Bière : Heineken va étendre ses activités en Amérique centrale, avec l'acquisition de Fifco
Dans un communiqué du 22 septembre, le groupe Heineken a indiqué qu’il va acquérir les activités de boissons et de distribution de Fifco (Florida Ice and Farm Company S.A) basées en Amérique Centrale, pour 3,2 milliards de dollars. L’objectif principal est de renforcer sa position « sur des marchés d’Amérique centrale attractifs et en forte croissance, caractérisés par des bassins de profits importants et en expansion », précise le géant brassicole. Le groupe estime que la région, et plus précisément le Costa Rica, « deviendra l’un des cinq plus grands pays d’exploitation » en termes de bénéfice opérationnel, « grâce à un portefeuille varié de marques, dont la bière emblématique Imperial, et un réseau de distribution bien implanté ». L’opération reste soumise à l’approbation des actionnaires de Fifco, qui devraient se réunir lors d’une assemblée générale en octobre prochain, ainsi qu’aux autorisations réglementaires. La finalisation est prévue pour le premier semestre 2026. Cette annonce fait suite à une précédente pour laquelle Heineken avait annoncé un investissement de 2,75 milliards de dollars au Mexique, incluant la construction d’une usine.
Maïs/tournesol : Bruxelles revoit à la baisse ses prévisions de rendement, à cause du sec
Dans son rapport mensuel du 22 septembre, l’observatoire des cultures européennes, Mars, organisme rattaché à la Commission européenne, a revu à la baisse ses prévisions de rendement 2025 en maïs et en tournesol en UE. Concernant la graine jaune, la productivité moyenne est attendue à 6,88 t/ha ce mois-ci, contre 6,93 t/ha le mois précédent. L’an dernier, elle s’affichait à 6,79 t/ha, et à 7,1 t/ha en moyenne sur les cinq dernières années. En tournesol, le rendement moyen en UE est évalué à 1,81 t/ha, contre 1,83 t/ha en août dernier, 1,72 t/ha en 2024, et 2,02 t/ha en moyenne sur la période 2020-2024. L’origine de cette révision à la baisse est bien entendu le déficit hydrique constaté durant l’été. L’ouest de la France, mais aussi une bonne partie de la zone centre et est de l’UE ont été touchés. Plus en détail, « des pertes irréversibles de rendement » sont rapportées en Hongrie, en Roumanie et en Bulgarie, commente l’organisme. Au niveau hexagonal, la productivité en maïs a en revanche été revue en légère hausse d’un mois sur l’autre, passant de 8,79 t/ha à 8,84 t/ha (9,3 t/ha en 2024, 8,93 t/ha en moyenne sur 2020-2024). En tournesol, elle a été abaissée, passant de 2,2 t/ha à 2,1 t/ha (1,95 t/ha en 2024, 2,26 t/ha en moyenne sur 2020-2024).
Porc : la Cooperl inaugure un nouvel outil dédié à la qualité en Île-de-France
Ce 22 septembre, la Cooperl a inauguré son abattoir restructuré de Houdan (Yvelines), dans l’ouest de l’Île-de-France, désormais complètement orienté vers les filières de qualité, et l’a rebaptisé Paris Terroirs. C’est notamment là que sont abattus et découpés les porcs nourris aux graines de lin de la filière Francilin, élevés dans un rayon d’environ 150 km alentour, c’est-à-dire majoritairement en Normandie. La coopérative bretonne déclare avoir investi plusieurs dizaines de millions d’euros depuis son acquisition, en 2019, de cet outil, le faisant passer de quelque 2 000 porcs par semaine à moins de 1 400, en axant sur les filières qualité. Le directeur, Arnaud Guérin, a expliqué aux journalistes présents que l’équilibre économique de ce site repose sur une activité en développement de grossiste en divers produits alimentaires. Le site est doté de capacités de stockage à température ambiante, négative ou en froid positif et d’un système combiné de refroidissement à l’ammoniac et de réchauffage d’eau de lavage. Il répond à la demande des clients franciliens (restauration chaînée, Metro, grossistes, bouchers-charcutiers, restaurateurs) avec des produits de la région ou d’ailleurs, fournis par Cooperl distribution.
Porc : enquête ouverte pour « abandon volontaire » d’un cheptel dans la Manche
La préfecture de la Manche a annoncé le 22 septembre par communiqué que plusieurs centaines de porcs, constituant l’intégralité d’un cheptel, avaient été retrouvés morts le 11 septembre à Saint-Aubin-de-Terregatte, en précisant qu'il n'existait pas de risques sanitaire et environnemental. Selon le procureur de la République de Coutances, Gauthier Poupeau, interrogé par l’AFP, il y aurait « environ 700 animaux morts » et une enquête est ouverte pour « abandon volontaire d’un animal domestique, apprivoisé ou captif ayant entraîné la mort ». Cette enquête est confiée conjointement à la gendarmerie et la DDPP (protection des populations). Elle sera suivie de l'audition de l'éleveur. Un diagnostic du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) a mis en évidence de « fortes teneurs en ammoniac constatées dans les bâtiments », qui ont « complexifié l’évacuation des cadavres vers un site d'équarrissage », a rapporté la préfecture, mais aucune trace d’ammoniac à l’extérieur. Par ailleurs, aucun risque pour l’environnement n’a été relevé, assure la préfecture, « l'ensemble des cases de l’élevage étant équipé de fosses de rétention ».
Coopérative : Cooperl construit 15 studios pour faciliter le recrutement des jeunes salariés
Dans un contexte relativement tendu pour le marché locatif dans la région de Lamballe (Côtes-d’Armor), Cooperl a pris les choses en main en décidant de construire 15 studios, à deux pas de son site industriel qui emploie près de 3000 personnes. « Pour certains de nos jeunes salariés ou alternants, nous avons constaté que la difficulté de se loger et/ou le manque de mobilité pouvait constituer un frein au recrutement, explique Mathieu Pecqueur, responsable des affaires publiques de l’entreprise. D’où l’idée de leur proposer des logements à proximité de leur lieu de travail. » Si le montant de l’enveloppe dédiée n’a pas été dévoilé par le groupe coopératif breton, le retour sur investissement se mesurera « par la facilité à recruter de futurs candidats ». Les studios, de 19 m2, indépendants les uns des autres, sont équipés, meublés et bien isolés pour maîtriser les charges. Un aménagement paysager est prévu pour créer un cadre de vie agréable. La conception a été confiée à Calipro, la branche bâtiment de la Cooperl. « Cinq studios sont occupés depuis le début de l’année : cinq autres le seront en octobre et les cinq derniers en décembre », précise-t-il. Le bail, d’un an, est renouvelable. (Anne Gilet)
Ruminants : nouveaux accords au sein d’Interbev pour financer l’équarrissage jusqu’en 2028
« Les sections d’Interbev ont adopté de nouveaux accords interprofessionnels pour assurer le financement de l’équarrissage en ferme sur la période 2026-2028 », et leur extension va être demandée aux pouvoirs publics, annonce l’interprofession bétail et viandes dans un communiqué le 23 septembre. La répartition du financement entre maillons de la filière est inchangée par rapport aux anciens accords, qui arrivent à échéance le 31 décembre 2025 : 80 % pour la cotisation « aval » (collectée par les abatteurs et répercutée jusqu’aux distributeurs) et 20 % pour la cotisation « amont » (prélevée auprès des éleveurs). L’enveloppe « d’environ 100 M€ par an » finance – à travers l’association ATM Ruminants (animaux trouvés morts) – la collecte et le traitement des animaux morts en ferme (bovins, ovins et caprins). Les nouveaux accords doivent permettre de « faire face à la hausse des coûts de l’équarrissage et des volumes collectés en raison du contexte sanitaire », assure l'interprofession. En parallèle, ses membres mettront en place « une stratégie de réduction des coûts ». Dans son communiqué, Interbev salue à deux reprise les acteurs de la distribution (GMS, restauration et bouchers), alors que le média Contexte a fait état de « plusieurs mois de négociations tendues » autour de ces accords.
Volailles : l’œuf in vitro d’Onego Bio autorisé à la vente aux USA
La société finlandaise Onego Bio a obtenu un feu vert des autorités sanitaires américaines pour vendre son alternative à l’œuf obtenue par fermentation de précision, a-t-elle annoncé le 22 septembre. Dans le détail, la Food and Drug Administration (FDA) a adressé à Onego Bio une lettre de non-objection (no questions letter) concernant son produit phare commercialisé sous le nom Bioalbumen, qui a déjà obtenu le statut GRAS (généralement reconnu comme sûr). Avec cette lettre reçue de la FDA, Onego Bio peut vendre son produit outre-Atlantique sous réserve de ne pas modifier la composition et de respecter les usages autorisés. Cette poudre de protéine d’œuf offre « le même goût, la même valeur nutritionnelle et les mêmes fonctions que les œufs traditionnels, tout en garantissant une plus grande stabilité des coûts, une fiabilité d’approvisionnement et une empreinte environnementale réduite de 90% », précise Onego Bio. En mars 2025, Onego Bio a annoncé la construction d’une usine dans le Wisconsin afin d’industrialiser sa solution et d’approvisionner le marché américain. A l’automne 2024, Onego Bio a inauguré son bureau commercial à San Diego en vue de se lancer aux Etats-Unis. La société a levé 70 M$ depuis son lancement.
Tomate d'industrie : nouvelle gamme Tomates d’Aquitaine pour les grossistes et restaurateurs.
Tomates d’Aquitaine, filiale du groupe Terres du Sud (9 M€ de chiffre d’affaires, 11 000 tonnes de produits finis), a annoncé, le 23 septembre, le lancement d’une nouvelle gamme de produit transformés de tomates à destination des grossistes et de la restauration. Un nouveau produit, la sauce cuisiné, s’ajoute à la gamme déjà existante pour l'industrie agroalimentaire (purée de tomate et pulpe de tomate au jus). « Nous avons identifié des possibilités du côté de la GMS et de la restauration. Nous commençons par une sauce cuisiné qui a fait l’objet d’un important travail de R&D », explique Laurent De Vaujany, directeur de la branche « Fruits et légumes » à Terres du Sud, contacté par Agra Presse. Les premiers retours ont montré le désir des restaurateurs de disposer aussi des autres produits de la gamme. Un conditionnement adapté a été développé : deux poches aseptiques de 5 kg, glissées dans un carton solide, pour faciliter transport et rangement. Cette année, Terres du Sud table sur une production d’environ 40 000 tonnes de tomates : « Contrairement à 2024, nous avons rencontré de bonnes conditions de culture avec des taux Brix très bon. Il y a encore une quinzaine de jours de récolte, mais le marché européen semblerait moins important que prévu, ce qui pourrait nous laisser un peu de place », espère Laurent De Vaujany
UE/Indonésie : Bruxelles et Jakarta concluent un accord de libre-échange
Comme prévu, Bruxelles et Jakarta ont annoncé, le 23 septembre à Bali, la conclusion de l'accord de partenariat économique global entre l’UE et l’Indonésie. Le texte prévoit une libéralisation de 98 % des lignes tarifaires après une période transitoire, avec 80 % dès l'entrée en vigueur. Au niveau agricole, les droits de douane indonésiens de certains produits comme les viandes, les produits laitiers ou les fruits et légumes vont être libéralisés en grande partie dès l'application. L’UE obtient également des contingents tarifaires limités pour ses vins (1.985 tonnes) et spiritueux (400 t) dans le plus grand pays musulman au monde. Au niveau des importations dans l’UE, le sucre, le riz, les œufs, les bananes fraîches, l'éthanol sont exclus de la libéralisation alors que des quotas limités sont accordés pour l'ail (150 t), les champignons (150 t), le maïs doux (400 t), la fécule de manioc (2.000 t) et les produits à forte teneur en sucre (8.000 t). A cela s’ajoute la protection de 221 indications géographiques de l'UE et 72 indonésiennes. Par ailleurs, le texte contient un protocole spécifique pour l’huile de palme, sujet récurrent de tensions entre les parties ayant entraîné des contentieux à l’OMC. Celui-ci permettra l’établissement d’une plateforme de dialogue sur les évolutions réglementaires pertinentes et aura pour objectif d'établir « un cadre pour une collaboration plus étroite » et de « faciliter le commerce des produits dérivés du palmier ». À présent, le texte va suivre la procédure classique de conclusion des accords commerciaux et ne nécessitera pas la ratification des parlements nationaux.