Agra Business | Sicarev/Lidl/Mcdonald's, Amoéba, Bayer et AgriLife Studio/Advitam

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Bovins viande : accord entre Sicarev, McDonald’s et Lidl pour « accélérer la décarbonation »

McDonald’s et Lidl ont conclu un partenariat avec la coopérative Sicarev visant à « cofinancer l'accompagnement des éleveurs dans la décarbonation de leurs exploitations », d’après un communiqué commun. Ce projet pilote porte sur la fourniture de viande bovine hachée, l’industriel Pilgrim’s Europe Orléans (ex-Moy Park Beef) étant partie prenante de la démarche. Concrètement, McDonald’s et Lidl « s’engagent à verser une prime filière aux éleveurs pour soutenir leurs investissements » de réduction des émissions de GES. Une partie sera versée à l’« entrée dans la démarche », et le reste à la fin d’une période de cinq ans, « en fonction de la mise en place des plans d’actions ». Trente exploitations de Bourgogne-Franche-Comté (BFC), représentatives de la « diversité de la filière bovine », seront sélectionnées pour « tester diverses hypothèses ». La démarche « débutera par la réalisation de diagnostics Cap2ER » (niveau 2), qui déboucheront sur des plans d'actions personnalisés. La région BFC participe aussi au projet, en finançant « près de 80 % des frais de diagnostics et d’accompagnement technique ». Cette phase pilote permettra de « définir un modèle de cofinancement multi-partenaires juste » : le but est d’« ajuster, à terme, les contributions financières selon la part de viande issue de chaque exploitation et les investissements réalisés en faveur de la décarbonation ».

Fongicides : en 2026, Amoéba va entamer son expansion commerciale

À l’occasion de la publication de ses résultats pour l'exercice 2025, Amoéba, spécialiste du développement de solutions microbiologiques naturelles basées sur l’exploitation brevetée d’amibes, annonce des avancées réglementaires importantes (lire l’article complet dans Agra Innovation). « L’Anses a initié la phase conclusive de l’évaluation de la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) du produit de biocontrôle Axpera (contre les maladies fongiques, NDLR), déposée en mars 2025 », annonce la société dans son communiqué publié le 23 février. Entrée en février dans une dernière étape de commentaires, cette procédure « se clôturera le 6 mars 2026 », indique encore Amoéba. Elle sera « suivie de l’ultime phase de signature et publication officielle de l’autorisation de mise sur le marché en France ». L’entreprise souligne que cette phase administrative peut s’étendre sur plusieurs semaines. Pour 2025, la société – qui n’a pas encore réalisé de chiffre d’affaires – indique que « les besoins de trésorerie liés à l’exploitation et aux investissements ont été largement compensés par les financements émis au cours de l’exercice ». ET Nice & Green, son actionnaire principal, a renouvelé son soutien et s’est engagé à couvrir ses besoins au moins jusqu’au 31 décembre 2026. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)

Céréales/fongicides : l’offre Prediview de Bayer intègrera bientôt l’orge et le biocontrôle

Dans un communiqué du 27 février, Bayer indique que son offre Prediview, qui repose sur la garantie d’hectares de céréales saines, « s’étendra à l’orge » cette année. Après avoir couvert 10 300 ha de blé en 2025, elle « concernera plus de 20 000 ha en 2026 », prévoit le groupe agro-pharmaceutique allemand, comme indiqué lors du lancement de son offre. Par ailleurs, « dès 2027, l’offre Prediview ajoutera le biocontrôle » avec des produits à base de soufre. « Cette substance minérale d’origine naturelle contribue à la réduction de l’IFT et à la gestion des résistances de la septoriose », précise l’industriel. Via son offre Prediview Seed, Bayer « s’appuiera sur des variétés avec des niveaux intrinsèques élevés de résistance aux maladies majeures » des céréales (septoriose, rouilles brune et jaune). Le but : « réduire l’usage des fongicides », avec « un seul passage garanti ». Et de précise que, « si un second s’impose, Bayer en assume le coût ». Pour rappel, l’offre Prediview consiste en une « protection fongicide [qui] repose sur le risque réel de maladies ». L’industriel « garantit 85 % de feuilles saines, sur la base d’un programme défini à l’avance avec le distributeur agricole et à prix fixe ».

Innovations : AgriLife Studio et Advitam s’unissent pour faire émerger des start-up à partir du terrain

À l’occasion du Salon de l’agriculture, AgriLife Studio et le groupe Advitam ont annoncé le lancement d’un « dispositif inédit de création de start-up AgTech à partir des besoins exprimés par les agriculteurs et les filières », selon leur communiqué du 25 février (lire l’article complet dans Agra Innovation). Ce partenariat sur trois ans, signé entre Priscilla Rozé-Pagès, d’AgriLife Studio, et Philippe Touchais, d’Unéal (groupe Advitam), vise à faire émerger de nouvelles start-up porteuses de solutions concrètes pour les exploitations agricoles. « La connexion sur le terrain, au plus près des agriculteurs et des coopératives, est au cœur de la stratégie d’AgriLife Studio et, avec l’arrivée de Philippe Touchais comme directeur Innovation et filières chez Unéal, les choses se sont accélérées », nous confie Priscilla Rozé-Pagès. « Ce partenariat va nous permettre de faire remonter ce qui se passe sur le terrain, les sujets et les besoins, pour alimenter la création de futures start-up, et aussi pour challenger les projets que nous avons en interne. » Dans la continuité de ce dispositif, Advitam et AgriLife Studio lanceront un premier cycle de détection d’opportunités auprès des agriculteurs, conseillers et équipes métiers. « Les premiers projets seront accompagnés dans un parcours de création de start-up, avec un objectif de premières entreprises lancées dès la fin 2026 », précise leur communiqué. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation)

Salon de l’agriculture : 437 000 visiteurs pour une édition « pas comme les autres »

L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture (Sia) a enregistré une chute de 27,9 % de sa fréquentation cette année, et restera un « salon pas comme les autres », marqué par l'absence des bovins, a reconnu son président dimanche 1er mars, assurant qu'il reviendra « plus fort » l'an prochain. Cette année, l'évènement a rassemblé 437 402 visiteurs, contre 607 000 lors de l'édition précédente, loin du record de 2014 (703 000), a annoncé l'organisation dimanche soir à l'issue de l'évènement. « Quand il manque quelqu'un dans la famille, ce n'est pas comme d'habitude (...). Et ça s'est vraiment ressenti dans une baisse de la fréquentation », avait expliqué un peu plus tôt à l'AFP le patron du salon, Jérôme Despey. Sur les quatre premiers jours du Salon, le nombre de visiteurs affichait déjà un recul de l'ordre de 25 %. « Le contexte était un peu particulier », avec l'absence des bovins, en raison de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une première depuis 62 ans, qui « a beaucoup marqué », et aussi « beaucoup d'inquiétudes du monde agricole », a souligné le président de l’évènement.