Selon les informations d’Agriland, la compagnie Britanny Ferries a repris son activité de transport d’animaux vifs entre l’Irlande et la France à partir du mois de mars, à la veille du pic de naissances dans les élevages irlandais. Le ferry Cotentin embarquera des animaux au port de Rosslare (Sud-Est) et les emmènera jusqu’à Cherbourg. Trente ans après avoir arrêté cette activité, Britanny Ferries deviendra le troisième opérateur de transport d’animaux sur cette ligne, avec Irish Ferries et Stena Line. Dans un contexte de manque d’offre en Europe, les exportations irlandaises de bovins pour l’engraissement ont augmenté de 31 % en un an sur les sept premières semaines de 2025 (à 25 500 têtes), selon Agriland. Une tendance qui masque des évolutions contrastées, nuance le média irlandais : en hausse de 79 % pour les « animaux sevrés » (broutards), en recul de 9 % pour les veaux.
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De leur côté, 120 personnalités, emmenées par plusieurs associations de protection animale (L214, CIWF, etc.), condamnent la décision de Britanny Ferries. « Il est prouvé scientifiquement que les animaux transportés sur de longues distances souffrent de températures extrêmes, de peur, de stress, de privation de repos, de nourriture ou d’eau », rappellent-elles dans une lettre ouverte. Dans sa déclaration à Agriland, Britanny Ferries indique que sa décision intervient après « 18 mois d’engagement étroit avec le ministère de l’Agriculture » pour « garantir que les normes de bien-être animal les plus strictes soient appliquées à chaque étape du trajet ». Et de préciser que le navire Cotentin, destiné au transport de fret, « a été spécialement sélectionné pour ce service » et « équipé pour fournir les meilleurs soins possibles aux animaux ».