Agra Business | Perret/Soufflet Vigne, Jadot/Picamelot, Amazon, CLS/NGIS, Verallia

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Vin : le négoce agricole Perret en passe de reprendre Soufflet Vigne Sud Est

Le négoce agricole Perret est entré en négociation exclusive pour la reprise les activités de Soufflet Vigne dans les régions Côtes du Rhône, Provence et Languedoc, ont-ils annoncé le 28 janvier. Ce projet s’inscrit dans « une volonté commune de pérennisation des activités viti-vinicoles, de valorisation des savoir-faire et de maintien d’un ancrage territorial fort », selon un communiqué commun. Il vise à « assurer la continuité des équipes, des sites, et des relations commerciales, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de développement ». Le négoce Soufflet Agriculture avait annoncé le 4 septembre vouloir se séparer des activités de Soufflet Vigne dans le sud de la France (Vallée du Rhône, Languedoc, Bordelais), en conservant celles du Beaujolais, de Bourgogne, Loire, Champagne et Cognac. Il s’agit d’un « recentrage sur les régions communes » aux deux entités d’InVivo, précise le communiqué. Soufflet Vigne distribue des intrants, du conseil et du matériel à destination des viticulteurs et des caves, pour un chiffre d'affaires de 101 millions d'euros, au travers de trente points de vente. Perret (chiffre d’affaires : 246 M€), implanté dans le grand quart sud-est, exerce dans l’agrofourniture, la collecte de céréales et oléagineux, le matériel agricole, l’irrigation et le process vinicole.

Vin : le bourguignon Louis Jadot reprend Louis Picamelot, spécialiste du crémant (presse)

La maison Louis Jadot, acteur majeur de la production et du négoce de vin bourguignon, a annoncé le 27 janvier la reprise de Louis Picamelot, spécialiste du crémant, selon Le Figaro. L’opération asseoit son empire dans la région, lui qui jusqu’à présent ne produisait pas de vin pétillant. Louis Jadot (chiffre d’affaires : 105 M€ en 2023) dit « assurer la pérennité et le rayonnement durable de la maison Louis Picamelot, dans un esprit de transmission respectant ses valeurs et ses équipes ». De son côté, le directeur et descendant directe de la maison Louis Picamelot (chiffre d’affaires : 2,2 M€ en 2024) Philippe Chautard (61 ans) explique cette cession « après 45 ans au service de notre maison et sans succession familiale » par la volonté « de s’appuyer sur une maison solide et crédible, capable d’accompagner et de poursuivre le développement de notre maison familiale ». Louis Picamelot n’est pas la première acquisition de Louis Jadot, rappelle Le Figaro. En 2017, le géant bourguignon, producteur de vin de Chablis jusqu’au Beaujolais, faisait l’acquisition du domaine Prieur-Brunet (18 ha). Ce rachat suivait celui de plusieurs domaines emblématiques de la région.

Distribution: aux Etats-Unis, Amazon ferme ses magasins de proximité et renforce Whole Foods

Amazon a annoncé le 27 janvier la fermeture aux Etats-Unis des magasins d'alimentation de proximité portant son nom. « Nous avons pris la décision difficile de fermer nos magasins physiques Amazon Go et Amazon Fresh, en convertissant plusieurs adresses en supermarchés Whole Foods », a annoncé Amazon. Les fermetures annoncées concernent un réseau de 72 commerces de proximité, dont une quinzaine de magasins sans caisse Amazon Go dont le concept n'a pas rencontré le succès. Le groupe affirme vouloir en ouvrir une centaine de Whole Foods dans l'année ainsi que des épiceries de proximité sous cette marque haut de gamme. Whole Foods, rachetée en 2017 par Amazon, est en croissance et compte 550 supermarchés à travers les Etats-Unis, selon le groupe, contre 460 au moment de son acquisition (+20%). Ce n'est pas la première fois qu'Amazon fait marche arrière dans le commerce physique. En 2022, le groupe avait déjà fermé ses librairies Amazon Books. En septembre, Amazon a annoncé fermer ses magasins de proximité ouverts sous son nom. Premier acteur, de loin, du e-commerce aux Etats-Unis, Amazon tente depuis plusieurs années de pénétrer le monde du commerce physique, qui représente toujours plus de 80% de la vente au détail, selon le Bureau du recensement des États-Unis.

Distribution : le chiffre d’affaires 2025 de la Coopérative U atteint 28 Md€ (+5,3% vs 2024)

La Coopérative U a dévoilé le 28 janvier son chiffre d’affaires pour 2025 qui a atteint 28,35 milliards d’euros hors carburant (+5,3 % vs 2024), saluant « une dynamique commerciale exceptionnelle », selon un communiqué. Au cours de l’année passée, sa surface commerciale a progressé de 228 605 m² nouveaux (+7,2 %), soit plus du double des surfaces de vente intégrées en 2024 (+122 %). Trois hypermarchés Migros France et 53 magasins du groupe Schiever (sur un total de 113, le solde rejoignant le réseau courant 2026) ont été intégrés, permettant d’atteindre 1 904 points de vente à fin 2025. Parmi les enseignes du groupe, la proximité (U Express) et le e-commerce (CoursesU.com) progressent le plus en chiffre d’affaires à +12,3% et +11,3% respectivement. Le groupe coopératif enregistre une progression notable de son activé hors de France métropolitaine dont le chiffre d’affaires atteint 836 millions d’euros, en progression de près de 9 % par rapport à 2024. « Après avoir conclu en septembre 2025 un partenariat pour l’ouverture de magasins au Rwanda, Coopérative U entend poursuivre cette dynamique à l’international », annonce la coopérative de commerçants indépendants.

Traçabilité/satellites : le toulousain CLS se renforce en agriculture en rachetant NGIS

Dans un communiqué paru le 28 janvier, le toulousain CLS, spécialiste de l'observation de l'environnement par satellite, filiale du Cnes (recherche spatiale) et du CNP (fonds public belge), annonce avoir intégré son homologue australien NGIS, ce qui lui permet notamment de se renforcer dans le secteur agricole. « Le rachat de NGIS nous apporte une activité de traçabilité des matières premières agricoles que nous ne faisions pas, hormis des études sur la déforestation », explique Stéphanie Limouzin, présidente de CLS, à nos confrères des Echos. En effet, NGIS propose notamment un service qui permet de tracer le parcours du bois, du cacao ou du café, du producteur jusqu’au consommateur, et de vérifier sa conformité à plusieurs réglementations européennes (CSRD, CSDDD, EUDR). En Australie, NGIS propose aussi des « solutions géospatiales avancées » pour aider les services publics à anticiper, gérer et répondre aux feux de brousse. Fondée il y a plus de 30 ans, NGIS emploie 110 collaborateurs, principalement basés en Australie, et dispose également de présences au Royaume-Uni, en Europe et aux États-Unis. Elle réalise un chiffre d’affaires de 24 M€ (42,6 M$AUD), dont 25 % à l’international. Il s’agit de la 19e opération de croissance externe de CLS depuis 2008, qui compte désormais 41 implantations dans le monde, et franchit le cap des 1 200 collaborateurs.

Emballages : Verallia va décarboner en partie ses pots en verre blanc

Dans un communiqué du 26 janvier, commun avec la société d’ingénierie Dalkia (filiale d’EDF), Verallia annonce l’installation d’un système de récupération de la chaleur fatale émise par son usine de Lagnieu (Ain) d’où sortent quotidiennement 4,5 millions de pots en verre. Si la majeure partie de l’énergie des fours à très haute température de cette usine est récupérée sans le procédé, les fumées de combustion de gaz naturel très chaudes (entre 200°C et 380°C) constituent une importante chaleur fatale. « Ce projet d'économie circulaire, opérationnel en octobre 2026, permettra d'économiser 1 300 tonnes de CO2 par an », précise le communiqué. Dalkia, porte l’investissement de 1,6 million d’euros qui est éligible au soutien du Fonds Chaleur de l’Ademe. Aux terme d’un contrat de 6 ans, la filiale d’EDF exploitera un échangeur et un vaporiseur de 2,3 MW capturant les fumées pour produire de la « vapeur décarbonée » à 8 bars. Le site concerné produit du verre blanc, et intègre à ce titre peu de calcin (verre recyclé). La production de verre blanc est plus consommatrice d'énergie fossile qu’une usine de verre coloré et par conséquent plus émettrice de fumées chaudes, selon une information publiée par Verallia en amont du projet de Lagnieu.

Agroalimentaire : Laure Pierrisnard prend la tête de trois manufactures de Territoire de Provence

Directrice générale de la confiserie du Roy René depuis 2014, Laure Pierrisnard prend la direction de trois autres manufactures du groupe Territoire de Provence : la biscuiterie de Forcaqluier, de la caramélerie de Mane et de la chocolaterie de Banon. Sa mission consistera à accompagner le développement industriel des sites, à structurer les filières agricoles locales et à renforcer le rayonnement des savoir-faire locaux. Diplômée de l’EDHEC, Mme Pierrisnard a débuté sa carrière dans le secteur de la cosmétique, chez Avon, en France puis en Italie, avant de rejoindre L’Occitane en Provence. Elle a ensuite rejoint secteur de l’agroalimentaire, en prenant la direction de la confiserie du Roy René. Sous sa direction, l’entreprise a vu son chiffre d’affaires passer de 10 M€ en 2014 à 17 M€ en 2024. Parallèlement, Mme Pierrisnard s’est engagée, avec Olivier Baussan, fondateur de L’Occitane en Provence, à relancer la filière de l’amandier en Provence, structurée autour de l’interprofession France Amande. 

Coopératives : David Saelens réélu président de Noriap, un nouveau second vice-président élu

Dans un communiqué du 27 janvier, la coopérative Noriap, basée dans la Somme, a annoncé la réélection à sa présidence de David Saelens, à la suite d’élections tenues le 8 janvier. Un nouveau second vice-président a été élu, constituant « l’évolution marquante » du nouveau bureau, indique le groupe coopératif dans le communiqué. Il s’agit de Jérémy Stieger, administrateur depuis 2016, membre du bureau depuis 2021, et président de la section Ponthieu depuis 2022. Il est agriculteur dans la Somme, produisant céréales, oléoprotéagineux, pomme de terre, betterave et lin. De son côté, David Saelens est à la tête du groupe depuis fin 2021. Noriap explique que le nouveau bureau conjugue « stabilité de la gouvernance et préparation active de l’avenir. »