Plats cuisinés : Cofigeo va faire évoluer sa marque iconique William Saurin
Le groupe Cofigeo a annoncé, dans un communiqué le 20 novembre, un plan de relance d’une marque emblématique de son portefeuille, William Saurin. Dans un contexte de forte réorientation des comportements alimentaires, le groupe entend la faire évoluer «de façon tangible» et l’élargir à d’autres domaines. Cela passera par une nouvelle identité graphique déployée sur toutes les gammes, de nouvelles recettes d’assiettes à réchauffer au micro-onde et le lancement d’une nouvelle offre baptisée La Rôtisserie. L'objectif est de conquérir une nouvelle génération de consommateurs tout en renforçant la fidélité de la clientèle historique. «L'enjeu est de sortir de la spécialisation autour de spécialités historiques qui dominent encore le rayon (ravioli, cassoulet, etc.). En 2025, notre ambition est de faire de William Saurin, marque emblématique de la catégorie, le porte-drapeau de cette ambition», explique David Prieur, directeur général. Par ailleurs, le groupe s’engagera dans la démarche Origin’Info en 2025 et poursuivra son engagement au développement de filières agricoles françaises comme c’est le cas pour la tomate. D’autre annonces, concernant cette fois Zappeti, sont attendues dans les prochaines semaines, a appris Agra. Cofigeo est leader sur le créneau des plats cuisinés ambiants avec 41% de parts de marché.
Agroalimentaire: le plan du nouveau patron de Nestlé pour relancer les ventes
Le nouveau patron de Nestlé (Nespresso, Maggi, Smarties) a dévoilé, le 19 novembre, ses projets pour relancer les ventes face à des consommateurs très regardants sur les prix après la vague d'inflation. Aux commandes depuis début septembre, le Français Laurent Freixe prévoit notamment de remonter les dépenses de publicité et de marketing à leur niveau «d'avant-Covid» pour qu'elles représentent 9% du chiffre d'affaires d'ici fin 2025. Il compte également regrouper les eaux et boissons haut de gamme (San Pellegrino, Perrier) dans une entité distincte à partir du 1er janvier 2025. Le nouveau patron de Nestlé entend également réaliser des économies supplémentaires de 2,5 milliards de francs suisses (2,6 milliards d'euros) d'ici fin 2027. L'objectif est de remonter la croissance organique, un indicateur qui permet d'évaluer les ventes hors effets de changes et cessions ou acquisitions, à «4%, voire plus», a indiqué le groupe suisse dans un communiqué. L'action de Nestlé n'a cessé de chuter face au ralentissement de la croissance des ventes et au scandale concernant les traitements appliqués aux eaux minérales. Depuis janvier, le titre a perdu plus de 22%. Sous l'effet des hausses de prix, la croissance organique des ventes avait gonflé à 7,2% en 2023 mais est depuis retombée à 2% sur les premiers mois de 2024.
Sucre: Tereos souffre de la baisse des prix en Europe
Le groupe sucrier Tereos, numéro deux mondial, a affiché un chiffre d'affaires et des résultats en baisse au premier semestre de son exercice 2024-25, qu'il explique notamment par le repli des prix en Europe. Sur les six premiers mois de son exercice décalé (d'avril 2024 à fin mars 2025), le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 3,23 milliards d'euros, en recul de 11% par rapport à l'année précédente, et son bénéfice net a diminué de 18% à 196 millions d'euros, selon un communiqué publié le 20 novembre. Une baisse qui s'explique notamment par «une baisse des prix de vente sur les marchés européens» sur les segments produits sucrants et produits amylacés (à base d'amidon) par rapport à la même période de l'année précédente, marquée «par un niveau record de résultats», rappelle le groupe coopératif, notamment propriétaire de la marque Béghin Say. Cette baisse «aura un impact négatif sur les résultats du deuxième semestre» de l'exercice 2024/25, prévient le groupe. Il se dit toutefois confiant, grâce aux «efforts engagés depuis 2021» pour «renforcer ses fondamentaux et sa solidité financière», qui se traduisent par exemple par une réduction de sa dette structurelle, à 981 millions d'euros fin septembre, réduite de 166 millions d'euros par rapport à douze mois auparavant.
Bio: le distributeur Biocoop retrouve son activité d'avant-crise (presse)
Dans un article paru chez nos confrères des Échos, le directeur général de Biocoop annonce que l'enseigne spécialisée leader du secteur devrait «frôler» 1,7 milliard d'euros de chiffre d'affaires et atteindre ce chiffre en 2025, soit un niveau d'avant la crise inflationniste déclenchée par la guerre en Ukraine. Selon le quotidien, les revenus sur douze mois à fin octobre ont atteint 1,635 milliard d'euros (+8%), à comparer au précédent record de 1,627 milliard atteint sur l'année 2021, avant que les ventes ne reculent lourdement en 2022 et 2023. Les Échos rappellent sur ses concurrents ont annoncé des progressions annuelles inférieures sur 2024: +5% au moins d'octobre pour Naturalia, +8% à fin août pour La Vie claire. Biocoop indique par ailleurs avoir ouvert plus de magasins qu'il n'en a fermés depuis le début de l'année, rapporte les Échos. Après deux ans de crise, le marché bio s'était stabilisé fin 2023 dans les magasins spécialisés, avaient alors indiqué les professionnels. La situation était toujours mauvaise en grandes et moyennes surfaces (GMS) généralistes.
Consommation : la dérogation d’usage des titres restaurant est prolongée de deux ans
L’Assemblée nationale a adopté, ce 20 novembre, la proposition de loi visant à prolonger la dérogation d’usage des titres restaurant pour tout produit alimentaire non consommable immédiatement. Le texte prolonge de deux ans, jusqu’à la fin 2026, cette dérogation. Le texte est revenu à sa forme initiale alors que les amendements de la commission visaient à pérenniser la dérogation. C’est un amendement des députés Socialistes et apparentés qui a porté la dérogation à deux années au lieu d’une seule, faisant valoir un «compromis» entre une prolongation d’un an qui ne laisserait pas le temps de réformer le dispositif des titres restaurants et la pérennisation qu’ils appelaient de leurs vœux. Ils estiment que deux années permettront d’«appréhender les évolutions des modes de consommation et adapter le dispositif à ces derniers».
Egalim: les propositions des sénateurs pour faire évoluer le cadre des relations commerciales
Le groupe de suivi des lois Egalim au Sénat, mené par Daniel Gremillet et Anne-Catherine Loisier, a présenté, le 20 novembre en commission des Affaires économiques, un rapport doté d’une liste de recommandations pour faire évoluer le cadre des relations commerciales. En premier lieu, les rapporteurs recommandent de renforcer la construction en «marche avant» du prix en donnant plus de poids aux indicateurs de référence, plutôt que par l'instauration d'une date butoir amont, d’après un document du Sénat. Ainsi, ils préconisent de «généraliser» leur publication par les interprofessions, de rendre systématique l’utilisation des indicateurs proposés par les producteurs dans les accords-cadres et de donner une «place prépondérante» aux indicateurs de coût de production dans la détermination du prix. Par ailleurs, les sénateurs appellent à un développement de la contractualisation et à un réexamen des exemptions pour certaines filières volontaires (comme certains vins). En aval, ils plaident pour des négociations plus courtes, tout en conservant une date butoir qui serait fixée au 1er février au lieu du 1er mars. En l’absence d’évaluation des effets du SRP+10 pour les filières agricoles, ils sont favorables à une prolongation de l’expérimentation plutôt qu’une pérennisation du dispositif.
Viande: Carrefour promet de «ne commercialiser aucune viande en provenance du Mercosur»
Alors que les agriculteurs français sont mobilisés contre l’accord UE/Mercosur, le p.-d.g. de Carrefour Alexandre Bompard s’est engagé, le 20 novembre, à «ne commercialiser aucune viande en provenance du Mercosur». Dans un message adressé à Arnaud Rousseau et publié sur le réseau social X, le patron du distributeur dit entendre «le désarroi et la colère» des agriculteurs face au «risque de débordement sur le marché français d’une production de viande ne respectant pas ses exigences et ses normes». L’accord UE/Mercosur prévoit notamment un quota d’importation de 99 000 t de viande bovine à droits nuls. Dans son courrier, M. Bompard dit vouloir «inspirer les autres acteurs de la filière agroalimentaire», et «en particulier les acteurs de la restauration hors domicile»; ce secteur représente «plus de 30% de la consommation de viande en France», mais «60% [de celle-ci] est importée», selon lui. Du côté de ses concurrents, Michel-Édouard Leclerc a qualifié l’accord UE/Mercosur d’«ineptie», le 18 novembre sur BFM TV. En revanche, au niveau européen, la fédération Euro Commerce (dont la FCD, présidée par Alexandre Bompard, est membre) a appelé à «accélérer la conclusion des négociations» de l’accord de libre-échange.
Nutrition animale : MG2MIX réorganise à nouveau son capital autour de ses cadres
La firme Service MG2MIX, établie en Ille-et-Vilaine à Châteaubourg, «réorganise son capital autour de ses cadres clés pour accélérer sa croissance», informe la société de gestion Cerea Partners dans un communiqué, qui accompagne financièrement l’opération. Cerea Partners rappelle que le groupe avait déjà réalisé en 2016 une première transmission par ses deux fondateurs auprès de ses managers clés, dont ses dirigeants actuels Vincent Gerfault et Nicolas Cottais. Aujourd’hui l’investisseur entre au capital dans le cadre d’un «financement sponsorless» (sans fonds d’investissement) afin que les actionnaires managers historiques laissent davantage de part à la nouvelle génération de managers. Il intervient par le biais de son fonds Cerea Mezzanine IV qui, explique le communiqué, qui «structure ce financement sous la forme d’une dette obligataire complétée d’un investissement minoritaire au capital». La «croissance remarquable» de MG2MIX , selon Cerea Partners, repose en substance sur sa capacité de production, la recherche et l’expansion internationale. Membre fondateur du consortium «Low Carbon Agriculture», le groupe est aussi engagé dans l’obtention d’une certification RSE internationale. (Groupe MG2MIX : équivalent d’aliments produits en 2023 : 4,6 Mt ; 64 salariés dont 30 scientifiques ; plus de 55% du chiffre d’affaires à l’export, principalement en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe et en Asie)
Déforestation importée: les Etats membres refusent d’amender le texte
Les États membres ont confirmé le 20 novembre, lors de la réunion des ambassadeurs de l’UE, leur position sur le report d’une année de la législation sur la déforestation importée sans y apporter d’amendement au contraire du Parlement européen. Celui-ci avait décidé (sous la poussée des groupes politiques de droite notamment du PPE), lors d’un vote le 14 novembre, d’amender le texte en introduisant une nouvelle catégorie de pays à «risque insignifiant». A part l’Italie, tous les États membres se sont opposés à cet ajout. Ils souhaitent seulement, comme l’a proposé la Commission européenne, repousser de 12 mois la date d’entrée en vigueur du règlement qui devait s’appliquer à partir du 30 décembre. Une réunion de négociation en trilogue entre les institutions européennes est prévue le 21 novembre pour trouver un terrain d'entente. Pour l’eurodéputé centriste Pascal Canfin, «le Parlement n’a d’autre choix que de revenir à la proposition initiale de la Commission». Au contraire l’Allemande Christine Schneider, négociatrice en chef du groupe PPE qui avait déposé les amendements controversés, estime que c’est «le comportement des États membres qui est irresponsable (...) et entrave les changements urgents à apporter pour lutter contre une bureaucratie déraisonnable».
Santé animale: Ceva construit une nouvelle usine de vaccins en Hongrie
Dans un communiqué du 20 novembre, le leader français de la santé animale Ceva annonce lancer «la construction d’une nouvelle usine pour renforcer sa production mondiale de vaccins». Cette «nouvelle usine de 7000 m²» sera implantée à Monor (Hongrie) et «sera dédiée à la production de vaccins inactivés multi-souches issus de bio-fermentation». L’ouverture du site est prévue pour fin 2026. Le groupe français est présent en Hongrie depuis le rachat, en 1999, du producteur de vaccins Phylaxia (créé en 1912); Ceva y possède désormais deux sites (Budapest et Monor), où il emploie 1300 personnes. Dans son communiqué, le numéro 5 mondial de la santé animale rappelle qu’il consacre «54 % de son budget R&D» aux vaccins. «À ce jour, l’entreprise a développé plus d’une cinquantaine de vaccins pour lutter contre 19 maladies zoonotiques majeures», indique le groupe basé à Libourne (Gironde). «En parallèle de ce développement en Hongrie, Ceva renforce ses investissements en France», rappelle l’entreprise, qui a récemment inauguré sa plateforme logistique européenne en Dordogne. En 2020, Ceva a aussi effectué la «relocalisation en France de la production de ses vaccins à ARN messager», à Libourne et à Beaucouzé (Maine-et-Loire).
Semences: Mas Seeds modernise son usine de Haut-Mauco (Landes)
À 50 ans, l’usine landaise de Mas Seeds, la filiale semences du groupe Maïsadour, s’est refait une beauté. L’enjeu: gagner «en modernité et en performances industrielle, énergétique et en termes de sécurité pour les opérateurs». Pour accroître la polyvalence des espèces travaillées et gagner en efficience et en fluidité, la ligne de calibrage s’est dotée de caméras 3D. «Cela permet un triage par vision optique selon des critères de qualité précis, en détectant et écartant directement les graines non conformes», précise Bertrand Despagnet, responsable industriel chez Mas Seeds. La ligne de traitement et de conditionnement des semences a, elle aussi, été modernisée pour «automatiser la préparation et le dosage des traitements de semences avec précision». Mas Seeds souhaite poursuivre ses efforts en matière d’économie d’énergie, notamment sur le poste séchage du maïs. Objectif: améliorer sa performance industrielle de 25% d’ici à 2030, tout en réduisant ses émissions de GES, dans le cadre du plan «Ambition 2030» du groupe Maïsadour. Les travaux sur le site de Haut-Mauco ont été financés en partie par la région Nouvelle-Aquitaine via le budget alloué au programme «Usines du futur». Ce site, l’un des quatre de Mas Seeds, emploie 40 salariés permanents et assure 50% de sa production de semences de maïs, tournesol et colza. (Anne Gilet)
Manifestations: la CR vise des centrales d’achat, les blocages «pas acceptables» pour Genevard
Des militants de la Coordination rurale (CR) ont bloqué le 20 novembre des centrales d’achat de la grande distribution, notamment à Beychac-et-Cailleau (Gironde) et à Mont-de-Marsan (Landes), rapporte l’AFP. Après avoir lancé sa mobilisation le 19 novembre, principalement devant les préfectures, le syndicat met ainsi à exécution sa menace de «bloquer le fret alimentaire» en l’absence de réponse. Mardi, la première journée d’action de la CR a été marquée par la dégradation des locaux de l’OFB dans l'Oise et dans la Creuse, ainsi que par des déversements de fumier devant les préfectures à Limoges ou à Agen. Dans le Lot-et-Garonne, justement, les deux coprésidents de la CR départementale refusaient de quitter les lieux et ont dû être évacués par les forces de l’ordre dans la soirée du 19 novembre. Par ailleurs, mercredi 20 novembre à la mi-journée, le syndicat a levé son blocage, démarré la veille, au péage du Boulou, à la frontière franco-espagnole. De son côté, le même jour sur France 2, la ministre de l’Agriculture a estimé que «s’en prendre aux biens, s’en prendre aux personnes, bloquer durablement le pays, ça n’est pas acceptable». Pour Annie Genevard, les blocages ne sont «pas raisonnables et ne [servent] pas la cause agricole».
Manifestations: une deuxième phase contre les «entraves» la semaine prochaine (FNSEA)
Alors que la FNSEA et les JA ont démarré leur mobilisation lundi 18 novembre, «dès la semaine prochaine, mardi, mercredi et jeudi, à l’initiative des départements, nous serons à nouveau sur le terrain», a annoncé Arnaud Rousseau le 20 novembre sur France Info. Selon le président de la FNSEA, cette deuxième phase visera à «dénoncer les entraves à l’agriculture» (lourdeurs administratives, distorsions de concurrence, etc.). Comme cette semaine, le choix des thématiques et des modes d’action reviendra aux départements, qui pourront cibler «des représentants de l’État, des agences ou des administrations». Comme évoqué en conférence de presse le 13 novembre, le mouvement FNSEA/JA connaîtra ensuite une troisième phase consacrée au revenu agricole «début décembre», avant les négociations commerciales, a précisé M. Rousseau. «On sera intraitable sur le respect du coût de la matière première agricole», a-t-il indiqué. Moins d’un an après le mouvement de colère de l‘hiver 2023-2024, le syndicalisme majoritaire a relancé sa mobilisation le 18 novembre, notamment contre la signature de l’accord commercial UE/Mercosur. «On a aussi des sujets nationaux et on ne les oublie pas», a ajouté Arnaud Rousseau sur France Info. «On a obtenu un tiers [des mesures promises début 2024], il y a deux tiers à aller chercher.»
Pommes : à l'inverse d'Agreste, l’ANPP s'attend à une baisse de la récolte
Auprès d’Agra Presse le 20 novembre, l’Association nationale pomme poires (ANPP) a contesté les estimations à la hausse de la production française de pommes en 2024, diffusée dans une note de conjoncture du ministère de l’Agriculture (Agreste) parue le 14 novembre. «À l’échelle de l’ANPP, notre analyse consolidée de la situation nous donne une vision exactement inverse à celle diffusée par Agreste», indique Pierre Venteau, directeur de l’ANPP, à Agra presse. Alors que le service statistique estime la production française de pommes à 1,7 million de tonnes (Mt) en 2024, soit une hausse de 7% en un an, l’ANPP vient de revoir ses prévisions à la baisse à environ 1,4 Mt. «Agreste a toujours affiché des écarts dans ses prévisions de tonnage, mais ils n’étaient pas toujours aussi éloignés de la réalité. Cet écart de tendance est incompréhensible. Nous nous dirigeons clairement vers une récolte plus faible que l’année passée». Pour rappel, la prévision de production française de pommes avait été estimée à environ 1,5 Mt en 2023. «Des problèmes de pollinisation ont été signalés, ce qui a conduit à une révision à la baisse de cette estimation, avec des dynamiques très différentes en fonction des variétés. Nous avons plus de Golden que prévues, mais moins de variétés bicolores, et un tonnage global bien loin de celui estimé par Agreste», précise M. Venteau.
Horticulture : l'Ademe va passer en revue l'écoconception des pots horticoles
Valhor, l’interprofession horticole, annonce s’être engagé en novembre dans la démarche «Premiers pas» de l'Ademe pour l'écoconception des pots horticoles. Dans ce cadre, l'agence prévoit une analyse de cycle de vie (ACV) avec revue critique de contenants plastiques et alternatifs durant les prochains mois. La démarche «Premiers Pas» devrait fournir des données objectives permettent de comparer l'impact environnementale de ces différentes solutions. Le projet donnera lieu, en 2025, à la création d’un outil d’aide à la décision recensant les leviers d’éco-conception les plus efficaces pour les professionnels du secteur – utilisateurs de pots horticoles et industriels. Depuis fin 2023, l’ensemble des pots horticoles contenant des plantes vendues in fine aux consommateurs français doivent contribuer à un éco-organisme agréé pour la filière des emballages ménagers. L’interprofession travaille activement sur le thème de la gestion responsable du plastique dans la filière du végétal, en ayant déjà mis en place des actions pour la collecte, le tri et le recyclage des poteries horticoles. Les pots horticoles plastiques ménagers représentent plusieurs centaines de milliers d’emballages accompagnant des plantes vendues chaque année en France aux consommateurs.
Bourgogne/«conditions indignes» de vendangeurs: du sursis pour des recruteurs
Un couple de recruteurs de vendangeurs a été condamné, le 20 novembre à Dijon, à huit mois de prison avec sursis pour avoir fait travailler dans des «conditions indignes» des saisonniers roumains. Le couple, prestataire de services pour certains des plus grands domaines bourguignons, a été reconnu coupables de «traite d'êtres humains» et «soumission de personnes vulnérables à des conditions d'hébergement indignes». «Je trouve cette condamnation complètement injuste», a réagi son avocat, Me Bruno Nicolle, se laissant la possibilité d'interjeter appel. «On fait peser sur ces seuls prestataires la responsabilité de l'hébergement mais les domaines, eux aussi, devraient être là», a-t-il dénoncé. Le tribunal correctionnel de Dijon a également condamné le couple à une amende de 5000 euros et à une interdiction de leur pratique professionnelle pendant un an. Le couple a en revanche été relaxé du chef de «travail dissimulé». Un intermédiaire roumain, qui allait chercher les vendangeurs dans leur pays, a été condamné pour «traite d'êtres humains» à un an de prison avec sursis simple et à une amende de 5000 euros. Le 16 octobre, lors d'un procès emblématique des conditions parfois insalubres dans lesquelles sont hébergés les vendangeurs, le procureur avait requis deux ans de prison avec sursis pour le mari et 18 mois pour son épouse. Contre l'intermédiaire, il avait demandé 15 mois avec sursis.