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Nutrition animale: droits antidumping sur la lysine chinoise, enquête sur la valine

Par un règlement d’exécution publié le 14 janvier au Journal officiel de l’UE, la Commission européenne institue des droits antidumping provisoires allant de 58,3% à 84,8% sur les importations de lysine, acide aminé utilisé comme complément alimentaire dans la nutrition animale, originaire de Chine. L’exécutif européen a notamment estimé que les importations faisant l’objet d’un dumping en provenance de Chine ont causé un préjudice important à l’industrie de l’UE. Ce règlement d’exécution entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel et les sanctions seront applicables pour une période de six mois. Leur mise en place est le résultat d’une enquête ouverte par Bruxelles en mai 2024 à la suite d’une plainte déposée par MetEx – qui a pris le nom d'Eurolysine depuis sa reprise par le groupe Avril - qui imputait notamment ses difficultés économiques au dumping exercé par les producteurs chinois. Et à l'occasion d'une visite de l'usine d'acides aminés Eurolysine d'Amiens, le 13 janvier, Jean-Philippe Puig, directeur général d’Avril, a indiqué qu'une enquête anti-dumping a été ouverte par la Commission européenne le 19 décembre sur la valine, un autre acide aminé essentiel. Eurolysine avait déposé plainte en 2024 pour des comportements similaires du gouvernement chinois à ceux pratiqués sur le marché de la lysine.

Nutrition animale: Eurolysine espère retrouver «l'excellence opérationnelle» en 2025

A l'occasion d'une visite de l'usine d'acides aminés Eurolysine d'Amiens, le 13 janvier, Jean-Philippe Puig, directeur général d’Avril, s'est réjoui que des droits de douanes provisoires aient été instaurés ce jour sur la lysine produite en Chine, qui «corrigent les écarts de prix de vente» et vont «rééquilibrer le marché et redistribuer les cartes». Eurolysine compte optimiser le fonctionnement de ses fermenteurs en 2025 et pour cela fortement augmenter sa production et ses achats de sucre, l’aliment des bactéries, a indiqué son président Eddy Feijen devant les soutiens institutionnels et fournisseurs de la filiale d’Avril. Ils étaient invités à visiter le site de production d’Amiens de 40 hectares, six mois après l’acquisition d’une grande part de la société de biotechnologie Metex par le groupe Avril. Ainsi, le site industriel de Metex, qui fonctionnait à 30 % de ses capacités avant l’achat, consommerait dès cette année entre 100 000 et 150 000 tonnes annuelles de sucre. Des contrats ont été conclus pour 3 ans à la mi-2024 ; pour autant, Eurolyse et le groupe Avril entendent les faire évoluer. Le site industriel produit essentiellement de la lysine (70 à 80%) et du tryptophane (10%) et autres acides aminés qui sont «de puissants leviers de décarbonation en élevage [de porcs et de volailles]», a souligné Eddy Feijen. Les trois quarts sont exportés.

Biocontrôle: chiffre d'affaires en recul en France, surfaces toujours en hausse

À l'occasion du Sival, qui se tenait le 14 janvier à Angers, Alliance Biocontrôle a présenté les chiffres de la campagne 2023. Le total des ventes de solutions de biocontrôle, en France, est estimé à 245 M€, soit 9 % de parts de marché de la protection des plantes (2,7 mds€). Ce montant est en légère baisse par rapport à 2022, où il atteignait 278 M€ et 10% de parts de marché. «Cette différence s’explique par des reports de produits achetés l’année précédente, ou par des variations de prix», avance Denis Longevialle, directeur général d’Alliance Biocontrôle. L’association espère atteindre 30% de parts de marché en 2030, grâce à un accès facilité à l’innovation, et à un déploiement des offres existantes. Si le chiffre d’affaires est en baisse, les surfaces bénéficiant de biocontrôle sont en hausse: d’après une étude commandée par la filière, la surface traitée passe de 7,5 millions d’ha il y a deux ans à 11,5 millions d’ha en 2023/2024. «C’est par les grandes cultures que l’accélération du développement du biocontrôle doit se faire», estime Céline Barther, présidente d’Alliance Biocontrôle. En effet, seules 15% des surfaces de grandes cultures ont reçu un traitement de biocontrôle, contre 97 % des surfaces de vignes. (Elena Blum)

Céréales : l'AGPB s'inquiète pour l’homologation d'un désherbant contenant du triallate

L'AGPB (Association générale des producteurs de blé) s'inquiète, lors d'une conférence de presse à Paris le 14 janvier 2025, de lenteurs administratives constatées pour l'homologation d'un désherbant contenant du triallate, jugé indispensable pour traiter les parcelles hexagonales de blé. Dans le détail, un produit commercial vendu par la société états-unienne Gowan et contenant la molécule, autorisée au niveau européen, n'a pu obtenir le renouvellement de son homologation auprès de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), relate l'association. La compagnie a donc reformulé un produit, et instruit le dossier «fin octobre 2024», s'exprime Éric Thirouin, président de l'AGPB. Problème: «le travail d’évaluation de l’Anses ne commence que lorsqu’un numéro de dossier est donné. Aujourd’hui, la firme (Gowan, NDLR) n’en a toujours pas en janvier 2025», alerte-t-il. Ceci en raison du fait «qu’elle ne peut prioriser un dossier par rapport à un autre». Ainsi, l’AGPB demande au gouvernement à ce que l’agence puisse «prioriser les dossiers, afin de traiter ce problème très urgent. Nous avons épuisé les stocks, et nous aurons besoin d’une solution herbicide pour les semis 2025. Mais l’instabilité gouvernementale actuelle bloque tout», regrette Éric Thirouin.

Céréales: l’export vers l’Algérie «bloqué depuis quatre mois», aucune détente en vue

Alors que les relations diplomatiques entre la France et l’Algérie ne cessent de se tendre, la filière céréalière se dit très inquiète. «Pour cette campagne, nous avons, en août, chargé deux bateaux vers l’Algérie à la suite d'un appel d’offres du mois de juin mais depuis, plus rien, indique Christelle Tailhardat, secrétaire générale du Synacomex, le Syndicat national du commerce extérieur de grains. Nos propositions aux appels d’offres des mois d’octobre, novembre et décembre n’ont reçu aucune réponse. Depuis quatre mois, c’est le statu quo: tout est bloqué. Si, pour cette année, le problème semble moins grand du fait de volumes exportables plus faibles, se pose déjà la question pour la récolte 2025 qui, espérons-le, devrait revenir sur des tonnages habituels.» Avant l’arrivée, en 2021, de la Russie sur le marché, la France représentait jusqu’à 60% des 500 000 tonnes de blé tendre achetées, chaque mois, par l’Algérie. Aujourd’hui, c’est à peine 10%, voire moins. Toutes les entreprises françaises sont, officieusement, boycottées par l’Algérie. «Nous faisons des points réguliers avec le ministre des Affaires étrangères pour prendre connaissance des avancées sur le dossier, mais malheureusement, aucune détente ne semble se dessiner à moyen terme. Cela se joue désormais au plus haut niveau de l’État.» (Anne Gilet)

Betteraves : la sucrerie Ouvré de Souppes-sur-Loing cesse son activité

La sucrerie indépendante de Souppes-sur-Loing, dans le sud de la Seine-et-Marne, met définitivement fin à la transformation de betteraves, a-t-elle annoncé mercredi par un communiqué. «Dans un marché saturé où nos concurrents, grands groupes industriels, réduisent le nombre de leurs usines, le coût de réhabilitation de notre outil industriel dépasse nos capacités financières», résume le PDG Julien Ouvré, cité dans le communiqué. Cristal Union s'est proposé pour reprendre les tonnages de betterave à transformer, a-t-on appris de la direction du groupe coopératif. Un contrat de sous-traitance avait déjà été conclu pour la campagne sucrière de 2024-2025 à l’automne 2024, alors que la sucrerie était en incapacité de production. Selon son site internet, la sucrerie de Soupes s’approvisionnait en betteraves dans un rayon moyen de 25 km, en Seine-et-Marne principalement ainsi que dans le Loiret, l’Yonne et l’Aube. En octobre dernier, Cristal Union offrait de transformer les betteraves à Corbeilles-en-Gâtinais (Loiret), Pithiviers (Loiret) ou Arcis-sur-Aube (Aube). Elle transforme environ 400 000 tonnes de betteraves par campagne. Quant aux salariés, un projet de cessation d'activité sera prochainement présenté, annonce le communiqué. L'ensemble des salariés, soit 109 personnes, seront accompagnés, a promis l'entreprise.

Fièvre aphteuse: Londres interdit l’importation d’animaux et de viande d‘Allemagne

Après la découverte d’un foyer de fièvre aphteuse près de Berlin, «l’importation de bovins, porcins et ovins en provenance d’Allemagne sera interdite pour protéger les agriculteurs et leur moyens de subsistance», a annoncé le ministère de l’Agriculture britannique le 14 janvier. Dans un communiqué, les autorités indiquent qu’elles ne délivreront plus de certificats sanitaires «pour les animaux sensibles à la fièvre aphteuse, y compris tous les animaux vivants et la viande fraîche». Au sens de la réglementation européenne, la maladie est classée comme «normalement absente de l’Union européenne» et «à éradication immédiate» (catégorie A+D+E). Le ministère de l’Agriculture britannique appelle les éleveurs à «rester vigilant aux signes cliniques de la FMD» (Foot and mouth disease, nom anglais de la maladie), tout en étant «absolument rigoureux au sujet de la biosécurité». Lors d’une précédente épizootie de fièvre aphteuse en 2001, le Royaume-Uni avait été particulièrement touché, avec «jusqu'à 10 millions d'animaux» abattus et un impact économique d’environ 8 Md£ (soit 9,5 Md€), selon l’AFP. Les trois cas déclarés le 9 janvier en Allemagne sont les premiers outre-Rhin depuis 1998, et les premiers dans l’UE depuis 2011, rappelle la plateforme française Épidémiosurveillance en santé animale (ESA).

Camembert: jugements en appel contre des références à la Normandie hors AOP

Après un premier épisode en référé qui s’est achevé au Conseil d’État fin décembre – il concernait Richemont et Lactalis –, l’application de la nouvelle doctrine publique concernant le «fabriqué en Normandie» a été examinée par la cour administrative d'appel de Nantes, qui s'est prononcée contre les industriels commercialisant des camemberts non AOP. Ces fabricants contestaient notamment des injonctions de la DGCCRF qui leur demandaient de mettre en conformité l'étiquetage de leurs fromages ne bénéficiant pas de l'AOP "Camembert de Normandie". De nombreux fromages non AOP portaient en effet l'inscription "fabriqué en Normandie", "élaboré en Normandie" et autres références au terroir emblématique du camembert, ainsi que des blasons normands (léopards dorés sur fond rouge) ou variations autour de ce dernier. Dans six arrêts en date du 10 janvier, la cour administrative d'appel de Nantes a jugé que ces mentions et références étaient de nature à laisser penser à tort au consommateur que le camembert en question respectait le cahier des charges de l'AOP "Camembert de Normandie". Les industriels n'ont pas précisé s'ils faisaient appel, mais il est attendu depuis plusieurs mois que l'affaire se terminera de nouveau devant le Conseil d'Etat. Des affaires similaires avaient déjà et jugées par la plus haute juridiction administrative, en décembre, mais seulement en référé. Elles portent toutes sur l'application de la nouvelle doctrine établie en 2022 par la DGCCRF, qui avait déjà été confirmée devant le Conseil d'Etat en juin 2022.

Tickets-restaurant pour les courses alimentaires: dispositif prolongé pour deux ans

Accordée à titre dérogatoire depuis le Covid pour soutenir le pouvoir d'achat, la possibilité d'acheter des pâtes, du beurre, de la farine achetés en "tickets-resto" au supermarchéa été prolongée jusqu'à fin 2026 par le Parlement, le gouvernement promettant une réforme pour moderniser le dispositif rapidement. Après l'Assemblée nationale fin 2024, la chambre haute a adopté très largement, à main levée, cette proposition de loi visant à prolonger l'utilisation des tickets-restaurant pour les courses alimentaires au supermarché. Ce texte devait être examiné mi-décembre au Sénat si le gouvernement de Michel Barnier n'avait pas été renversé. Mais la censure a repoussé le débat. Conséquence: depuis le 1er janvier 2025, il n'est plus possible d'acheter au supermarché des produits alimentaires devant être préparés, au contraire de produits directement consommables comme des sandwiches ou des salades. D'où la nécessité de légiférer rapidement pour rétablir cette dérogation. Et la Haute assemblée l'a fait, en prenant soin d'adopter le texte dans les mêmes termes que les députés, ce qui met fin au processus parlementaire et permettra une promulgation rapide.

Distribution : 92 supérettes franchisées Casino passeront chez Carrefour

Carrefour va rallier en février près d'une centaine de supérettes dans le sud de la France, actuellement franchisées sous des marques du groupe Casino, a fait savoir le géant de la distribution le 14 janvier. «À partir du 1er février 2025, les 92 magasins», situés dans la région Occitanie et propriétés du franchisé Puig & Fils, «adopteront progressivement l'identité et les standards de Carrefour», indique le groupe dans un communiqué. Selon le média spécialisé LSA, qui avait révélé l'information, ces magasins de proximité réalisent un chiffre d'affaires annuel d'environ 70 millions d'euros et emploient 500 personnes. Ils étaient jusqu'alors exploités sous les marques Petit Casino, Vival et Spar, qui appartiennent au groupe Casino. Ils le seront, à partir du 1er février, sous les enseignes Carrefour City, Carrefour Express et Proxi. Les détails financiers du partenariat signé entre Carrefour et Puig & Fils n'ont pas été précisés. Casino, étranglé par sa dette, a dû vendre la quasi-totalité de ses magasins grands formats à ses concurrents.

Chocolat: en Allemagne, Aldi interdit de vente de «chocolat Dubaï» fabriqué en Turquie

Un tribunal allemand vient d'interdire aux supermarchés Aldi de vendre le «chocolat Dubaï», coqueluche des réseaux sociaux, car elle était produite... en Turquie. À l'origine de l'affaire, le businessman Andreas Wilmers qui importe en Allemagne cette gourmandise fabriquée par la chocolaterie Fix Dessert Chocolatier dans cet Émirat. Il avait porté plainte contre Aldi Süd – les supermarchés Aldi du sud de l'Allemagne –, qui proposait dans ses rayons du «Alyan Dubai Handmade Chocolate", produit en Turquie. Popularisé par une influenceuse culinaire, le chocolat à la crème de pistache et au croustillant de kadaïf, conçu par la chocolaterie de Dubaï, a suscité un engouement mondial, avec des éditions limitées revendues à prix d'or sur la toile et des chocolatiers comme Lindt cherchant à reproduire son succès. Le tribunal de Cologne (ouest) s'est rangé du côté de M. Wilmers, estimant que «le consommateur moyen considérerait que l'expression «Dubai Handmade Chocolate», telle qu'elle apparaît, signifie que le chocolat a été fabriqué à Dubaï», selon une décision datant du 2 janvier, consultée par l'AFP, et susceptible d'être contestée en appel. «L'étiquette «Origine: Turquie» au verso n'est pas de nature à dissiper ce malentendu», a ajouté le tribunal, soulignant sa position et la «petite taille des caractères».

Chocolat : Lindt & Sprüngli voit son chiffre d'affaires grimper de 5,1% en 2024

Le chocolatier suisse Lindt & Sprüngli a dévoilé le 14 janvier un chiffre d'affaires en hausse de 5,1% pour l'exercice 2024, à 5,47 milliards de francs suisses (5,82 Md€), malgré l'envolée des cours du cacao et la force du franc suisse. Hors effets de change, ses ventes se sont accrues de 7,8%, dépassant les prévisions. Les effets négatifs de change résultant de la force du franc suisse se sont chiffrés à 2,7%, a-t-il indiqué dans un communiqué. Par comparaison, les analystes interrogés par l'agence suisse AWP tablaient en moyenne sur un chiffre d'affaires de 5,45 milliards de francs et une croissance organique de 7,2%. Dans le communiqué, le groupe connu pour ses pralines Lindor et ses lapins de Pâques dorés évoque une année qui a pourtant été difficile entre «les coûts record du cacao», «des hausses de prix substantielles» et un climat de consommation «affaibli». «Le marché du cacao a été volatile», ce qui l'a «forcé à ajuster ses prix», a-t-il ajouté, prévenant que d'autres hausses de prix seront nécessaires en 2025. En 2024, le cacao avait débuté l'année à la Bourse de New York à 3 505 $/t pour la terminer à 9165 $/t, alignant une hausse de 161% durant l'année. Son cours avait culminé à 10 100 $ le 18 décembre.

Chocolat: Lindt prévoit de nouvelles hausses de prix en 2025 face à la flambée du cacao

Le chocolatier suisse Lindt & Sprüngli a publié le 14 janvier des ventes meilleures qu'attendu pour 2024 sur fond de hausse de prix pour compenser la flambée des cours du cacao, et estimé que d'autres augmentations seront nécessaires en 2025. Le chocolatier connu pour ses pralines Lindor et ses tablettes Excellence a procédé à une hausse «à un chiffre moyen» de ses prix en 2024, a-t-il indiqué dans un communiqué, soit environ 5%. «Compenser les coûts élevés du cacao a forcé le groupe à ajuster ses prix», a-t-il justifié, soulignant que le cours du cacao ont atteint «un plus haut historique» vers la fin de l'année. En 2024, il a augmenté de 161% à la Bourse de New York, touchant un sommet à 10 100 $/t mi-décembre avant de refluer légèrement pour terminer l'année à 9165 $/t. Il avait déjà augmenté de 70% en 2023. Les cours du cacao se sont envolés alors que les réserves mondiales de fèves ont fortement chuté depuis trois ans face à de mauvaises récoltes pour tomber à leur plus bas niveau depuis 36 ans.

Vin/climat : une étude invite à développer les bonnes pratiques pour la santé au travail

A l’instar du lancement par les Vignerons engagés d’un guide en cas de fortes chaleurs, des standards sociaux doivent être mis en place dans la filière vin, selon une étude des impacts du changement climatique sur la santé au travail. 80 % des vignerons et saisonniers enquêtés jugent être soumis à des risques physiques (perte de conscience, maux de tête, vertiges, nausées et vomissements), a souligné le 14 janvier Caroline Véran, fondatrice de Croissance bleue, lors d’une présentation à la presse. Parmi les recommandations de l’étude Cliseve (Climat, Santé et Vignobles), l’agence propose de mener des actions concertées au sein de la filière, comme le lancement de chartes de bonnes pratiques, l’ajout de critères sociaux dans les cahiers des charges Siqo (Signes d'identification de la qualité et de l'origine). Croissance bleue, qui a mené ses travaux avec le laboratoire Lapa-Research, relève «un manque de prévention et d’adaptation du travail face aux risques santé-climatique», notamment lié à «l’effacement de l’humain face aux contraintes techniques, économiques et réglementaires». Exemples, 41 % des sondés réclament un accès continu à l’eau potable, deux sur trois demandent un palier de température (35°, d’après le consensus) au-dessus duquel il y aurait interdiction de travailler.