le vert grâce à l'acquisition de Britvic
Le brasseur danois Carlsberg a enregistré une augmentation de 17,4 % de son chiffre d'affaires au premier trimestre, après avoir finalisé l'acquisition du britannique Britvic. Son chiffre d'affaires trimestriel s'est établi à 20,12 milliards de couronnes (2,69 milliards d'euros). Le volume de bière vendu a reculé de 1,6 % avec notamment la fin du contrat de distribution de la San Miguel au Royaume-Uni. Le volume de vente des autres boissons a grimpé de 84,5 %. Après un exercice 2024 marqué par la vente de la filiale russe de Carlsberg, à la suite de sa décision de quitter le pays, le groupe continue de tabler sur une croissance de son bénéfice d'exploitation de 1 à 5 % cette année. En Europe occidentale, le chiffre d'affaires de Carlsberg, qui commercialise entre autres les marques Tuborg, Kronenbourg et Brooklyn, a augmenté de 31 % grâce à l'acquisition de Britvic. Le segment des bières premium a porté les ventes du géant danois, avec une hausse de 4 % des volumes vendus, principalement dans des marchés clés en Asie (Chine et Inde), mais aussi en Pologne et au Royaume-Uni.
Chanvre : une biotech lance un ingrédient issu de racines produites in vitro
Dans un communiqué du 29 avril, la société spécialisée dans les biotechnologies végétales STH Biotech a annoncé la commercialisation d’un bio-ingrédient à base de racines de chanvre produites in vitro, destiné à l’industrie de la cosmétique ou pharmaceutique. L’ingrédient contient des substances actives anti-âge, et est co-développé avec Inabata France (filiale du groupe japonais Inabata). Sans OGM, pesticides ou métaux lourds, il est fabriqué en laboratoire afin d’économiser des surfaces et des ressources en eau. « Outre ces avantages écologiques, la technologie de STH garantit des coûts et des productions stables, sans variabilité saisonnière ni risque d’aléa climatique », précise l'entreprise dans le communiqué. Le processus de production est le suivant : la plantule de chanvre est mise au contact d’une bactérie, qui stimulera la production de racines, mais aussi celle des molécules d'intérêt, en modifiant le métabolisme de la plante. Les racines en question seront ensuite cultivées en bioréacteurs dans un milieu composé de sucre, de vitamines et d’eau. Sont ensuite extraites les molécules actives recherchées pour la formulation d’ingrédients vendus aux industriels.
Coopératives: les thèmes des journées techniques de NatUp, Axéréal, Noriap, Scara et Agora
Qu’il s’agisse de visites d’essais ou d’évènements plus importants, les journées techniques restent des temps forts pour les coopératives agricoles afin de présenter à leurs adhérents les sujets travaillés, les innovations à venir et d’être à l’écoute de leurs attentes. NatUp (Seine-Maritime) organise, du 15 mai au 13 juin, les « Rencontres agros » où la fertilité des sols et la gestion du désherbage occuperont une place clé : évolutions génétiques, agriculture de précision ou matière organique feront également l’objet d’échanges. Pour ses 6e rencontres agronomiques, Axéréal (Loiret) opte aussi pour plusieurs dates, du 20 mai au 13 juin, afin de présenter, sur 106 essais et près de 8600 micro-parcelles, des « solutions concrètes pour accélérer le déploiement de pratiques régénératives et productives ». Alors que la journée organisée par Noriap (Somme) le 14 mai sera centrée sur la gestion responsable du désherbage des céréales, la plateforme d’échanges agronomiques de la Scara (Aube), programmée le 6 juin, fera quant à elle la part belle à la biodiversité et au climat. Le 11 juin, Agora (Oise) a choisi d’évoquer le dossier carbone et l’agriculture de conservation en faisant découvrir sa nouvelle approche expérimentale en bandes. (Anne Gilet)
Négoce : en Saône-et-Loire, Adagri investit dans l'élevage, en nutrition et appro
Le 25 avril, le négoce Adagri (100 M€, 43 salariés, 1500 agriculteurs, présence sur 11 départements) a inauguré son nouveau magasin, implanté à Autun (Saône-et-Loire). Suite au rachat des activités agricoles de la minoterie Bigallet en juillet 2024, Agadri a décidé de renforcer sa présence dans cette zone d’élevage en spécialisant le site, notamment en alimentation animale et en approvisionnement agricole, pour les éleveurs mais aussi pour les particuliers. Plusieurs mois de travaux ont été nécessaires pour réaménager les bureaux. Sur le site, l’équipe, composée de trois commerciaux, d’un magasinier, d’un chauffeur et d’une secrétaire, a été maintenue. Déjà présent dans le nord du département, Adagri ne l’était pas dans le sud. Par cette acquisition, le négoce élargit un peu plus son territoire qui s’étend aujourd’hui du Centre au Bassin Parisien pour la collecte et les filières (suite au rachat des Ets Thomas en 2018), et en Bourgogne pour la collecte et la nutrition animale (après l’acquisition du négoce Leguy en 2021). (Anne Gilet)
Semences : RAGT finalise l’acquisition de Deleplanque
Le groupe semencier RAGT, via sa filiale RAGT Semences, a annoncé la finalisation de l’acquisition de son concurrent Deleplanque, « incluant ses entités Strube et Van Waveren », indique un communiqué du 29 avril. Un accord entre les deux entreprises avait été annoncé en septembre 2024. « Le processus d’intégration va pouvoir commencer afin de dévoiler nos ambitions au deuxième semestre 2025 », précisent les semenciers. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. L’opération donnera naissance à une structure générant 500 M€ de chiffre d'affaires, pour 1 500 salariés, 15 usines de semences (dont sept en France) et développant 65 programmes de sélection sur près de 40 espèces. Ses activités s’exerceront dans une cinquantaine de pays. La betterave sucrière sera mise à l’honneur, puisqu’elle se positionnera « dans le top 3 de nos espèces », précise Damien Robert, directeur général de la division Semences de RAGT. Pour rappel, le groupe Deleplanque avait acquis en mai 2024 l’intégralité du sélectionneur allemand Strube pour se recentrer sur le secteur des semences. Il avait, en parallèle, cédé son activité historique dans le domaine des fertilisants à Veolia Agriculture France.
Alternatives végétales : une coalition de start-up pour défendre le « repas végétal »
Cinq fabricants français de similis de viande* ont annoncé le 29 avril le lancement de leur « coalition » Interveg, qui « se donne pour mission de faire du repas végétal une évidence ». Ces leaders du marché hexagonal ont défini « deux priorités stratégiques » : le « plaidoyer auprès des acteurs institutionnels », afin d’aboutir à un « cadre réglementaire favorable » ; et une « communication innovante, pour faire évoluer les habitudes alimentaires ». L’association est présidée par Nicolas Dhers, « expert en stratégie de développement durable et communication », selon sa page LinkedIn. Cet ancien de Danone et Carrefour est à l’origine de deux festivals végans. Contacté par Agra Presse, Interveg se dit « parfaitement complémentaire » de Protéines France, autre association du secteur créée en 2017. Aux côtés des start-up HappyVore et La Vie, cette dernière regroupe des poids lourds de l’agroalimentaire (Avril, Terrena, Roquette, etc.). C’est Protéines France qui a fait annuler le décret interdisant d’utiliser les dénominations animales, comme « steak », pour les produits végétaux. En France, le marché des alternatives végétales « entre en pleine phase de croissance », souligne Interveg : selon IRI, le rayon traiteur végétal a progressé de 33 % en valeur entre 2022 et 2024 (à 177 M€). * Hari&Co, Accro, HappyVore, La Vie & Swap Food
Emballage/vin : des projets de réduction du poids des bouteilles aidés par un éco-organisme
L’éco-organisme Adelphe a dévoilé le 29 avril cinq lauréats d’un appel à projets de réduction du poids des bouteilles de vin, dont un deuxième volet est ouvert. « Dans le secteur des vins et spiritueux, où l’emballage représente entre 30 et 40 % de l’empreinte carbone, l’allègement des bouteilles en verre apparaît comme un levier essentiel pour agir sur la réduction de l’impact environnemental de la filière », souligne un communiqué. Les cinq lauréats s’engagent dans cette voie pour leurs bouteilles dites « syndicales » (contenants développés par un syndicat de producteurs pour distinguer les vins d'une appellation). Il s’agit de quatre syndicats d’appellation (côtes-de-Provence, grès-de-Montpellier, picpoul de Pinet, tavel) et du Comité Champagne (interprofession). Près de 250 millions de bouteilles sont concernées. L’éco-organisme leur promet un accompagnement à chaque étape du projet (étude, conception, test, développement), ainsi qu'un soutien financier jusqu’à 50 000 €. L’ODG tavel a par exemple conçu une bouteille allégée de 24 %. Adelphe annonce par ailleurs un nouvel appel à projets dédié aux bouteilles dites « propriétaires », celles des vignerons. Le programme est ouvert jusqu’au 7 juin.