Agroalimentaire : le groupe Ferrero acquiert le brésilien Bold Snacks
Le groupe Ferrero a annoncé le 18 mars la signature d'un accord pour l'acquisition de Bold Snacks, « l'un des principaux fabricants brésiliens de snacks protéinés haut de gamme », selon un communiqué de l’industriel italien. « Fondé en 2018, Bold Snacks a connu une forte croissance dès ses débuts, portée par sa stratégie digitale et à son portefeuille innovant de barres protéinées ». L'entreprise s'est récemment développée sur le segment des poudres de protéine (whey). Dans le cadre de cette opération, Ferrero reprendra les bureaux et l'usine de Bold Snack à Divinópolis, Minas Gerais, et environ 300 salariés devraient rejoindre Ferrero Brésil. Ferrero est déjà présent au Brésil notamment via sa filiale Dori Alimentos où il emploie actuellement 4 500 personnes réparties entre cinq usines et trois bureaux. L'opération devrait être finalisée dans les prochains mois, sous réserve des conditions habituelles de clôture. Cette acquisition permet à Ferrero de renforcer sa gamme de snacks telles que Eat Natural et Fulfil en Europe et Power Crunch en Amérique du Nord. Le groupe Ferrero est l’un des leaders de l'épicerie sucrée, connu pour ses marques telles que Nutella, Kinder, Ferrero Rocher et Tic Tac.
Agroalimentaire : vers une séparation des actifs alimentaires d’Unilever (presse)
Le groupe Unilever « envisagerait de scinder ce qu'il reste de ses activités alimentaires, en totalité ou en partie, selon Bloomberg. Une perspective qui se fait jour, quelques mois à peine après la mise en Bourse de The Magnum Ice Cream Company, son activité glace », écrivent Les Echos le 18 mars. Bloomberg cite des sources proches du dossier pour étayer ses affirmations, précisant que le process d'étude de ce projet ne serait qu'à ses tout débuts et que le groupe de grande consommation soupèserait les différentes options avec ses conseils. Le projet pourrait se concrétiser à partir d e2027. « Un éventuel mouvement s'inscrirait dans la démarche de rationalisation du portefeuille de marques entamée de longue date par Unilever. Il refléterait aussi une tendance globale en grande consommation d'embrasser une palette d'activités moins large pour pouvoir concentrer ses efforts sur certains segments ». L’alimentaire représente environ un quart du chiffre d’affaires total d’Unilever qui a atteint 50,5 milliards de dollars en 2025, en recul de 3,8 % vs 2024. Son portefeuille compte les marques mondiales Knorr et Hellmann's, mais aussi des marques locales comme les moutardes Maille ou l'ingrédient culinaire Maïzena.
Négoce : le bas niveau des prix des grains grève les profits de Louis Dreyfus Company
Selon un communiqué du 18 mars, le négociant Louis Dreyfus Company a accusé un recul de ses bénéfices entre 2024 et 2025, compte tenu de la faiblesse des cours des grains. Ajoutons à cela les incertitudes liées au marché, engendrées par les tarifs douaniers décidés par l’administration états-unienne, ainsi qu’une ambiance macroéconomique mondiale jugée morose. Les profits nets du groupe passent de 726 M$ à 653 M$ d’un an sur l’autre. De son côté, l’Ebitda passe de 1,883 Md$ à 1,831 Md$ sur la période. Louis Dreyfus Company a rappelé que l’abondance mondiale des récoltes de céréales et d’oléagineux, en particulier de maïs et de soja, a maintenu une pression constante sur les prix. Le négociant relate néanmoins une progression des volumes chargés et exportés, compte tenu de l’accroissement de ses capacités de chargement, et d’une forte demande internationale en maïs et en soja. Cette hausse des exports a permis un accroissement de son chiffre d’affaires, passant de 50,6 Md$ en 2024 à 53,2 Md$ en 2025.
Engrais décarbonés : l'australien PlasmaLeap veut déployer sa production décentralisée
Fruits transformés : le groupe Charles & Alice veut renforcer ses approvisionnements français
A l’occasion de ses quinze ans, le groupe Charles & Alice a confirmé, le 18 mars, faire de l’approvisionnement français un axe central de sa stratégie. L’entreprise dont le chiffre d’affaires s’élevait à 221 millions d’euros en 2025, soit un doublement en quinze ans, s’approvisionne déjà à 70 % en fruits d’origine française et entend encore renforcer cette part. La pomme, principale matière première de ses compotes, est 100 % française depuis 2016 pour la gamme sans sucres ajoutés, dont 70 % des volumes sont contractualisés. « Nous souhaitons participer à la ''refruitalisation'' de la France », a indiqué son directeur général, Laurent Huynh, récemment nommé, en conférence de presse. Dans cette logique, l’entreprise a noué des partenariats de long terme, notamment en poire Williams, avec 10 hectares plantés en 2021 et 5 hectares supplémentaires en 2025 via des contrats à quinze ans avec de jeunes arboriculteurs. Certains approvisionnement restent toutefois encore complexes, en particulier en ce qui concerne les fruits rouges (fraises, framboises etc.), pour lesquels l’offre française de fruits destinés à la compote demeure insuffisante. Le groupe indique travailler à l’identification de nouveaux partenariats, sans calendrier fixé à ce stade.
Restauration : Ladurée transforme 50 magasins en « coffee shops » (presse)
La marque de macarons Ladurée veut transformer dans les trois ans une cinquantaine de ses 200 points de ventes mondiaux en cafés haut de gamme, tout en poursuivant son expansion internationale, lit-on dans Les Echos du 18 mars. « Avec un lieu plus contemporain et des offres thématiques renouvelées tous les deux ou trois mois, en démarrant par le matcha, nous voulons nous rapprocher d'une clientèle urbaine plus jeune et qui aura un usage plus fréquent du point de vente », a expliqué la DG Mélanie Carron à nos confrères. En parallèle, complète l’article des Echos, Ladurée ouvre des franchises dans de nouveaux pays, comme récemment l'Afrique du Sud, à Cape Town, après être arrivée en Côte d'Ivoire en 2025. Elle a créé l’an dernier aux Philippines sont plus grand établissement d’Asie du sud-est. Elle s’étend aussi aux Etats-Unis, où elle a une quinzaine de points de vente, ayant investi le Rockefeller Center à New York et devant ouvrir à Las Vegas. Ladurée réalise la moitié de ses ventes à l’international, précise Les Echos. Entrée en 2021 dans le groupe LOV (production audiovisuelle, hôtellerie de luxe et jeux en ligne), l’entreprise reste déficitaire selon le journal Glitz (actualités du luxe) du 12 mars.