Phytos : Sumitomo Chemical acquiert l’italien Pyragro
Le 3 août, le japonais Sumitomo Chemical a annoncé avoir acquis la société Pyragro, filiale de l’italien Copyr (groupe Zelnova Zeltia) dédiée à l’activité de protection des plantes. Pyragro détient l’homologation d’un large portefeuille de spécialités insecticides à base de pyrèthre naturel, en Italie, mais aussi dans la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Cette opération va permettre à Sumitomo Chemical d’accroitre sa présence dans cette région. Pour Copyr et Zelnova Zeltia, l’objectif est de « concentrer leurs ressources et leurs investissements sur leurs activités principales Home Care, Personal Care et Professional Businesses, tout en confiant Pyragro à un actionnaire disposant de l’envergure, de l’expertise et de l’engagement stratégique nécessaires pour accélérer son développement futur ». Les deux entreprises s’attacheront à travailler en étroite collaboration pour assurer « une transition ordonnée » et une continuité d’échanges pour les clients, les fournisseurs et les partenaires commerciaux. (Anne Gilet)
Pesticides : au T2, des litiges moins onéreux et un retour aux bénéfices pour Bayer
Le groupe allemand Bayer est repassé dans le vert au deuxième trimestre 2026, enregistrant un bénéfice net de 219 M€, après une perte nette un an plus tôt, grâce à la baisse drastique des coûts liés aux litiges juridiques concernant notamment le Roundup, a-t-il annoncé le 4 août. D'avril à juin, le bénéfice opérationnel (EBIT) du groupe a bondi à 827 M€, « après des charges spéciales nettes de 172 M€ qui étaient principalement dues à des dépenses liées à des litiges », relate un communiqué. Aux États-Unis, le géant allemand est visé par des dizaines de milliers de plaintes concernant le Roundup, son produit phare, un herbicide à base de glyphosate. Ces litiges lui ont coûté plus de 10 Md$ depuis 2018. Le président du directoire de Bayer, l'américain Bill Anderson, a assuré dans le communiqué que le groupe avait fait « des progrès décisifs sur ses priorités stratégiques à long terme ». Il a notamment cité le jugement récent de la Cour suprême des États-Unis, qui place selon lui l’entreprise « dans une position plus forte pour l'accord de règlement collectif proposé ». Au-delà de ces litiges, la bonne performance de Bayer au deuxième trimestre a été portée par sa division Agriculture (Crop Science), dont l'EBITDA a augmenté de près d'un tiers.
Bovins : Brittany Ferries va arrêter de transporter des veaux entre l’Irlande et l’UE
La compagnie Brittany Ferries va cesser son activité de transport d’animaux vivants depuis l’Irlande, ont annoncé le 4 août plusieurs associations de protection animale mobilisées depuis plus d’un an sur le sujet*. Une décision confirmée par l’entreprise auprès du média spécialisé Agriland. L’arrêt concerne notamment « les veaux non sevrés », et il sera effectif « au plus tard en septembre », affirment les ONG. Une date plausible, mais qui n’a pas été confirmée « officiellement », indique de son côté Agriland. En mars 2025, Brittany Ferries avait relancé le transport des veaux sur la ligne Rosslare-Cherbourg à bord du navire Cotentin, spécialement équipé à cet effet. En difficultés financières, l’armateur breton a récemment annoncé vendre ce bateau. Avec son retrait, il ne reste plus qu’une seule entreprise à transporter des veaux de l’Irlande vers l’UE : Irish Ferries, désormais ciblé par les associations. Selon Agriland, l’Irlande a exporté « plus de 200 000 veaux » depuis le début de l’année. Malgré le « coup » porté à ce secteur, des « acteurs clés » du commerce « examinent la faisabilité de différentes options pour transporter les veaux via des camions vers l’Europe continentale », explique le média agricole.
* CIWF France, Quatre pattes, Welfarm et L214
Légumes en conserve : baisse des ventes de Bonduelle aux États-Unis
Le spécialiste français des légumes en conserve et surgelés Bonduelle a vu ses ventes reculer légèrement, de 0,8 %, à 2,19 Md€, sur son exercice décalé 2025-2026 et a confirmé le 3 août que sa rentabilité serait « légèrement » inférieure à ses premières prévisions. Au cours de l'exercice précédent, les États-Unis avaient permis au groupe de se redresser. Mais, en 2025-2026, les ventes en Amérique du Nord ont reculé de 12,4 %, le groupe invoquant un « contexte de marché complexe, l'inflation et l'impact de plusieurs crises agricoles qui ont mis sous pression l'accès à la matière première ». Il ajoute que, « malgré la relative stabilité du chiffre d’affaires annuel, l'objectif de rentabilité opérationnelle courante sera légèrement inférieur à la prévision révisée de 80 M€, communiquée au premier semestre ». L'Europe, qui représente près de deux tiers des ventes, a, elle, vu son chiffre d'affaires progresser de 1,3 % à 1,37 Md€. Les conserves y ont bénéficié du « retour progressif à la normale des volumes à marque de distributeur, lié à la mise en place de droits de douane sur le maïs chinois », mais aussi d'une nouvelle campagne de communication lancée par Bonduelle.
Légumes : Eureden demande à l’aval l’acceptation immédiate de hausse de prix
Dans un communiqué du 4 août, le groupe coopératif Eureden « demande instamment à ses partenaires de l’aval l’acceptation immédiate des hausses de prix pour intégrer la réalité des coûts de production et la baisse des volumes » de légumes en Bretagne. L’entreprise tire la sonnette d’alarme sur les effets de la sécheresse sur la production légumière bretonne. Il explique que « le sol breton ne permet pas le stockage de l’eau dans des nappes phréatiques profondes », ce qui « rend nos cultures dépendantes des eaux de surface ». Le déficit hydrique provoque « une chute dramatique des rendements », une baisse des calibres, ainsi qu’une flambée des coûts de production. Eureden appelle ainsi « la distribution et les autres acteurs de l’aval à la responsabilité économique pour assurer la pérennité de la filière ». Son président Dany Rochefort enfonce le clou, déclarant dans le communiqué que « refuser l’ajustement des prix face à des aléas climatiques majeurs conduit à asphyxier les producteurs et à condamner la ferme France ». Toutefois, « certains de nos partenaires l’ont déjà compris », précise-t-il.
Restauration : le bénéfice de McDonald's en hausse au T2, baisse de fréquentation aux USA
Le géant américain de la restauration rapide McDonald's a publié le 4 août un bénéfice net et un chiffre d'affaires en hausse au deuxième trimestre, tout en annonçant un changement de direction aux États-Unis, marché qui a connu une baisse de fréquentation. Le chiffre d'affaires du groupe s'est élevé à 7,1 Md$ sur le trimestre, en progression de 4 % sur un an. Son bénéfice net a quant à lui augmenté de 5 %, pour se porter à 2,4 Md$. À périmètre comparable (sans prendre en compte l'ouverture de nouveaux restaurants), les ventes ont progressé de 1,3 %, en phase avec les attentes des analystes financiers. Aux États-Unis, premier marché du groupe, le nombre de clients dans les établissements a baissé. Estimant qu'il existe « une opportunité de placer la barre plus haut et d'accélérer les performances » sur ce marché stratégique, McDonald's a annoncé le remplacement du président de sa branche américaine, Joe Erlinger, par Skye Anderson, qui était jusqu'alors directrice générale de la filiale. À l'international, les marchés directement exploités par le géant du fast-food ont vu leurs ventes comparables augmenter de 1,5 %. Une hausse portée par l'Allemagne, l'Australie et le Royaume-Uni, quand la France était en recul.
À nos abonnés: possible ralentissement des parutions en période estivale
En raison du ralentissement de l'actualité en période estivale, l'Agrafil, Agra Business, et les Agra Lives pourront être diffusés à un rythme légèrement moins soutenu jusqu'à la fin du mois d'août. En vous remerciant de votre compréhension.